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Jean-Luc Mélenchon critique Valls et alerte sur le danger FN

Les éditocrates du parisianisme, souvent piqués au vif par son franc-parler, le disaient déprimé à l’issue de son duel  éprouvant face à Marine Le Pen pour les législatives, Jean-Luc Mélenchon leur a donné tort cette semaine, n’ayant rien perdu de sa fougue pour analyser son parcours électoral, critiquer les premières désillusions du gouvernement, et mettre en garde contre l’extrême nocivité du FN.

Dans sa ligne de mire, Manuel Valls, le socialiste de droite promu ministre de l’Intérieur, qui concocte une "circulaire pour préciser les critères de régularisation des sans-papiers", et dont le penchant pour les thèses Sarkozystes, voire frontistes, éclate au grand jour à l’épreuve du pouvoir.

Le co-président du Front de gauche a dénoncé sa dérive droitière sur RMC, pour le moins antinomique avec l’ère socialiste du changement, promise et proclamée, en l’accusant de cautionner les idées nationalistes qui polluent l’air du temps : "M. Valls vient de valider une thèse absurde, anti-économique, ridicule du Front national, le sujet d'après lequel il y aurait un rapport entre l'immigration et les difficultés sociales", ajoutant : "Entre 1930 et 1935, on a fait repartir 700.000 personnes" de France et "dans la même période, le chômage a doublé", "Il n'y a pas de corrélation entre le nombre des immigrés et le chômage. C'est un mensonge", a-t-il insisté.

Pour son retour sur la scène médiatique, Jean-Luc Mélenchon, qui est désormais à l’avant-garde du combat contre l'extrême droite, a notamment alerté sur la dangerosité de Marine Le Pen, laquelle comme au bon vieux temps de papa, ne recule devant aucune méthode pour s’imposer, les plus menaçantes et illégales soient-elles, loin de la respectabilité qu'elle prétend incarner. Il a d’ailleurs porté plainte contre elle au Conseil constitutionnel pour "de nombreuses infractions au Code électoral" à Hénin-Beaumont, dont un fameux tract anonyme brocardant ses positions favorables à l’immigration.

De son côté, la tornade blonde et très procédurière du FN, qui digère mal sa défaite aux législatives, vient de déposer un recours au Conseil constitutionnel pour contester la victoire du socialiste Philippe Kemel, et faire annuler l’élection. Comment croire encore que la politique échappe aux basses manoeuvres ?

Jean-Luc Mélenchon sur Europe 1, passage sur le FN, où il dit "être menacé", à partir de 42'10


 

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