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La mosquée de Montpellier ouvre ses portes contre tous les préjugés

Comment « dédiaboliser » la diabolisation déshumanisante, comment déjouer le piège de la stigmatisation oppressante, comment dissiper le halo obscurantiste qui recouvre, à dessein, la deuxième religion de France ?

Autant de questions cruciales, sans cesse attisées, qui surgissent dans l’actualité avec la régularité d’un métronome, et auxquelles les responsables de la mosquée de La Paillade, à Montpellier, semblent avoir trouvé la parade imparable : ouvrir grand leurs portes, aujourd'hui, samedi, au cours d'une  journée exceptionnelle pour chasser les idées noires, mais aussi pour balayer toutes les  perceptions négatives et les amalgames destructeurs de liens sociaux.

"Aux athées, aux chrétiens, aux juifs, aux protestants, à tous les citoyens de Montpellier, on veut montrer et rappeler que nous sommes des gens responsables", a déclaré Lhoussine Tahri, l’un des gestionnaires de la salle de prières ouverte en 2004, à la presse locale.

Sous sa double casquette d’hôte et de guide, il répondra à toutes les questions du grand public, et sera assisté par des professeurs de l’école coranique et par l’imam, Mohamed Khattabi. "Pour moi, cette journée doit servir à informer sur l’islam, à répondre aux questions, faire le guide. L’essentiel c’est qu’un message passe : on est ouvert", a insisté le responsable religieux.

"Dès qu’il y a des problèmes ou des élections, nous sommes montrés du doigt. On parle de l’islam, des salafistes, on dirait que la communauté n’est pas assez mûre. Mais à 99 %, elle est constituée de gens responsables qui savent faire la part des choses entre les provocations et la réalité", déplore vivement Lhoussine Tahri, qui espère que l’initiative fera des émules dans d’autres lieux de culte.

Vaste chantier, dont les fondations sont encore fragiles, l’islam de France se consolidera d'autant mieux contre l’adversité s'il joue la carte de l’ouverture et de la transparence, quand certains aimeraient le voir s’enfoncer dans les ténèbres de l'ignorance, de l’exclusion et de la marginalité.

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