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Grande-Bretagne : les islamophobes qui avaient déchiré un Coran en plein match de football sont des femmes

C’était en décembre dernier, leur provocation sacrilège avait alors tenté d’électriser la grisaille hivernale du Yorkshire en faisant des confettis d’un exemplaire du Saint Coran en plein match de football, les dangereux semeurs de haine qui cherchèrent à mettre en pièces la politique anti-raciste du célèbre club de Middlesborough et à embraser les esprits de ses supporters, qui en sont par ailleurs ses fervents partisans, étaient en réalité des islamophobes en jupon. Qui l’eût cru ?

La police les recherchait très activement et quelle ne fut pas sa stupeur en découvrant l’identité des deux sinistres trublions qui provoquèrent l’exact effet inverse de celui recherché, en déclenchant un tonnerre d’indignation chez les inconditionnels du club de Middlesborough.

Les visages de l’islamophobie ordinaire ce sont elles, Julie Philipps, 50 ans, et Gemma Parkin, 18 ans, deux meneuses qui avaient pris position dans les tribunes au cours d’un dimanche qui s’annonçait sous les meilleurs auspices, placé sous les belles couleurs de l’idéal sportif, pour gâcher la fête.

Reconnues coupables de « crime de haine », jeudi dernier, par la Cour de Birmingham, les semeuses de troubles ont eu beau plaider l’inconséquente insouciance, à moins que ce ne soit l’insouciante inconséquence, leur défense a sonné comme un prêche dans le désert. Les deux fausses blanches colombes mais vraies racistes passées à l’acte ont écopé d’une amende, respectivement de 890 euros et 750 euros, sans échapper au sermon du juge Gordon Sayers qui les a désormais à l’œil : « Votre infraction est abjecte, et elle était planifiée incontestablement », a tonné ce dernier. Un troisième larron, qui a certainement vendu la mèche, avait été le premier interpellé par les forces de l’ordre au mois de mars, et s’est vu infliger 290 euros d’amende.

Quelques jours après les faits, la majorité silencieuse, celle qui ne compte dans ses rangs que des passionnés sincères du ballon rond et fidèles soutiens de la politique conduite par le club de Middlesborough, de toutes origines et confessions, avait riposté de la plus belle manière qui soit, en portant haut la bannière de l’anti-racisme dans les rues de la ville.

 

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