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La Tunisie promeut des muezzins et récitateurs du Coran, formés à l’école tunisienne

En Tunisie, derrière les murs de l’une des plus anciennes écoles de musique arabe, le prestigieux Institut Al-Rachidi fondé en 1934, sous l’impulsion de personnalités issues du monde de la politique et des milieux intellectuel et artistique, un cycle de formation se prépare à accueillir sa première promotion d’élèves avec une certaine effervescence. Une formation de haut vol, qui aspire à détecter les talents vocaux en vue de faire émerger une nouvelle génération de muezzins et récitateurs tunisiens.

Désireux de préserver l’héritage du pays jasmin en puisant dans son vivier de récitateurs et auditeurs du Noble Coran, le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Adhoum, a expliqué la vocation de cette initiative d’envergure : elle vise à parfaire l’appel à la prière et la psalmodie du Noble Coran, en s’inspirant de l’école tunisienne.

« Il ne faut pas y voir une sorte de fanatisme pour l’école tunisienne, mais plutôt la volonté  d’éduquer l’oreille des Tunisiens à entendre l’Adhaan et à écouter les psalmodies du Coran avec la voix de muezzins et récitateurs tunisiens », a-t-il souligné, en insistant sur le fait que la Tunisie reste « ouverte à toutes sortes de lecture ».

De son côté, Al-Shadi Shoro, le directeur de l’Institut supérieur de théologie de l’Université Al-Zaytoonah, a loué une démarche non seulement salutaire, favorisant « l’affirmation de l’identité tunisienne en enseignant la parfaite prononciation des mots », mais qui s’est aussi avérée nécessaire en raison des piètres prestations de certains muezzins, dont les « voix peu audibles et leur mauvaise utilisation des haut-parleurs dans les mosquées » ont fait l’objet de plaintes.

Promouvoir des muezzins et récitateurs formés à l’école tunisienne, dotés de voix mélodieuses résonnant agréablement aux oreilles des fidèles, qui appelleront à la prière et réciteront le Coran dans les « grandes mosquées de Tunis », tel est le premier grand objectif que se fixe le ministère des Affaires religieuses, en songeant déjà à la deuxième étape : étendre cette expérience, riche en belles modulations, à l’ensemble des mosquées de Tunisie.

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