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Islamophobie, Islam, et peuple de gauche

La gauche anticapitaliste se déchire sur la définition de l’islamophobie. Est-ce la critique de l’islam ou la haine des musulmans ? Partons du principe que l’islamophobie est la critique légitime d’une religion, à savoir l’Islam.

Dans ce cas-là, avant de critiquer quelque chose, il faut l’étudier et apprendre à la connaître, pour en savoir les points positifs et les points négatifs.

Et si j’étais de gauche, la première chose que je ferais, serait de connaître les enseignements de cette religion sur ce qui définit mon action, à savoir la position de l’Islam sur la justice sociale.

J’apprendrai alors que le prophète de cette religion était un orphelin, issu d’une lignée noble, dont les premiers combats ont été de se soulever contre son puissant clan, pour défendre les plus démunis : le pauvre, l’indigent, l’esclave, l’orphelin, la veuve.

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Ce prophète aurait pu accepter sa condition sociale et en profiter, mais au contraire, il va vivre des moments difficiles où les puissants de la ville le considère comme un danger pour le commerce florissant de la Mecque.

En même temps que sa femme, son cousin et son ami le plus proche, les premiers à suivre ce messager sont les pauvres et les esclaves, attirés par le message social et universaliste de cette religion nouvellement révélée.

Il ne fait aucun doute que dans les débuts, les plus fragiles furent sensibles au message coranique, quand les plus puissants de la ville se sont farouchement opposés au prophète, allant jusqu’à martyriser tout esclave converti, et tout pauvre sans protecteur.

Pourquoi les plus démunis sont-ils attirés par ce nouveau message considéré comme révolutionnaire à l’époque ?

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Tout d’abord, un des piliers de l’Islam est la solidarité avec les plus démunis. Alors que dans l’Europe médiévale les pauvres payaient le cens, la taille et la gabelle aux seigneurs, le message coranique inverse le rapport de force en obligeant les possédants à se délester de leur surplus de richesse via un impôt dit de “purification”.

En sus de cet impôt obligatoire nommé zakat, le message coranique incite constamment à la générosité volontaire via la sadaqa. Ce principe souligne l’importance de donner au quotidien, de partager chaleureusement avec les proches et les plus démunis.

L’universalisme de l’Islam attire aussi. L’égalité entre les humains y est constamment répétée, enjoignant les possesseurs d’esclaves à les libérer par acte de piété.

Lors de son message d’Adieu, le prophète insistera sur l’égalité entre les hommes, dont voici un extrait : “Toute l’humanité descend d’Adam et Ève. Un Arabe n’est point supérieur à un non-Arabe, et un non-Arabe n’est point supérieur à un Arabe ; et les Blancs ne sont point supérieurs aux Noirs, de même que les Noirs ne sont point supérieurs aux Blancs. Aucune personne n’est supérieure à une autre, si ce n’est en piété et en bonnes actions.”

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Ce message de justice et d’équité était révolutionnaire à l’époque, et il fut mal accepté par la classe sociale dominante. D’autant plus que l’Islam va s’attaquer vigoureusement contre un autre fléau qui creuse les inégalités de richesse : l’usure.

Comme la Thora et la Bible, le Coran est sans équivoque sur la pratique de l’usure, qui consiste à prêter des denrées ou de l’argent contre un surplus. Ce que l’on pourrait nommer aujourd’hui les “intérêts bancaires”.

Dans plusieurs passages, le texte coranique enjoint à faire la différence entre le commerce et la pratique de l’usure, considérée comme inéquitable et injuste.

Alors que dans un monde acceptant l’usure, l’argent est considéré comme un privilège qui doit croître avec le temps même sans rien produire, l’Islam considère l’argent comme une responsabilité qui ne doit pas être accumulée.

D’ailleurs, la zakat citée plus haut est une pénalisation de l’accumulation des richesses, puisque tout pratiquant doit se délester de 2,5% de sa richesse non investie dans l’économie réelle.

Ainsi, alors que le capitalisme financier pousse à l’accumulation des richesses et des inégalités sociales par le biais des intérêts bancaires, le message coranique incite au contraire à la réduction de l’accumulation par le biais d’un impôt à destination des plus démunis.

Avec notre vision moderne, le capitalisme financier impose aux pauvres des taux d’intérêts positifs pour enrichir les possédants, alors que l’Islam impose aux possédants des taux d’intérêts négatifs à destination des plus démunis.

Étant donné ce qui vient d’être exposé, il est évident que certains combats de la gauche sociale convergent avec ce qui a donné un élan retentissant à l’expansion originelle de l’Islam, à savoir : l’universalisme, la justice sociale, et le combat contre la “finance moderne”.

Cette promiscuité des idéaux explique une sorte de connivence ressentie entre l’Islam et le peuple de gauche. Cette convergence des luttes est même moquée par les opposants idéologiques, qui n’hésitent pas à construire des concepts, comme celui d’islamo-gauchisme.

Ce débat fratricide au sein de la gauche dépasse l’aspect sémantique autour du mot “islamophobie”. Il touche à une lutte fondamentale de quête de justice qui lie fraternellement le peuple de gauche et les adhérents au message coranique.

C’est un comble quand on sait que la gauche française s’est construite sur un message anticlérical.

Et ce sont peut-être les côtés positifs de cette tradition anticléricale de gauche qui pourraient inspirer les gens de foi sincères, afin de s’émanciper de l’instrumentalisation politique qui est faite de leur religion.

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25 commentaires

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  1. Euh… Une question pour rigoler… Les banques n’existent donc pas dans les pays arabes ? Le crédit n’existe évidemment pas dans les pays arabes ? Les crédits sont donc gratuits dans les pays arabes ? Je ne comprends donc pas l’amour voué à confinoga et cetelem par nos populations maghrébines en France… Mais j’ai quand même l’impression qu’on nous prend pour des cons chez les islamistes, ce qui est un comble… Mais surtout je comprends mieux le piètre niveau économique des pays nord africains et je me dis que finalement tout est normal.

  2. Il y a 1000 ans il y avait de bons philosophes, scientifiques et mathématiciens musulmans, mais … il y a 1000 ans !!!. Aujourd’hui ce ne sont que des barbus rétrogradent lisant le coran tel des ignares écervelés, imposant le voile à leurs femmes et méprisant avec haine tout ce qui n’est pas islamique. Pathétique et honteuse régression !

  3. Un musulman qui n’impose pas sa religion, ne fait pas porter le voile à sa femme, respecte la laïcité républicaine et les valeurs de l’occident c’est quelqu’un d’intègre. Un musulman qui passe son temps à générer de l’incivilité dans les lois laïque républicaine, qui impose le voile à sa femme, haït l’occident et ses valeurs tout en y vivant, c’est quelqu’un de moche. Et les français sont en droit de détester ce dernier individu.

  4. A la lecture de cet article on est tenté de penser ou convaincu qu’un État où règneraient justice sociale, liberté, égalité et fraternité, serait musulman.
    Un tel lieu existe-il aujourd’hui quelque part sur la planète ? (Marinaleda ???)
    Si non pourquoi n’existe-il pas ? Si oui pourquoi ne se répand–t-il pas ?
    Je parle des musulmans et non des occidentaux, capitalistes, islamophobes, corrupteurs, cupides, égoïstes, … etc. (on peut y ajouter autant de noms d’oiseaux qu’on veut pour se tranquilliser).
    Pourquoi de telles valeurs que l’auteur de l’article attribue à l’islam ne sont-elles pas une réalité aujourd’hui ?
    Ni dans le passé (exceptée l’Andalousie médiévale ???).

    A mon sens, d’une part parce que le message islamique originel est alourdi par d’autres aspects difficilement acceptables (polygamie, condamnations diverses, obligations cultuelles contraignantes;..) et d’autre part parce que d’autres forces purement sociales (luttes des classes) ou purement humaines (c.à.d. naturelles, à base biologiques) sont plus puissantes : entendre instinct, hormones, hérédité génétique, pulsions sexuelle ; en un mot évolution darwinienne.

    Si tel est le cas, et si la mise en chantier des valeurs décrites dans l’article est le but du message de l’islam, alors ne semble-t-il pas nécessaire d’une part de dépouiller ledit message de certains aspects ? Et de l’autre de s’éduquer, se discipliner, s’efforcer de façon à ce que les forces qui nous gouvernent ne soient pas celles de la société ni celles de la nature, mais celles qui façonneront le comportement en adéquation avec ces dites valeurs.
    Gros projet.
    A la portée des imams et oulémas ? J’en doute. Des pasteurs et des curés, des rabbins et des gurus, des sorciers et des chamanes ? J’en doute autant.

    Réforme des systèmes éducatifs, tous les systèmes de façon à ce que par exemple n’existent plus des écoles et académies de guerre, mais des institutions de paix au préalable car seul un être apaisé peut voir autrement.

  5. Étant homme de gauche, non-croyant et très sceptique à l’égard des religions issues de la bible (étant donné leur passé et leur présent) je trouve l’article peu convaincant …

    Les références chrétiennes au christ, à l’évangile et à la “charité chrétienne” n’effacent en rien la collusion entre la religion et le pouvoir qui a duré un millénaire et demi après la conversion de Constantin. Il faudra le déchaînement de la révolution française pour mettre fin au pouvoir de “droit divin”, et au racket du peuple pour financer les guerres des rois, l’oisiveté de la noblesse, et la richesse des abbayes …

    En islam, la condamnation explicite de l’ “usure” est assurément une condamnation sans appel du néo-libéralisme, grâce auquel l’économie financière (la Bourse etc) a pris le pouvoir sur l’économie réelle (les gens qui travaillent) et les états.
    Mais je ne vois aucun pays d’obédience islamique pourtant depuis plus d’un millénaire qui puisse se targuer d’avoir œuvré vers une société équitable pour tous ses membres. Là comme ailleurs, quand on a le pouvoir, c’est pour soi et les petits copains.

    Quant au judaïsme, s’auto-proclamer seul et unique peuple choisi par dieu pour ses grands desseins suffit à le discréditer à mes yeux …

    • Bonjour
      Assez d’accord avec vous à une réserve près
      Je vous cite
      “Mais je ne vois aucun pays d’obédience islamique pourtant depuis plus d’un millénaire qui puisse se targuer d’avoir œuvré vers une société équitable pour tous ses membres”

      On m’aurait menti ?
      A la fin du règne d’Omar ibnu abdelaziz un Calife omeyyade 682-720, ses agents sortaient pour distribuer la zakat (impôt légal musulman) et revenaient avec… pas un seul nécessiteux. Qui dit mieux ?
      https://fr.wikipedia.org/wiki/%CA%BFUmar_II

      • Bonjour,
        n’ayant pas été sur place à cette époque, je me garderai bien de tout jugement définitif….mais cela ressemble quand même un peu à un compte de fée pour enfant.
        bien à vous

        • Attention ce n’est pas un calife omeyyade comme un autre, Il était exceptionnel de vision, de courage, de non-conformisme et par-dessus tout, de justice. Bref, tous les ingrédients sont là pour que je puisse raisonnablement conclure « plus que plausible ».
          Cela dit, je ne peux pas vous en vouloir de douter, mais je vous invite quand même à vérifier par vous-même l’Histoire et le parcours du concerné, si vous en avez l’occasion.
          Bonne soirée.

          • Bonjour Cémwé
            @dubitatif est sceptique. Normal.
            Pour ma part je n’ai pas les connaissances qui me permettraient d’avoir une opinion personnelle.
            Je souhaite que cette belle histoire est authentique car elle signifierait qu’une noble utopie peut devenir réalité…

            Mais alors une question se pose : si c’est possible, pourquoi n’est-ce arrivé qu’une seule fois ? Que font donc les gouvernements des pays d’islam depuis tant de temps ???

            Plus sérieusement, et quoi qu’il en soit des hommes supposés nous représenter à la tête des états, on peut préférer une idéologie qui prône l’égalité et la fraternité entre les hommes plutôt que celle qui mise exclusivement sur la réussite personnelle, même au détriment de l’intérêt collectif.

          • Bonjour Mistigris je vous cite :
            « @dubitatif est sceptique. Normal »
            Je suis quinqua et je n’ai toujours pas de rolesque (ben quoi), j’ai donc raté ma vie Séguélique mais bon si j’ai bien tout compris Freud et Desproges, « de deux choses l’une soit Séguéla est un c… et ça m’étonnerait quand même un peu, soit il n’est pas c… et ça m’étonnerait tout de même beaucoup », bref d’abord incrédule voire perplesque (what derechef), en vous lisant mais pas longtemps, je vous accorde volontiers que l’incrédulité d’un dubitatif est au scepticisme ce que l’assurance d’un Séguéla est au péremptoire fat et présomptueux : un sacerdoce.
            « Mais alors une question se pose : si c’est possible, pourquoi n’est-ce arrivé qu’une seule fois ? »
            Pour la même raison qui fait que ça n’a pas longtemps survécu à Omar II : L’équité parfaite dans la gouvernance ou plutôt l’absence de, mais vous l’aurez compris.
            « Que font donc les gouvernements des pays d’islam depuis tant de temps ??? »
            Ma réponse ne vous plaira pas mais bon on ne se refait pas (« c’est pour ça qu’il faut bien refaire les autres 🙂 » ) : Tout sauf ce que préconise le Coran.
            « on peut préférer une idéologie qui prône l’égalité et la fraternité entre les hommes plutôt que celle qui mise exclusivement sur la réussite personnelle, même au détriment de l’intérêt collectif. »
            Celle dont je parle ne mise rien du tout sur la réussite personnelle étant donné que gouvernés comme gouvernants sont responsabilisés individuellement et collectivement sur les mêmes valeurs.
            En fait, ça ne vous plaira pas non plus mais je sais que vous êtes très largement capable de vous mettre dans le référentiel d’un autre juste le temps de le comprendre ce qui ne signifie pas du tout l’approuver :
            Au-delà de l’équité, les préceptes coraniques sont tout simplement -d’un point de vue de musulman évidemment-, un mode d’emploi de la machine elle-même et du complexe industriel dont elle fait partie.
            Un tel mode d’emploi qui serait rédigé par l’être le plus compétent en la matière et pour cause…, le concepteur même du complexe comme de chaque machine qu’il contient, s’il est bien compris et s’il est respecté, donnera immanquablement à l’échelle individuelle des machines bien huilées, parfaitement maintenues et fonctionnant comme du papier à musique et à l’échelle collective, une symphonie sans couac.
            S’écarter du mode d’emploi mène à l’échec.
            Etre persuadé qu’une machine même la plus sophistiquée qui soit puisse déchirer le mode d’emploi et en rédiger un autre de substitution mène à l’échec.

  6. Une promise cuitée entre peuple de gauche bobos inclus et croyants musulmans ? En est-on bien sûr ?
    Evidemment rien n’est jamais noir ou blanc ça doit donc être un peu vrai ne serait-ce que parce qu’il y a toujours eu gauche et gauche mais 9 fois sur 10, ça reste une énormité à cause de quelques points de blocage quasi casusbelliques « si votre langue vous refuse un mot inventez le » F.Dard :
    1. Les soixante-huitards et les bienfaits de la « révolution sexuelle », essentiellement de gauche
    2. Le mariage pour tous est de gauche, toutes les « réformes » sur le genre sont de gauche lesbien raisonnable ?
    3. L’anticléricalisme éradicateur vous en avez parlé et il ne visait pas que les catholiques.
    4. Franc-maçons et protestants « nos meilleurs amis », se situent majoritairement –très- majoritairement, à gauche.
    5. Le mythe errant sinistre de l’intérieur pendant la guerre d’Algérie… un assassin –excusez du peu-, et ce n’est pas le FLN qui le dit mais l’un de ceux qui le connaissent le mieux : Rocard, de l’autre… gauche et quand je parle du mythe ce n’est pas l’individu qui compte mais carrément le fait que toute une gauche s’en revendiquera plus tard.
    https://www.youtube.com/watch?v=tqZyPkcUPSc&pbjreload=10
    6. Justice sociale ? Des clous !
    7. Justice tout court ? Des nèfles !
    En un mot comme en cent je respecte votre point de vue, mais je ne suis pas du tout convaincu de sa pertinence.

    • Cémwé :Votre vision des choses, est très coraniste, je dis bien coraniste, et pas coranique, une vision idylliquement belle, et naïvement utopique, des choses, oubliant, qu’ une idéologie, qu’ elle soit religieuse, là encore, je dis religieuse, et non pas spirituelle, ou politique, promet a l’ homme, le meilleur des monde, surtout aux gens pauvres, matériellement, pour la politique, et souvent intellectuellement, pour la religieuse. Mais dans la pratique, les belles paroles, fleurissent plus les égos qu’ autre chose . Votre énumération, de ce qu’ est la gauche, c’est l’ appât au bout de l’ hameçon, parce que dans la réalité, les les faits sont tout autres. Si ce terme d’ Islamo gauchiste est apparu, ce pas un hasard, ce n’est pas la premier fois, que ce genre de mariage contre nature est utilisé dans l’ histoire de l’ homme, le dernier en date, la constitution du nouveau gouvernement Italien. La plus grande peur de l’ homme, c’ est la mort, et pour ne pas mourir, bien souvent, les hommes sont prêts a tout, surtout les gens de pouvoir, enfin bref ! Donc, dans notre bel hexagone, nous avons un Islam, qui se bat, pour s’ imposer, avec convenons en , une certaine résistance républicaine, et nous avons une gauche a l’ agonie, qui se raccroche, a quelques fiefs, communals, acquits, il y a un certain temps déjà, grâce a la cheville ouvrière. Mais malheureusement, avec le temps, l’ ouvrier est , avec l’ arrivée au pouvoir, de cette gauche, devenu chômeur, car comme je le disais plus haut, les paroles, et les promesses, ne font pas les actes. Donc, pour ne pas mourir, il faut des soutiens, des électeurs, et comme l’ ouvrier, a tourné le dos a cette gauche, se rendant bien compte de la supercherie, que faire ?
      Eh bien, comme dit le dicton, ” la faim, ( ou la fin, comme dirait Coluche ), justifie les moyens. Alors, qui, est en difficulté, pour justifier le combat, et redonner un peu de muscles a l’ existence du moribond ? Et bien, l’ Islam, qui galère pas mal, a s’ imposer, et en plus, les musulmans, du moins certains courants, très présents dans les quartiers, sont très militants, de quoi redonner du courage a ceux qui seraient tentés de quitter le navire. Voila, comment cette union contre nature, nommée Islamo gauchisme est née. Les indigènes de la république, qui noyautent La France Insoumise, et le ver qui est dans la pomme. Mais, si comme dit le dicton, , ” en France on a la gauche la plus conne du monde “, certain maire, se sentent pris au piège, mais c’ est trop tard, mais des personnes, qui rêvent encore de pouvoir, continuent a promouvoir leurs futurs bourreaux !

    • Les musulmans ne sont ni de gauche, ni de droite. Ils partagent la fibre sociale avec la gauche, et ils partagent avec la droite le droit inconditionnel à la propriété privée, à l’héritage, et à la liberté d’entreprendre par le commerce. Sur les questions sociétales, ils sont partagés entre le conservatisme de droite (PMA, GPA…), et l’universalisme de gauche (accueil des migrants).

      • Accueil des migrants … Pas au Maghreb en tout cas, où les subsahariens ne bénéficient pas du meilleur des comités d’accueil il me semble. Alors universalisme veut dire peut être accueil des migrants maghrébins, voire arabes en France. C’est sûr, vu comme ça, on comprend mieux.

  7. Tout ça est bien joli, mais ne faudrait-il pas chercher pourquoi le monde arabo-musulman est actuellement, et depuis longtemps, si en retard sur le reste du monde, à part l’Afrique ?
    Economiquement bien sûr et ne parlons pas des libertés.

  8. On peut également citer le long hadith sur la rencontre d’Abou Sofiane (ra) lorsqu’il était encore polythéiste et qu’il a rencontré Héraclius :
    “lbn ’Abbâs : Abu Sufyân ben Harb m’a informé que, dans la trêve qui était entre le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur Lui) et les Polythéistes de Quraych, il était allé avec quelques hommes de Quraych en tant que marchands.

    « Le messager d’Héraclius nous a trouvés quelque part en Syrie, a dit Abu Sufyân, et on nous a emmenés, moi et mes compagnons, à Jérusalem.
    Alors on nous a introduits auprès de lui, et voilà qu’il est assis avec la cour de son royaume ; il était paré de sa couronne et il avait autour de lui les seigneurs des Byzantins.
    “Demande-leur, a-t-il dit à son interprète, lequel d’entre eux est le plus proche de cet homme qui se prétend être prophète.
    — Moi, ai-je répondu, je suis le plus proche de lui qu’eux.
    — Quel est le lien de parenté entre vous deux ?
    — C’est mon cousin paternel, ai-je répliqué. (Il est vrai qu’à ce moment-là, il n’y avait, à part moi, aucun des banû Abd-Manaf dans la caravane).
    — Qu’on le fasse rapporcher !” ordonna Héraclius qui demanda aussi de rapprocher mes compagnons qu’on a placés derrière mon dos, juste près de mon épaule.
    Puis il a dit à son interprète : “Dis à ses compagnons que je vais interroger cet homme au sujet de celui qui se prétend être un prophète. S’il ment, démentez-le !”
    Par Allah, avait dit Abu Sufyan, si ce n’était, ce jour-là, la honte de voir mes compagnons signaler mes mensonges, j’aurais certainement menti lorsqu’il m’interrogea sur lui. Mais j’ai eu honte qu’ils signaleraient mes mensonges, alors je lui ai dit la vérité.
    Après quoi, il a dit à son interprète : “Demande lui quel est le lignage de cet homme parmi vous ?
    — Chez nous, il est de haut lignage, ai-je répondu.
    — Y a-t-il quelqu’un parmi vous qui a tenu avant lui de tels propos ?
    — Non.
    — L’avez-vous accusé de mensonge avant qu’il ne dise ce qu’il a dit ?
    — Non.
    — L’un de ses grand-parents était-il un roi ?
    — Non.
    — Est-ce alors les nobles qui le suivent ou les faibles ?
    — C’est plutôt les faibles.
    — Est-ce que leur nombre augmente ou est-ce qu’il diminue ?
    — Leur nombre s’accroît plutôt.
    — Y en a-t-il qui apostasie après avoir embrassé sa religion ?
    — Non.
    — Trahit-il ses engagements ?
    — Non, cependant nous sommes actuellement en trêve avec lui et nous craignons qu’il ne trahisse.” Ce mot avait été le seul où j’avais pu glisser quelque chose qui puisse l’amoindrir sans craindre de la voir prise sur mon compte.
    “L’avez-vous combattu, a repris Héraclius, ou vous a-t-il combattu ?
    — Oui.
    — Comment étaient alors sa guerre et votre guerre ?
    — C’était à chacun son tour. Une fois c’est lui qui prend le dessus et une fois c’est nous qui prenons le dessus.
    — Et que vous recommande-t-il d’observer ?
    — II nous recommande d’adorer Allah seul sans lui rien associer et il nous interdit ce qu’adoraient nos pères. Il nous recommande d’observer la prière, l’aumône, d’être chastes, de respecter les engagements et de rendre les dépôts confiés.”

    Après que je lui ai ainsi parlé, il s’est adressé à son interprète :
    “Dis-lui que je t’ai interrogé sur son lignage et tu as dit qu’il était d’un haut lignage ; eh bien ! c’est ainsi que sont envoyés les messagers ; ils sont choisis dans le haut lignage de leurs peuples ;
    je t’ai demandé si quelqu’un parmi vous avait tenu avant lui les mêmes propos et tu as dit que non. Alors je me suis dit que si quelqu’un parmi vous avait tenu avant lui les mêmes propos, j’aurais pensé qu’il est un homme qui veut être un chef avec des propos qui ont été dits avant lui ;
    je t’ai demandé si vous l’aviez accusé de mensonge avant qu’il n’avance ce qu’il a dit et tu as dit que non. Alors j’ai compris que s’il ne soutient pas de mentir aux gens, il ne peut mentir sur le compte d’Allah ;
    je t’ai demandé si l’un de ses grand-pères était roi, et tu as dit que non. Alors je me suis dit que si l’un de ses grand-pères était roi, aurait voulu le trône de ses grand-pères ;
    je t’ai demandé si c’était les nobles des gens ou leurs faibles qui le suivent et tu as dit que c’est leurs faibles ; et ce sont eux les partisans des prophètes ;
    je t’ai demandé si leur nombre s’accroissait ou s’il diminuait, et tu as dit que leur nombre allait croissant, et c’est ainsi le propre de la foi qui s’accroît jusqu’à son triomphe ;
    je t’ai demandé s’il y en avait qui apostasiait après avoir embrassé sa religion, et tu as dit que non, et c’est ainsi le propre de la foi quand sa douceur se mélange aux cœurs : aucun ne la prend en aversion ;
    je t’ai demandé s’il trahissait ses engagements et tu m’as dit que non, et c’est ainsi que sont les prophètes : ils ne trahissent jamais leurs engagements ;
    je t’ai demandé si vous l’aviez combattu et s’il vous avait combattu et tu as dit qu’il l’avait fait, que votre guerre et sa guerre avaient eu des alternatives, qu’une fois il prenait le dessus et qu’une fois vous prenez le dessus, et c’est ainsi les prophètes : ils sont mis à l’épreuve mais l’issue finale est à eux ;
    je t’ai demandé ce qu’il vous recommande et tu as dit d’adorer Allah sans rien Lui associer, qu’il vous interdit ce qu’adoraient vos pères et qu’il vous recommande d’observer la prière, l’aumône, d’être chaste, de respecter les engagements et de rendre les dépôts confiés.
    Et ceci est le portrait des prophètes, je savais qu’il allait apparaître, cependant je ne croyais pas qu’il serait de vous. Si ce que tu as dit est vrai, il est sur le point de s’emparer de l’endroit où j’ai mes pieds.
    Si je pouvais parvenir jusqu’à lui, j’aurais tout fait pour aller à sa rencontre ; et si j’étais auprès de lui, je lui aurais lavé les pieds.”

    Après quoi, Héraclius a demandé la lettre du Messager d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur Lui), laquelle lettre a été lue.
    Elle contenait :
    Au nom d’Allah, le Tout miséricorde, le Très Miséricordieux.
    De Muhammad, le serviteur d’Allah et Son messager, à Héraclius, le grand chef des Byzantins.
    Que la paix soit sur celui qui est sur la voie de la Guidance. Cela dit, je t’appelle selon la formule de l’islâm :
    embrasse l’islâm et tu seras sauvé, embrasse l’Islam et Allah te fera part d’une double récompense.
    Et si tu refuses, tu assumeras les péchés de tes sujets…

  9. Salam, s’il y a un marqueur de ce qu’on nommerait peuple de gauche, c’est le principe d’égalité humaine et citoyenne. Je me demande si à un moment donné, tout Français ne tient pas charnellement à ce principe. Donc, contrairement aux idées reçues, il y a en France peu d’hostilité populaire à l’Islam et aux Musulmans, je m’explique, il y a peu ou pas d’hostilité naturelle, si elle n’était artificiellement attisée des médias, elle serait anecdotique. En témoigne la fréquence du métissage avec des gens originaires des pays dits Musulmans. Si en revanche on me demandait si le Français, et les gens de gauche sont naturellement plutôt hostiles à la culture Indouiste qui valorise les castes séparées et les privilèges, je répondrais que oui, mais cette hostilité n’étant pas médiatisée, et comme il y a peu de gens originaires de l’Inde en France, cette hostilité n’apparaît pas. On peut élargir à toute culture qui ne valide pas l’égalité, voire valide l’inégalité. Alors oui, on reproche aux Musulmans indéfiniment l’inégalité entre hommes et femmes, enfin, surtout quand on ne les connaît pas de près et qu’on ne les voit pas vivre, on se forme des images au moins aproximatives. Et plus globalement, à cause des médias entr’autres, on explique tous les actes des Musulmans comme essentiels au dine, un peu comme s’ils étaient des gens paramétrés d’un logiciel qui a tout prévu dans leur vie quotidienne ou extraordinaire, bien que ce soit une impossibilité rationelle, cette idée matraquée est rentrée dans certains esprits, les intellectuels et orateurs anti-Musulmans n’ont garde de rectifier l’erreur grossière mais la confortent au contraire.

    Je dis bien qu’il n’y a pas d’aversion intrinsèque et profonde du peuple de France envers les Musulmans ni envers notre dine sans conditionnement médiatique toxique. Et j’ajoute que le peuple dit de gauche, c’est globalement le peuple de France qui tient beaucoup à l’égalité et à la solidarité.

    Croissant de lune.

  10. Pas d’accord. Cette définition de l’islamophobie est celle adoptée par les islamistes. Amalgamée avec la haine des musulmans sur le modèle de l’homophobie et de la xénophobie elle vise à interdire la critique de la religion. Islamophobie désigne pour moi la haine des musulmans et plus particulièrement ses manifestations punies par la loi et pas la critique de l’islam. Par ailleurs même en prenant cette définition elle reste impropre comparée à l’homophobie et la xénophobie qui sont basées sur des critères essentialisant : on choisit sa religion, pas son orientation sexuelle ni le fait d’être un étranger.
    Pas d’accord non plus sur le lien entre islam et justice sociale. Il y a plus d’égalité en Occident que dans les pays musulmans. Bref vous vendez une utopie qui ne se vérifie nulle part quand elle est appliquée, non pas un Islam réel mais un islam de papier. Les gauchistes font la même chose avec le marxisme qui a conduit à la suppression de libertés fondamentales des peuples. Le terme islamo-gauchisme est parfaitement mérité : une idéologie politique mortifère et liberticide au nom d’un homme ou d’un ordre nouveaux, totalement contre nature. De manière plus générale, qu’ils soient athées ou croyants, les français sont christianisés : ils ont intériorisé les principes chrétiens qui s’incarnent dans les droits de l’homme, les luttes contre les discriminations qui ont du sens en Occident. Enfin l’équivalent de votre zakat est institutionnalisé à travers le système de sécurité sociale. Merci de ne pas nous vendre ce dont nous n’avons pas besoin, qui n’a fait ses preuves nulle part en amplifiant des problèmes qui ne sont rien en comparaison de ce à quoi sont confrontés les pays où l’islam règne en maître. Nous avons le christianisme, les idéaux démocratiques et les valeurs républicaines. Nous ne sommes pas parfaits mais sommes enviés dans de nombreux pays dont des pays musulmans.

  11. L’islam est le capital sans le capitalisme, le social sans le socialisme et le commun sans le communisme. C’est le juste milieu.

    Le style du coran est clair,
    Là où il y a prière, il y a juste après Zakat.
    Là où il y a croire, il y a juste après faire le bien.
    Là où il y a inciter les gens à faire le bien, il y a juste après empêcher le mal.
    là où il y a croire en dieu, il y a juste après croire au dernier jugement.
    L’usure est le seul péché où Allah déclare la guerre à l’homme

    Quant au mot gauche, je ne sais pas , c’est vraiment la poisse,

    L’ange de gauche écrit les mauvais actes.
    Celui qui porte son livre , au dernier jugement, avec la main gauche, il est foutu, les gens sont nus, ils cachent leur main gauche derrière leur dos.

    • “L’islam est le capital sans le capitalisme, le social sans le socialisme et le commun sans le communisme. C’est le juste milieu.”

      Excellent !

  12. Après lecture de cet excellent article d’ Anice Lajnef, l’on ne peut aisément comprendre pourquoi les tenants du capitalisme débridé et de l’ultralibéralisme qui idôlatrent le veau d’or et les partisans de la financiarisation à outrance du système économique et de l’accumulation du profit combattent l’islam et la religion musulmane .Cette religion va en effet à l’encontre fondamentalement des objectifs de ce système économique ultralibéral qui prône le ”chacun pour soi” ,l’individualisme ,le moi et l’égo au détriment du bien collectif et de l’intérêt général.

    • Pourquoi chercher une opposition du capitalisme “débridé” à une religion ? Votre vision du capitalisme que vous résumez à “chacun pour soi” n’a aucun sens, puisque la capitalisme est un système économique, pas de morale. Par ailleurs, c’est dans les pays dits “capitalistes” que le taux de redistribution du PIB dans leur population est le plus élevé, et où le sens global de la collectivité est ancré constitutionnellement. Je n’en dirais pas tant des théocraties ou pays se disant relever formellement d’une religion.

  13. Oui, la zakat, la salat, l’endurance. Aquitte toi de ta zakat tu seras en paix avec toi memme. Dépenser dans le sentier d’Allah si tu t’écoute que tu sais quelque part, Allah te l’échangera contre une faveur.

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