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Ecosse : le fils d’un imam tué dans une fusillade

La communauté musulmane d’Ecosse est en état de choc depuis que l’annonce de la mort violente du fils d’un imam de l’une des plus grandes mosquées de la région s’est propagée comme une traînée de poudre, semant la consternation, notamment à Edimbourg, théâtre d’une fusillade mortelle.

Les faits se sont passés dimanche, vers 1 h du matin, sous les yeux d’habitants terrorisés qui ont assisté au spectacle inhabituel d’une folle course-poursuite nocturne qui a pris fin dans un crépitement de coups de feu. Gisant sur le sol, atteint par une balle, Mohamed Omar Abdi, le fils d’une grande figure locale de l’islam, estimée de tous, est mort sur le coup, tandis qu’un autre homme, grièvement blessé, a été conduit à l’hôpital.

Survenant quelques jours après le meurtre du soldat anglais commis à Londres, qui a fortement choqué la Grande-Bretagne et révulsé les représentants de la communauté musulmane britannique, cette agression tragique, qui a fait une victime musulmane dont chacun loue les immenses qualités de cœur, a fait monter d’un cran la peur de voir se multiplier les représailles islamophobes meurtrières.

"Mon coeur saigne littéralement depuis que j'ai été informé de sa mort", a déclaré Ahmed Yahya Berrada, un ami du défunt Mohammed Omar Abdi, au Herald Scotland,ajoutant bouleversé :"Je n'ai jamais vu quelqu’un d’aussi respectueux envers son prochain, toujours souriant et sincère, il s’exprimait avec douceur et riait avec humilitéC’est si injuste, personne n'a le droit de prendre la vie de quelqu'un."

Pour l’heure, l’enquête policière n’en est qu’à ses prémices, et semble s’orienter vers la piste d’un règlement de comptes entre deux groupes d’hommes noirs, au nombre de six, mais sans plus de détails.

Du côté des fidèles d’Edimbourg, l’accablement est général, chacun compatissant à la douleur qui frappe la famille du défunt. Les hommages posthumes à la mémoire de Mohamed Omar Abdi s’enchaînent, tous décrivant le même homme, plein de vie, loyal, tolérant, qui témoignait de l’empathie envers les autres, à mille lieues de la violence d’une équipée sauvage qui l'a tué.

"J'ai eu le plaisir d'étudier avec lui pendant un an, il lui arrivait d’évoquer  l’histoire des prophètes et de l'islam, et il m’a confié qu’il ne pouvait pas trouver le sommeil tant qu’il n’avait pas lu sa dernière  prière", a relaté un de ses amis d’université, très ému.

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