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Le Prophète et les enjeux actuels

Dans un monde trouble et désorienté, il est vital de se souvenir du guide des musulmans, qui nous apprend comment se comporter. Les dérives de toutes sortes auxquelles nous assistons, n’auraient pas atteint un tel degré de gravité si les leçons du Prophète étaient retenues. Dans toutes les langues du monde, lorsqu’on écrit ou que l’on prononce le mot « Prophète », tout le monde sait immédiatement qu’il s’agit du prophète de l’islam, sans même avoir besoin d’ajouter son nom : Mohammed.

Modèle de vie méconnu

Il est la figure universelle de l’Envoyé, compris comme annonciateur, avertisseur et éducateur. Il ne prétendait à rien d’autre. Il a vécu et agit dans le cadre de cette mission, dépassant toutes les frontières, pour apprendre à tous comment adorer le Créateur des mondes et vivre ensemble. Pour l’islam, il réunissait la quintessence des qualités de tous les envoyés, ses frères et ses prédécesseurs, de Noé à Abraham, Moise, et Jésus.

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Aujourd’hui, certains « musulmans » –une minorité souvent manipulés –, sont les premiers qui portent préjudice à l’image du Prophète, par leur inculture, leur archaïsme et leur comportement irrationnel. Ces rigoristes se ferment et contribuent à la désinformation et à l’islamophobie.

En Occident, même si son « génie » est plutôt reconnu par des savants, le Prophète est méconnu. Des deux côtés, en Orient et en Occident, on enregistre de l’oubli et de l’intolérance, alors que l’enjeu fondamental actuel est le vivre ensemble, selon le beau modèle prophétique, au-delà des différences et des divergences.

La vision du Prophète, modèle de vie pour les musulmans et qui témoigne d’un sens singulier de l’humain, accueille et en même temps respecte le droit à la différence. Le Coran précise que le Prophète est : « Miséricorde pour les mondes » ! Tout le travail d’information et de formation consiste à démontrer comment l’enjeu du vivre ensemble est au cœur de la mission du Prophète.

Dans le monde concret, le souci premier du Prophète était d’éveiller les consciences au principe du Dieu Un, origine de la vie, et de respecter la dignité humaine en donnant la priorité à la fraternité humaine. Et partant de forger ainsi le vivre ensemble sur la base d’orientations spirituelles claires, séculières et ouvertes.

Cette démarche, qui devrait structurer la mentalité du musulman, est remise en cause à la fois par les extrémistes, qui trahissent sa pensée, et par ceux qui refusent toute idée de religion, ou l’aborde de manière réductrice. Le concept du vivre ensemble par la fraternité universelle est le fil conducteur de l’action du Prophète, dont l’horizon était éclairé par l’engagement de faire triompher la religion révélée fondée sur l’axiome d’une éthique qui vise la responsabilisation de l’humain.

Croire relève du mystère, de l’intuition, de l’intériorité ; dans ce sens, le Prophète vise à respecter la liberté de conscience, à réactiver en chacun ces qualités et à ouvrir en conséquence les possibilités du vivre ensemble. Depuis quinze siècles, le Prophète représente une question refoulée pour l’Europe.

Cette question est réduite à des controverses, qui ne datent pas de l’histoire du XXe siècle. La difficulté est double : d’un côté, les intégristes sont en porte à faux au regard de la voie médiane, du juste milieu, et de l’autre la pensée matérialiste et historiciste est impuissante face au sujet du modèle de vie équilibré, individuelle et collective, prôné par le Prophète. Les uns confondent, les autres séparent, alors qu’il faut articuler et conjuguer la foi et la raison, l’un et le multiple, l’ancien et le nouveau. Le Prophète nous indique comment trouver la mesure. Au moment  où l’humanité a besoin de se souvenir de ses leçons, il est caricaturé par les uns et les autres, ou perdu de vue par un monde soumis aux marchands du temple, ou perturbé par  ceux qui réfutent tout idée de temple.

Pourtant, le Prophète est une personnalité historique, bien réelle, qui a changé la face du monde et interpelé les consciences. Aujourd’hui, alors que les relations Islam/Occident sont intenses et problématiques, la polémique et le rigorisme, d’un côté, et l’islamophobie et la xénophobie, d’autre part, ressurgissent. L’imaginaire l’emporte sur la vision objective. Les musulmans ne sont pas exempts de critiques et pour se corriger, ont besoin, précisément, de se souvenir du Prophète pour vivre leur temps et se projeter dans l’avenir.

Double difficulté. Les rigoristes figent et déforment le passé. Et  ce qui prévaut dans l’esprit matérialiste est la désacralisation de tout, l’incidence que la négation du principe de prophétie serait à la base de l’émancipation et de la « vraie » civilisation. La vision moderniste considère que la cause première et la fin relèvent d’un autre ordre que le Divin et que le concept de progrès matériel ne doit pas être remis en jeu.

Le modèle prophétique, d’une spiritualité ouverte, équilibrée et totale, est d’emblée exclu, sans que l’on cherche à comprendre sa singularité. La modernité se présente comme ce qui vient remplacer la fonction dite mythique ou religieuse (qui conçoit le monde comme un système donné, ordonné et animé par le Divin) par la fonction logique (qui place l’humain doté de raison au centre). Alors que rien n’oppose sur le fond la foi et la logique scientifique.

Il est difficile, dans ce contexte, de « parler » du Prophète qui éduque et prépare à l’au-delà du monde. Ce qui apparaît comme le modèle d’un contre-exemple, d’autant que la méconnaissance entretenue à ce sujet est profonde. C’est un problème riche d’enseignements que le refus de certains en Occident d’insérer pleinement la religion musulmane, troisième rameau monothéiste, dans l’histoire commune.

Et c’est un échec pour des élites musulmanes de notre temps de n’avoir pas su interpréter et traduire leurs références fondatrices en fonction de l’évolution pour faire reculer l’ignorance et les préjugés. Le dénigrement des uns, l’apologie des autres, les deux extrémismes, suscitent un dialogue de sourds. Rassurer, expliquer, interpréter qui est le Prophète, modèle pour tous les citoyens musulmans et au delà, pour notre temps, tous les temps, est une urgence.

Point central, il était l’«homme sûr », de confiance, de parole donnée, pétri par la miséricorde. Jamais, il n’a jugé, condamné ou violenté quiconque. Il disait que nous n’avons ni à faire peur, ni à avoir peur. Personne ne doit craindre le musulman. Au contraire, sa parole, sa maison, sa terre, sa mosquée doivent être un refuge, un lieu sûr, pour tous. Le Prophète, considéré comme el amine, l’homme sûr, l’homme de confiance fondait sa pratique sur le respect de toute la création et la bonté.

Il appelait à faire de la mosquée un lieu de fraternité musulmane et humaine. Lieu de louange, de prosternation et de prière comme adoration paisible, mais aussi, lieu de savoir et de culture. Ce qui compte c’est l’intériorité du cœur et le bien commun. D’où le dire prophétique hadith qui énonce l’idée que le cœur de l’homme de vérité contient le divin, ce que la Terre tout entière ne pourrait faire.

S’élever en jeûnant, dans le partage, en priant, sans ostentation, en se cultivant sans chercher à briller, et pardonner à ceux qui nous offensent, sans faiblesse, est à la base de la foi. En faisant allusion aux dénégateurs qui l’agressaient, le Prophète disait «  Mon Dieu, pardonnes leur, ils ne savent ce qu’ils font ». Les extrémistes de tous bords versent dans la haine, la peur  et le rejet, souvent par ignorance. Injustifiables dérives.

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Donnons à réfléchir, en gardons le cap sur le sens de l’ouvert, de la droiture, et de la rectitude.  Nous ne laisserons pas détourner de la conduite pieuse et juste, de la foi réfléchie et magnanime, initiées par le Prophète. Plus que jamais, nous avons besoin de nous inspirer de la conduite du Sceau des envoyés, pour faire face aux défis de notre temps en assumant nos responsabilités.

5 commentaires

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  1. Malgré son scepticisme religieux, la France croit encore au messie et aux miracles…

    Il n’y a pas de doute , notre pays est revenu à l’aire de la superstition et du prodige. Après s’être éloigné de la religion pour se tourner vers la raison et le progrès. Notre chére nation a décidé de retourner un peu dans le moyen âge, et c’est pourtant un croyant qui le dit…

    Pourquoi cette affirmation ? Penses t’on sérieusement qu’avec simplement des centrales nucléaires , nous allons éviter le réchauffement climatique, et répondre aux besoins croissants de la consommation mondiale en énergie , qui ne cessent d’augmenter ?

    Penses t’on vraiment que l’electrique à lui seule , va sauver la planète , réduire les déchets qui se multiplient sur les routes ,dans les villes, autour des magasins discount , et près des entreprises ?

    Croient t’on un instant que les eoliennes vont réduire le trafic routier, aérien et maritime et nous évitera des morts sur la route ?

    Chaque jour, je vois des animaux mort écrasés sur nos routes , chaque jour je vois la terre se souiller, l’eau s’ intoxiquer , l’air se polluer, des arbres coupés, des vies enlevés.. mais je ne vois pas de messie..

    Malgré cela, la France a baissé les bras, et se remet à croire au messie , certains le nomme Tesla, d’autres areva, pensant qu’à lui seul il sauvera la planète et l’humanité , pensant qu’à lui seul il exausera le rêve de tous .

    L’electrique , voilà la seule option que le monde s’est donné , c’est le nouvel ordre mondiale. Ceci est bien triste .

    Cette supertition religieuse, nous la voyons aussi dans les élections , certains pensent vraiment qu’en limitant les droits des migrants, un miracle va s’opérer :

    Ces derniers feront demi-tour, le vivre ensemble reviendra , le chômage reculera , le soleil brillera davantage , et la corruption disparaîtra …

    Il faut admettre que le messie que les Français attendent à du pain sur la planche, celui- là ne connaîtra ni le chômage, ni les aides sociales , ni la retraite à 60 ans…

  2. Dans son discours d’Adieu, le prophète (sws) , en s’adressant à l’humanité, disait :

    ” Oh homme, j’ai laissé parmi vous ce que, si vous y tenez, vous ne vous égarerez jamais après moi, le livre
    d ‘ Allah et la souna de son prophète “.

    Les dictateurs musulmans n’en veulent pas, parceque la violence est leur oxygène et leur dieu est la passion.

    L’occident dit oui mais à cause de l’economie.

    C’est le pourissement.

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