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Législatives en juin: pour l’UDMF, le combat politique ne fait que commencer !

Bien que la désillusion soit cruelle en ce lundi 11 avril, Nagib Azergui, le président et fondateur de l’Union des Démocrates Musulmans Français, ne désarme pas devant le verdict des urnes qui place à nouveau les Français devant le même terrible dilemme qu’il y a cinq ans : choisir entre la peste et le choléra, entre Macron ou Le Pen.

Alors que le mois de juin se profile à l’horizon, et avec lui des élections législatives cruciales, il veut résolument croire dans des lendemains politiques qui chantent pour la France, et particulièrement pour les citoyens français de confession musulmane, les éternels « grands oubliés, grands humiliés et grands sacrifiés ». 

Fort des 100 candidats que l’UDMF a investis pour ce scrutin national décisif, Nagib Azergui vous appelle à vous mobiliser massivement pour son parti, les 12 et 19 juin prochain, en votant « non pas pour le moins pire, mais pour le meilleur » ! (voir vidéo ci-dessous)

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4 commentaires

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  1. Djeser, dans le bilan négatif de Macron, vous oubliez quelques “détails” cruciaux.

    Il n’ a pas su ou voulu lutter contre la délinquance en banlieue qui s’étend un peu partout en France, même dans les petites villes. Cette délinquance est liée au trafic de drogue, et devinez qui sont les dealeurs ?

    Il n’ a pas su ou voulu réduire le flux migratoire incontrôlé qui fait que nous n’arrivons plus à assimiler les nouveaux arrivants, beaucoup trop nombreux et d’une culture trop différents de la nôtre, dont nous n’avons pas forcément besoin.

    La France se transforme de plus en plus en un ensemble de communautés n’ayant aucune affinité commune. Regardez comment vivent les pays communautarisés, comme le Liban, la Bosnie, la Syrie, l’Irak, etc. Une guerre civile de temps en temps ?

    • Leroy , pour ce qui est de la sécurité et de l’unite du pays , relisez le point numéro 2.

      Pour ce qui est de l’immigration lisez la dernière phrase du texte. Collaboraion,.voilà la vraie et unique solution.

      Tout y est , ou presque .

  2. J’ai fait le bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron.

    Au delà de l’émotionel et de la déception, de la stupéfaction et de la colère , qui accompagnent la probable réélection d’Emmannuel Macron, il y a malgré tout des points positifs et négatifs à retenir de son premier quinquennat, le concerné pourrait-il en prendre connaissance ?

    Le bilan négatif :

    1- Incapacité à encadrer les prix des produits de premières necessités ainsi que des loyers. A soutenir les métiers fondamentaux comme l’agriculture, la sécurité ou la santé .

    2- incapacité à diffuser un souffle nouveau dans la société, en terme de valeurs communes , d’engagements, d’initiatives et de qualité de vie. Encourager les débats citoyens sur la place publique. Ces derniers ont un impacts certains sur le civisme, la sécurité , la confiance, l’unité du pays, notre gestion financière, notre évolution professionnelle, et donc notre pouvoir d’achat.

    3- incapacité à défendre suffisamment la planète, ses espèces, ses ressources naturelles et le climat. Les déchets qui se multiplient sur la voirie .
    L’électrique ou le nucléaire à eux seuls, ne sauverons pas la planète .

    4- incapacité enfin, à réguler le marché, les secteurs d’activités et à proposer un autre modèle de société. Cela pour garantir une autonomie énergétique , alimentaire et matérielle, investir dans les services, les entreprises de proximités , et limiter celles qui sont inutiles , polluantes ou concurrencielles. Emmanuel Macron à en ce sens une vision libérale, anarchique et non harmonieuse de la société .

    Les points positifs :

    1-Le chômage sous son mandat a été au plus bas. A t’il peut être profité de la reprise post-covid ?

    2- je trouve que malgré un certain manque de recul, ce gouvernement a su plutôt bien gérer la crise du COVID. Je retiendrait que malgré le libéralisme ambiant , le gouvernement a sacrifié une partie de son économie pour préserver le plus de vies.

    3- Macron a su être un Homme d’État pour gérer la guerre en Ukraine et je pense, qu’il a su avoir une position ferme et de dialogue a l’égard de la Russie.

    4- il a su incarner l’image d’un président , malgré quelques maladresses , Mr Macron a su ne pas envenimer la facture sociale, déjà fragile, à mon sens , et a rarement perdu son sang froid. Il a su maintenir un certain dialogue , avec ses voisins d’Europe et de la mediterannee. Bien que ce dialogue reste insuffisant , pour davantage de coopération.

    Voilà ce que je retiendrait du bilan d’emmanuel Macron…

    Jonasdjeser.unblog.fr

  3. En regardant la vidéo, j’ai pensé à un dialogue imaginaire que j’ai esquissé vers 2014, je balance ici un extrait où j’imagine un conférencier qui après avoir démontré le bien-fondé d’un parti musulman, répond aux questions et objections du public présent…

    David : L’engagement politique de ces acteurs ne se limite pas à un parti politique ou un mouvement social, et il existe de nombreux domaines, comme l’humanitaire, l’entreprenariat dans le religieux, l’éducation, le militantisme ou pétitions, etc., qui sont autant de domaines investis remarquablement par les musulmans.

    Nous ne nions pas ces engagements qui apportent certes une réelle valeur ajoutée à la société. Cependant, ces initiatives, qui existent pourtant depuis plusieurs décennies, demeurent sporadiques et sans réelle synchronisation pour endiguer efficacement, par exemple, les faiblesses de l’école républicaine et surtout l’islamophobie institutionnalisée et triomphante. D’où l’appel à un engagement politique pour investir les institutions aux bras longs.

    Soukayna : Vous avez dit que ce parti politique contribuera même indirectement à lutter contre l’islamophobie, mais les associations de lutte contre l’islamophobie font déjà un travail efficace.

    Si l’on s’en tient uniquement aux associations pour lutter contre les discriminations, on risque de représenter les musulmans comme une minorité ethnique ou religieuse avec des caractéristiques spécifiques, comme la confession islamique. On lutte contre une essentialisation pour tomber dans une autre. Autrement dit, on tend à assigner les citoyens de confession musulmane à un groupe plus ou moins fondé, un groupe discriminé, et pensé en tant que tel. Il ne s’agit pas bien évidemment de nier les discriminations flagrantes et profondément injustes, mais de faire en sorte que cette lutte contre les discriminations n’assigne pas les musulmans à un statut non moins défavorable à terme. Les musulmans risquent d’être réduits à un statut de victime.

    Omayma : Il serait extrêmement réducteur de limiter l’engagement politique des musulmans à la lutte contre l’islamophobie. N’estce pas ?

    Exactement. Cette participation politique, à l’instar d’autres partis, aura la tâche de mettre en place un programme, qui pourra faire l’objet de comparaisons avec les autres programmes, mais à la lumière des objectifs supérieurs de l’Islam. Ceci permettra aux citoyens – tous les citoyens – de prendre conscience de la capacité de l’Islam (et des musulmans) à proposer des solutions concrètes aux problèmes vécus par toute la population, quelle que soit l’appartenance religieuse des bénéficiaires. C’est cette ouverture de l’islam sur les défis contemporains –tous les défis – qui devra être mise en avant. Pour ce faire, dans un premier temps, les acteurs de l’action islamique se doteront d’une monographie portant sur les structures économiques et sociales de la société française, en se rapprochant des institutions comme l’INED, l’INSEE, la cour des comptes, le conseil d’analyse économique, le conseil d’analyse stratégique, les études sociologiques, etc., et éventuellement produire ou commander soi-même des études sur des problématiques précises auprès d’institutions indépendantes. Ces études devront bien entendu être analysées toujours avec esprit critique dans une perspective islamique. Ainsi, l’ouverture sur le champ politique permet de mettre en échec les tentatives de l’exclusion politique et sociale de l’Islam et des musulmans des défis contemporains.

    Abou Souleymane : Nous vivons dans un Etat non musulman et toute participation politique des musulmans est donc non souhaitable.

    L’histoire du prophète Youssouf (ç) est assez instructive. Face à l’opinion stipulant la nécessité de s’éloigner des institutions de la société non croyante : “tout ou rien!” disentils, nous disons que les enseignements du Coran sont autres : « Et le roi dit : “Amenez-le moi : je me le réserve pour moimême”. Et lorsqu’il lui eut parlé, il dit : “Tu es dès aujourd’hui près de nous, en une position d’autorité et de confiance”. Et [Joseph] dit : “Assigne-moi les dépôts du territoire : je suis bon gardien et connaisseurs”». Ainsi, le roi lui a promis la direction des affaires économiques du pays, et, conséquemment, il se trouve avec de grandes marges de liberté lui permettant d’atteindre ses objectifs. Il est en effet porteur de message, et c’est pourquoi il agit pour favoriser le prolongement du message dans la vie des gens à travers quelques fonctions dans le pays, dans le cadre d’une réforme partielle à défaut d’avoir les conditions d’une réforme globale. Et nous pouvons déduire de cette situation qu’il est possible pour les croyants en France de profiter de certaines opportunités politiques et sociales que leur octroie la liberté légale de l’action, et qui leur facilite l’application des principes de l’Islam dans certains domaines de la vie en France. Il ne faudrait pas, dans ce cas, qu’ils attendent l’établissement de l’Etat qui planifie sur toute la scène, mais ils peuvent plutôt agir à combler certains vides, solutionner certains problèmes et occuper quelques domaines qui leur permettent de réformer quelques affaires de la réalité, car Allah veut pour l’être humain qu’il participe dans la solution de ce qu’il peut solutionner, sans attente de la solution complète.

    Stéphanie : Votre projet est voué à l’échec au regard de l’islamisme et de ses dérives tout au long de l’histoire.

    Il faut savoir qu’en général les modalités d’application d’un principe sont très diverses. Tantôt ces applications peuvent connaitre l’échec, tantôt le succès, et ces deux issues ne sont pas forcément dues au principe en soi, mais surtout aux conditions empiriques du succès qui ne sont pas toujours réunies, et aux erreurs stratégiques et planificatrices qui, abstraction faite du principe, favorisent l’échec. Quant aux dérives de certaines expériences islamistes, « voilà une génération bel et bien révolue. A elle ce qu’elle a acquis, et à vous ce que vous avez acquis. On ne vous demandera pas compte de ce qu’ils faisaient. » (Al-Baqara,134).

    Fouad : Moi, franchement, j’ai du mal à voir l’intérêt de l’engagement politique des musulmans de cette façon.

    En choisissant de ne pas s’engager activement en politique, les musulmans ont laissé le champ libre aux islamophobes pour véhiculer avec succès une image négative de l’Islam et des musulmans au sein de l’opinion publique. Nous observons que les musulmans ne se manifestent pour l’essentiel qu’aux moments où ils sont stigmatisés, pour s’indigner. Or, auprès de l’opinion publique, les musulmans sont par conséquent perçus comme étant un groupe fermé qui ne fait parler de lui que lorsque ses intérêts particuliers sont affectés, mais on ne l’entend pas pour des questions qui ne concernent pas l’Islam au premier chef. De ce fait, on peut penser – à tort – que les musulmans sont une catégorie minoritaire hors enjeux sociaux, égoïste, inutile à la société, car elle ne se manifeste que pour s’indigner sous l’émotion, loin de la pensée sereine et profonde, de surcroit en attaquant en justice des citoyens « respectables » et actifs sur l’espace public. Qu’on le veuille ou pas, c’est bien cette représentation de l’Islam et des musulmans que les islamophobes ont réussi à véhiculer au sein de notre société. Un groupe religieux qui n’agit que sous l’influence subjective de sa religion, voire de son ethnie. Cette idée reçue sur les musulmans est d’autant plus favorisée que les réactions émotives de la communauté musulmane abondent. C’est que, faute d’être structurée et représentée, la communauté n’a d’autre choix que de réagir sous la passion face aux multiples dénigrements dont elle fait l’objet.

    Leila : Comment cette impasse que vous venez d’évoquer devrait-elle motiver notre engagement politique en vue d’assurer un vivre ensemble plus apaisé et moins conflictuel ?

    Eh bien, puisque l’islamophobie est institutionnalisée au point de faire partie de l’agenda politique, il appartient aux musulmans d’investir le champ politique de l’intérieur afin d’être présents dans les coulisses où la plus part des décisions politiques sont fabriquées. Par suite, les acteurs de l’action islamique pourront avoir une meilleure connaissance et plus complète du jeu politique qui leur permettra d’agir de façon appropriée et éclairée sur les autres décisions politiques, décisions qui sont en partie responsables de l’éloignement de l’islam du champ réformateur et l’isolement des musulmans de la scène politique et sociale. Une réponse politique et institutionnelle à l’islamophobie est beaucoup plus influente que des réactions sporadiques et disparates, que ce soit à travers des pétitions, des manifestations, ou sur les réseaux sociaux. Cette action politique est d’autant plus aisée que le parti musulman interagira nécessairement avec d’autres partis sur des points en commun. L’exemple de l’eurosceptique Front National est assez éloquent. Ce parti politique souverainiste fustige la prééminence du droit européen sur celui de la France, et on s’attend donc, par exemple, à ce qu’il boycotte toute participation de la France aux pourparlers avec le Parlement Européen. Or, dans les faits, on observe en revanche une participation active d’une partie de l’extrême droite européenne aux législatives européennes, dont le Front National, puisqu’elle parvient à occuper des sièges de députés et défendre ses propres idées, pourtant hostiles à « l’hégémonie européenne ».

    Pierre : Mais l’on arguera qu’en France, chez les musulmans, nombreux sont les principes qui ne font pas l’objet de consensus comme, d’une part, la laïcité et, d’autre part, la démocratie en tant que pouvoir de la majorité.

    Certes, sur le plan doctrinal, la laïcité en tant que séparation nette entre la religion et la politique est fondamentalement incompatible avec l’Islam, mais le point central de notre réponse est le suivant : lorsque les musulmans et leurs acteurs se trouvent dans un contexte et un terrain occupés par des forces politiques influentes et non musulmanes, il appartient alors à ces acteurs musulmans d’investir ce même terrain comme levier pour atteindre les objectifs finaux. Si la démocratie en tant que philosophie est problématique aux yeux de l’islam, elle ne l’est pas en tant que simple outil de délibération. Si, dans cette compétition politique, le parti musulman parvient à lutter pour faire valoir son programme islamique, alors il n’y a aucun mal à ce qu’il participe au jeu démocratique comme outil de délibération, car la reconnaissance de fait de l’existence du jeu démocratique, en tant que seul dispositif institutionnel en vigueur à cet effet, ne signifie pas pour autant la reconnaissance de sa légitimité en tant que philsophie aux yeux des acteurs de l’action islamique. Et il en est de même des interactions entre le parti musulman et les autres partis non musulmans.
    Il peut en effet défendre son programme par ce biais, par exemple, en nouant des alliances ou des négociations de consignes de vote avec d’autres partis en contrepartie de la mise en œuvre de certains éléments du programme musulman, etc.

    Christine : Avant de parler de consignes de vote, sur quel électorat se basera ce parti ?

    Comme nous l’avons déjà évoqué, le programme du parti sera comparable aux autres partis politiques. Il traitera de questions comme l’emploi, l’éducation, l’environnement, la justice sociale, la culture, autant de thématiques sur lesquelles le parti devra faire ses preuves. Aussi, un citoyen musulman pourra au nom de ses valeurs islamiques voter pour un autre parti (non musulman) s’il juge que le programme est inopérant ou irréalisable. Il faut savoir que le parti ne doit pas tirer sa légitimité de sa confession, en l’occurrence islamique, mais de sa capacité à répondre effectivement aux défis contemporains. Ce qui fait l’islamité du parti ce n’est pas sa confession, mais son ouverture sur les douleurs et les espoirs de l’humain.

    Abou Assad : Comment est-ce possible d’interagir avec des partis politiques dont l’idéologie est en contradiction avec les valeurs de l’Islam ?!

    Avec plus de précision cette fois-ci, nous pouvons répondre à cette question à la lumière de la biographie prophétique. Il est excessif de penser que tout oppose les musulmans aux courants politiques non musulmans. Il arrive qu’il y ait des objectifs communs aux côtés d’objectifs opposés. C’est ainsi que le Prophète (ç) a confirmé « Half Al-Fodoul », cet engagement qui avait eu lieu pourtant entre des parties associationnistes de Qurayche, mais pour une noble cause. Le Prophète (ç) y avait participé alors qu’il était jeune, avant le début de la révélation, mais il a dit ensuite que s’il venait à être appelé en Islam à ce type d’engagement, alors il y répondrait favorablement. Ici, ce n’est pas tant le fait en soi qui nous importe le plus, mais plutôt le principe qui en découle et applicable à toute autre situation dont le même principe est en jeu. Cela ne nous empêchera pas de nous opposer radicalement à ce même parti dans d’autres circonstances, car notre collaboration ou entraide avec lui ne repose pas sur ce parti en tant que tel, mais sur la réalisation des objectifs islamiques. Donc c’est une ouverture réaliste et toujours conditionnée par la promotion des grandes valeurs de notre programme politique. Peut-on dire que les relations contractuelles entre le Messager d’Allah (ç) et les juifs au début de son arrivée à Médine relevaient de la reconnaissance de leur légitimité ?! Peut-on considérer « Sulh Al-Hudaybiyya » (un pacte contractuel) entre le Messager (ç) et les associationistes comme une reconnaissance de la légitimité de l’associationnisme comme dogme et mode de vie ?! Il appartient donc aux musulmans de ne pas jeter hâtivement l’anathème sur telle ou telle autre personnalité musulmane ou action islamique qui travaillerait en collaboration plus ou moins étroite avec des partis sur une question précise. Car, si effectivement des personnalités collaborent avec d’autres forces politiques contre les intérêts de l’islam, il existera certainement d’autres personnalités intègres, fermement attachées aux principes fondateurs du parti, mais qui travaillent intelligemment avec d’autres courants laïques ou franchement athées, et ce dans l’intérêt islamique. Donc il faut bien étudier au préalable les tenants et aboutissants de toute relation d’entraide avant de formuler toute critique à l’encontre de l’action islamique. D’autres questions ?

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