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Le parquet de Paris requiert les assises pour Tariq Ramadan, accusé de viols contre quatre femmes

Tariq Ramadan revient, ce mardi 12 juillet, sous les feux de l’actualité judiciaire, alors que semble se profiler à l’horizon un procès aux assises pour « viol » à l’encontre de trois plaignantes et pour « viol sur personne vulnérable à l’égard d’une [quatrième] plaignante ».  

Telle est la demande que le parquet de Paris a exprimée aujourd’hui, en ces termes : « Malgré les dénégations répétées du mis en examen, l’information judiciaire a permis de réunir de nombreux éléments à charge contre Tariq Ramadan » , ajoutant dans ses réquisitions : « Il résulte des déclarations de l’ensemble des plaignantes que consentir à une relation sexuelle ne signifie pas consentir à être maltraitée, frappée, sodomisée au point d’en être réduit à un objet dénué de tout consentement »

Ce « n’est pas un blanc-seing qui autorise une fois pour toutes le partenaire à dicter sa loi », ont encore insisté les deux parquetières.

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Rappelons que Tariq Ramadan, l’ex-prédicateur qui ne badinait pas avec les règles morales les plus vertueuses, avait d’abord nié vigoureusement avoir commis l’adultère, avant, sous le poids de preuves accablantes, de confesser une inavouable « double vie ». En effet, il a fini par reconnaître avoir entretenu des relations extra-conjugales avec les plaignantes, les décrivant comme des « relations de domination (…) consenties ». 

Il a aussi crié au « complot » ourdi contre sa personne, une accusation que le parquet a, ce jour, rejetée catégoriquement dans ses réquisitions : « L’information judiciaire n’a pas permis d’établir la réalité d’un complot, tel que dénoncé par Tariq Ramadan, mais plutôt une prise de conscience commune ayant permis à certaines d’avoir le courage de dénoncer les faits dont elles ont été victimes ».

La réaction des avocats de l’islamologue genevois, lequel, depuis novembre 2018, au terme de dix mois de détention provisoire et après avoir versé 300 000 euros de caution, est placé sous contrôle judiciaire et assigné à résidence en France, ne s’est pas fait attendre. Trois d’entre eux, Mes Philippe Ohayon, Ouadie Elhamamouchi et Nabila Asmane, ont déploré un « coup de poker maladroit » du parquet. « Mais personne n’est dupe. Nous avons prouvé de multiples mensonges et contradictions chez les plaignantes. Jamais le dossier n’a été aussi fragile », ont-ils aussitôt riposté.

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De leur côté, les avocats des plaignantes ont naturellement applaudi des deux mains aux  réquisitions du parquet de Paris. Elles constituent « une évidente satisfaction, une grande et essentielle avancée et surtout un soulagement d’être crues par la justice », s’est réjoui Eric Morain, l’avocat de « Christelle » et de Mounia Rabbouj.

« Après cinq années très éprouvantes, Mme Ayari attend à présent sereinement la décision des juges d’instruction », ont déclaré, pour leur part, Mes Nathanaël Majster, Jonas Haddad, Grégoire Leclerc et Jérémy Kalfon. « Il nous paraît décisif qu’un jury populaire se prononce sur le comportement de M. Tariq Ramadan », ont-ils souligné.

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2 commentaires

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  1. On veut aussi les Assises pour Ari Bittan dont on n’entend plus parler !
    On veut aussi les Assises pour Patrick Poivre d’Arvor dont on n’entend plus parler !
    On veut aussi les Assises pour Nicolas Hulot dont on n’entend plus parler !
    On veut aussi les Assises pour tous les violeurs français et non musulmans dont on n’entend plus parler !

  2. Admettons que les faits sado-mazochistes soient prouvés dans leur matérialité et pas seulement sur la base des échanges internautiques.Même ainsik, ça reviendra forcément un jour à codifier la sexualité sado-mazochiste en France, puisqu’elle est permise, or, évidemment, elle pose le problème du consentement, faudra que ce soit sous caméras? Et même sans ça, les faits sexuels avec drogue, on est dans le consentement ou pas? Quand c’est un nombre mettons une dizaines de partenaires sous emprise de certaines drogues, en fait, on ne peut même plus savoir avec qui ont eu lieu ces rapports, faudra des caméras sans doute.

    Oui, pourquoi ne pas limiter cette liberté démesurée des moeurs? Moi ça ne me dérange pas, mais les transgressifs, ceux qui disent, “il est interdit d’interdire”, ben faudra qu’ils s’en débrouillent dans leurs contradictions internes.

    Croissant de lune.

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