in

Etats-Unis : les ouvriers somaliens d’Amazon exigent de meilleures conditions de travail

Rien n’aurait pu dissuader les employés somaliens en colère d’Amazon de protester sous ses fenêtres, vendredi 14 décembre, pas même le froid glacial qui s’était abattu sur Shakopee, une localité de la banlieue de Minneapolis, engourdissant tout sur son passage, sauf leurs exigences pressantes.

Ils furent des dizaines à braver la rigueur hivernale du Minnesota pour manifester devant l’un des immenses entrepôts du géant mondial de l’e-commerce, leur détermination à faire entendre leurs revendications les protégeant de la chute brutale des températures.

C’est unis sous la même bannière et aux cris de « Nous voulons de meilleures conditions de travail ! » que ces travailleurs immigrés, femmes et hommes, originaires d’Afrique de l’Est et de confession musulmane, ont battu le pavé, ne supportant plus d’être exploités et de voir leurs droits les plus élémentaires bafoués.

Publicité

Formant l’essentiel de la main-d’œuvre du gigantesque hangar devant lequel leur grogne est montée, ces obscurs du mastodonte de la vente en ligne sont soudainement passés de l’ombre à la lumière. «  Nous n’avons pas de droits dans la compagnie », s’est insurgé Abdulkadir Ahmad, 30 ans, auprès de l’AFP.

« La plupart des travailleurs sont musulmans. Le taux de productivité imposé est trop élevé et l’entreprise ne se préoccupe jamais des blessures et autres accidents de travail de ses ouvriers », a-t-il déploré vivement, ajoutant : « Nous n’avons pas le temps de prier. Il y a beaucoup de pression. Ils disent que notre taux de rendement est trop faible ».

Publicité

De son côté, Abdi Muse, directeur exécutif de l’ONG Awood Center qui soutient les travailleurs d’Afrique de l’Est, a concédé « Nous sommes reconnaissants à Amazon d’avoir pris le temps de discuter avec nous », avant toutefois de regretter amèrement : « Malheureusement, cela ne s’est traduit par aucun acte fort, par aucune concrétisation réelle ».

A Shakopee, en ce vendredi placé sous le signe de la contestation légitime, malgré le froid vif qui aurait pu refroidir bien des ardeurs revendicatrices, des figures de la communauté musulmane américaine sont venues gonfler les rangs de la manifestation, dénonçant à leur tour les conditions de travail inadmissibles subies par les ouvriers somaliens d’Amazon.

« Lorsqu’ils quittent Amazon, force est de constater que beaucoup souffrent de douleurs au dos, de maladies chroniques, de blessures diverses contractées pendant leur activité », s’est ému Ahmed Anshur, l’imam du Centre islamique Al-Ihsan situé à Saint Paul, la cité phare du Minnesota.

Publicité

Le grief fait à Amazon par ses employés somaliens de l’autre côté de l’Atlantique a manifestement traversé l’océan, si l’on en juge par les grèves qui ont secoué ses filiales en Espagne, en Allemagne et au Royaume-Uni en novembre dernier, résonnant du même cri de ralliement : « De meilleures conditions de travail ».

 

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

5 commentaires

Laissez un commentaire
  1. Toujours étonnant de voir des gens malheureux dans leur pays , venir revendiquer dans celui d’accueil ! Pourquoi ne revendiquent ils pas dans leurs pays d’origine afin de la redresser ?… En France on accueille des milliers de migrants pseudos réfugiés , jeunes , physiquement en excellente santé , qui feraient mieux de défendre leur pays … ou alors ce serait pour les aides sociales ..? Je n’ose y croire ..!!!!

  2. Cheyenne : Sur une page d’oumma.com , tu as dit je suis pour la spiritualité mais pas pour les religions … Question : Qu’es que tu veut dire , et qu’elle finalité cette a dire , ou veut tu en venir ?

    • ALIKHAN 07 : Je ne pense pas, qu’il soit fatalement besoin être adepte d’ une religion, pour croire, et aimer Dieu. Nous sommes tous égaux, face a lui, donc, je pense qu’ il n’ y a point besoin d’ intermédiaires . Il n’est nul besoin d’être un érudit en théologie, pour être un homme responsable de ses actes . Le jour du jugement, chaque homme est seul, et, ne pourra point, se décharger sur ses guides, même s’ils étaient mauvais . J’ ai décidè de prendre mon destin en mains, et, ça n’ engage que moi. Je respecte les gens, dans leurs croyances, s’ il sont sincères, mais, aiment faire réfléchir, quand ils disent croire, et ont des propos opposés a ce qu’ils disent, car c’est de l’ hypocrisie, et ça, ce n’ est spirituel !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Written by Fabienne Doucet

Publicité

Fusillade de Strasbourg: une jeune fille envoie un message aux musulmans

Sonia, une femme voilée poignardée en pleine rue à Montauban