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Le président Erdogan s’insurge contre les profanations du Coran commises au nom de la liberté d’expression

Derrière le paravent de la sacro-sainte liberté d’expression, les islamophobes de tous poils, qu’ils brûlent des Corans aux pays des fjords ou sèment la haine au pays des Lumières, se leurrent en croyant avancer masqués…

Sous couvert d’une liberté d’expression gravement dévoyée, ces redoutables fauteurs de troubles, ultra-nationalistes, n’abusent plus personne depuis longtemps, et surtout pas l’homme fort d’Ankara, Recep Tayyip Erdogan. 

Depuis New York où, en marge de la 78e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, il s’est exprimé dimanche devant un parterre trié sur le volet, lors du dîner organisé par le Comité directeur national turco-américain (TASC), le président turc a fait retentir un puissant coup de semonce. Il a tonné contre les profanations intolérables du Saint Coran en Europe du Nord, et tempêté contre l’impunité non moins scandaleuse de leurs auteurs, lesquels se réfugient sans vergogne derrière la « liberté d’expression ou d’opinion » pour sévir. 

A la tribune, face à une assistance qui buvaient ses paroles, Recep Tayyip Erdogan n’a pas usé de périphrases pour condamner vigoureusement ce grossier subterfuge. « Les attaques néfastes contre notre livre sacré, le Coran, au Danemark, en Suède, aux Pays-Bas et plus récemment à New York, ne peuvent en aucun cas être pardonnées. Nous n’accepterons jamais la légitimation d’une attaque contre les valeurs sacrées de 2 milliards de musulmans à travers le monde sous prétexte de liberté d’expression », a-t-il martelé.

« Pour nous, ces actions sont des provocations qui visent à inciter les gens à agir », s’est-il indigné, en rappelant que la Turquie a contribué à l’adoption de résolutions condamnant les profanations de tous les Livres Saints par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies et l’Assemblée générale des Nations unies. 

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« Nous poursuivrons nos efforts à cet égard », a-t-il proclamé solennellement, comme s’en fait l’écho l’agence de presse turque Anadolu, avant de s’adresser directement aux membres de la communauté turco-américaine qui l’écoutaient religieusement. 

Tout en se félicitant « de relations turco-américaines qui s’améliorent chaque jour qui passe », le président Erdogan a exhorté ses concitoyens, face à « certains groupes d’intérêt qui agissent dans le but d’empoisonner les relations turco-américaines », à « représenter fièrement et dignement la Turquie et la nation turque » pour mieux contrecarrer leurs sombres desseins.

Et de poursuivre, en les appelant à accomplir leur devoir civique suprême : « La responsabilité vous en incombe, à vous, nos citoyens, ainsi qu’à nos institutions officielles. En ce sens, votre participation active à la société civile et votre représentation dans les organes décisionnels des Etats-Unis sont essentielles ».

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