in ,

Ibrahim Maalouf et Djamil Le Schlag : deux artistes et le même courage face à la censure pro-israélienne

Le premier est un virtuose de la trompette classique, le deuxième un comique inénarrable, et les deux font preuve du même courage face à la censure pro-israélienne qui sévit en France, plus ou moins sournoisement, sur la scène publique comme sur les plateaux de télévision, dans les coulisses du show-business et les antichambres du pouvoir, sous les feux ou à l’ombre des projecteurs…

Ibrahim Maalouf et Djamil Le Schlag ne pourront assurément pas être taxés de carriéristes. Ils sont d’une tout autre trempe, de celle des héros du milieu artistique, suffisamment rares pour être salués, qui refusent de courber l’échine et de se taire, en l’occurrence au sujet de l’innommable : l’insoutenable génocide commis par Israël à Gaza, au vu et au su de tous, et pire encore, au mépris des appels onusiens réitérés au cessez-le-feu.

Face à un microcosme politico-médiatique qui pousse le cynisme jusqu’à minimiser l’horreur du massacre de la population martyre de Gaza, réfutant catégoriquement la qualification de «génocide» pour mieux absoudre l’Etat d’apartheid israélien de l’atrocité de ses exactions, Ibrahim Maalouf et Djamil Le Schlag défient la censure avec panache. 

Le premier a lancé « Boycottez-moi ! Je suis libanais, j’ai vécu la guerre de 2006, où Israël a bombardé pendant 1 mois », quand le deuxième, au sommet de l’humour corrosif, a claqué la porte de France Inter en plein direct, non sans témoigner son soutien à son confrère dans la tourmente, Guillaume Meurice. Celui-ci a été mis à pied, après avoir osé comparer Netanyahou, le boucher de Gaza, à « une sorte de nazi mais sans prépuce ».

Publicité
Publicité
Publicité

Laisser un commentaire

Chargement…

0

Neuf voitures carbonisées devant la Mosquée de Cherbourg. Une enquête a été ouverte

Gaza : les étudiant·es refusent l’indifférence