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Dr Alajami: “Il faut affronter le Coran et l’Islam avec les outils de la raison si l’on veut que la foi survive à la raison”

Entretien avec le Dr Alajami, Docteur en médecine, Docteur en Littérature et langue arabes, Coranologue, théologien, spécialiste de l’exégèse du Coran.

Vous avez  créé un site dédié à la compréhension du Coran en précisant que” votre approche est strictement rationnelle et dépassionnée.”

J’ai effectivement ouvert en ce début d’année un site intitulé « Que dit vraiment le Coran ; penser et vivre son islamité à la Lumière du Coran » : https://www.alajami.fr/

Depuis près de vingt ans, mes recherches sont centrées sur la compréhension du Coran et ce site est destiné à mettre à disposition la partie essentielle des résultats issus de cette démarche. C’est donc bien évidemment un site dédié à ceux qui veulent comprendre le Coran par eux-mêmes. De nombreux thèmes sont ainsi abordés sans détour, qu’ils concernent des questions religieuses, juridiques, sociétales ou théologiques, nombre de sujets constituant de sérieuses remises en question de nos certitudes de musulman.

À vrai dire, autant le Coran est la référence absolue du musulman, autant les travaux quant à « comprendre le Coran » sont actuellement rares. Par ailleurs, l’Exégèse classique interprétative domine en sa version réductrice wahhabo-salafiste et impose aux esprits une compréhension du Coran établie selon les schémas et les modes de pensée d’un autre temps. En ces conditions, comment en tant que simple croyant accéder au sens du Coran sans le comprendre en fonction de la grille de lecture proposée et imposée par l’Islam ? Je propose donc à qui souhaite comprendre ce qu’était le Message coranique avant sa prise en charge exégétique une méthodologie d’analyse littérale permettant de mettre en évidence le sens premier du Coran, sens initial, ce que je nomme le sens littéral. En somme, il s’agit principalement de réaliser l’explication du Coran par lui-même ou tafsîr al–qur’ân bi-l–qur’ân, très ancien concept qui n’a jamais réellement été mis en œuvre. Ceci revient à approcher le Coran en dehors de tout système d’interprétation et d’en déterminer le sens uniquement à partir des informations qu’il fournit in situ et/ou sur l’ensemble du texte coranique.

Par approche rationnelle, j’entends ce que nous sommes à l’heure actuelle : des croyants entrés dans l’ère de la raison et dont la foi ne se satisfait plus d’explications construites à partir d’une antique explication irrationnelle du monde. Il nous faut donc savoir affronter le Coran et l’Islam avec les outils de la raison si l’on veut que la foi survive à la raison. Malgré tout, ce n’est point le Coran qui doit ainsi être désacralisé, mais les exégèses. Il va sans dire que les résultats de nos études, le sens littéral du Coran, diffère très souvent de ce à quoi nous sommes habitués au nom même de l’Islam. Il faut donc pour comprendre et intégrer ces changements de paradigme, parfois déstabilisants j’en conviens,  procéder par la raison et non par l’affect, rationalité et passions maîtrisées sont ici absolument nécessaires. Aussi, face au Coran par lui-même et en lui-même, avoir une approche dépassionnée s’impose, ce que du reste toute rationalité rigoureuse sous-entend.

– Vous affirmez  que  “le Coran n’est pas nécessairement le reflet de l’Islam, et inversement ?”

Oui, sans ambiguïté, mais il ne faut pas s’en étonner ou s’en affliger. En une formule plus lapidaire encore, je dirais  que le Coran n’est pas coupable de l’Islam, mais que l’Islam n’est pas innocent du Coran ! Il ne s’agit pas chez moi d’un postulat de départ, mais d’une des conclusions évidentes dès lors que l’analyse littérale permet de constater verset après verset que le sens littéral du Coran diffère parfois grandement des signfications que l’Islam soutient. À partir du moment où l’on parvient à comprendre le Coran sans passer par les interprétations soutenues par l’Islam, l’on ne peut que mesurer le différentiel entre le propos coranique et celui de l’Islam. Le Coran n’est le reflet de l’Islam que si on le lit avec les lunettes de l’Islam.

Que « le Coran ne soit pas nécessairement le reflet de l’Islam », et inversement, est aussi un attendu logique puisque le Coran est a priori antérieur à l’Islam. En réalité, cette différence entre le Message du Coran et le propos de l’Islam est la preuve même que le Coran a précédé l’Islam qui, rappelons-le, n’a connu ses formes définitives orthodoxes que trois ou quatre siècles après le temps de la révélation coranique. Mes recherches, en mettant en évidence les différences entre le Coran et l’Islam sont une preuve forte et rationnelle de ce que le Coran a précédé l’Islam.

Pour autant, je tiens à préciser que ma démarche n’est pas celle du coranisme puisque ces mêmes recherches mettent clairement en évidence qu’il n’y pas dans le Coran les éléments d’un Islam que l’on supposerait alors parfait. Comme toutes les religions, la formation de l’Islam s’inscrit dans l’histoire et n’a d’existence réelle que post-coranique, toute tentative d’exhumer l’Islam idéal coranique est donc de principe vouée à l’échec.    

Concernant le Coran, sa diffusion orale élargie et l’absence d’une caste de scribe a entraîné de facto la victoire de l’interprétation, c’est donc la caste exégétique qui a rapporté la bataille du Texte. Il s’est avéré inutile de modifier le texte coranique lui-même puisqu’il fut beaucoup plus aisé d’en modifier la signification par interprétations et surinterprétations successives et orientées en fonction des besoins de construction de l’Islam.

Au final, le Coran ne dit pas ce que l’Islam dit, mais ce que l’Islam lui fait dire. Comprendre le Coran par lui-même permet donc d’entendre son Message originel et, conséquemment, de mesurer l’écart d’avec l’Islam. Bien sûr, un tel constat pose question pour les musulmans qui, de manière inconsciente, ont assimilé que le propos de l’Islam était conforme au Coran. Enfin, bien que les résultats de mes recherches puissent être parfois très déconstructeurs de nos certitudes islamiques, je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas pour moi d’opposer le Coran à l’Islam, mais de comprendre l’Islam à partir du Coran, et non le contraire comme nous le faisons sans même en avoir conscience. En d’autres termes, mesurer la différence entre le Coran et l’Islam est une clef essentielle pour qui veut comprendre le Coran et, par voie de conséquence l’Islam.

 

Vous soulignez  que l’explication du Coran que vous  réalisez “est littérale et, bien qu’elle ne s’appuie que sur la lettre du texte coranique, elle diffère profondément du littéralisme.”

Tout à fait, et il est indispensable de bien saisir la différence entre l’analyse littérale telle que je l’entends et le littéralisme tel qu’il est compris. Méthodologiquement, le littéral est donc ce qui est fidèle au texte selon le texte lui-même, fidélité au texte qui doit être distinguée d’une supposée fidélité à la lettre qui, elle, est censée représenter le littéralisme. L’analyse littérale du Coran est ainsi qualifiée du fait qu’elle a pour fonction de déterminer le sens littéral lequel est la plus petite unité de sens d’un verset, c’est-à-dire le sens hors interprétation, sens pleinement intra-textuel puisque ne faisant appel qu’aux données coraniques ; le sens littéral exprime donc le paradigme coranique. Le littéralisme n’est pas comme on le suppose la lecture du Coran selon la lettre, mais la recherche d’informations extra-coraniques afin de déterminer de la sorte le sens du Coran. Ce qui est nommé littéralisme est une démarche interprétative et intertextuelle puisque cette approche du texte coranique fait constamment appel à un vaste corpus exégétique extra-coranique : les hadîths exégétiques ; les circonstances de révélations/asbâb an–nuzul ; l’hagiographie prophétique/Sîra ; les avis exégétiques/aqwâl d’autorités anciennes ; les isrâ’îlliyyât/emprunt direct des sources judéo-chrétiennes.

En réalité, ce corpus ne fournit pas le sens du Coran, mais une somme d’interprétations construites pour traduire les besoins exégético-juridiques ayant été nécessaires à l’élaboration progressive de l’Islam. Logiquement, le littéralisme exprime alors le paradigme islam. Il n’y a donc pas à s’étonner de ce que le littéralisme n’ait pas cherché à mettre en œuvre ce qui aurait dû être son objectif prioritaire : l’explication du Coran par lui-même. La fidélité à la lettre coranique à laquelle prétend le littéralisme n’est de fait qu’une illusion exégétique. Ceci explique aussi que le mouvement salafo-wahhabite actuel se revendique du littéralisme, non pas qu’il soit de la sorte conforme ou contraint par le Coran, mais, qu’au contraire, le littéralisme lui permet par un recours sélectif aux sources extra-coraniques de justifier plus aisément  ses propres croyances et prétentions passéistes. En ces conditions, le texte coranique ne sert plus que de pré-texte et de prétexte aux textes de l’Islam. La lettre du Coran dont tant se réclame le littéralisme est de facto l’otage herméneutique de l’Islam, un rapt de sens.

Vous estimez que votre approche  “sous-tend la réforme du musulman, son propre travail d’islamité. “

En effet, car être musulman est un équilibre permanent entre notre vivre au monde et le vécu de notre religion, une relation individuelle dynamique entre foi et pratique. Par islamité, et il s’agit de mon point de vue d’un concept central,  j’entends donc le rapport qu’un musulman établit avec sa religion, quelle part il en admet, quelle part il en tait et quelle part il en refuse. En fonction du différentiel constatable entre le Coran, l’élément premier de notre foi, et l’Islam,  l’élément constitutif de notre pratique, une telle démarche passe nécessairement par la mise en comparaison critique du Message coranique avec celui de l’Islam. Non pas pour distendre les attaches qui nous relient à l’Islam, mais bien afin de tisser ou retisser ce qui, par le Coran, nous unit à Dieu. Être musulman est alors vivre notre lien à Dieu au nom de notre foi et de l’engagement qui en découle. En pratique, l’islamité présuppose que les musulmans portent à l’aune du Coran un regard critique sur ce qui compose leur religion afin de rester en adéquation avec leur évolution propre et celle du monde en lequel ils vivent leur foi au nom de l’Islam et leur Islam au nom de leur foi.

Pour cela,  il faut parvenir à mettre en lumière des arguments coraniques probants permettant de comprendre par quels mécanismes interprétatifs l’Islam a dévié des énoncés fondamentaux du Coran. Pour autant, l’islamité ne consiste pas à rejeter l’Islam au nom du Coran, mais à accorder selon le Coran notre relation de musulman à notre propre religion. Afin d’harmoniser notre relation à l’Islam, un critère est alors fondamentalement utile : le sens littéral du Coran, c’est-à-dire son message hors interprétation islamique. À partir de cette base coranique, il est ainsi possible de comprendre intelligemment l’Islam en tant que phénomène historique et, par conséquent, sans porter nécessairement de jugement de valeur. De la sorte, il n’y a pas lieu d’opposer un bon islam à un mauvais, un vrai islam à un faux, l’islam du meilleur à l’Islam du pire ; l’Islam est ce qu’il est à l’époque où ne le pratiquons.

Si l’Islam est une adaptation permanente, être musulman est s’adapter à l’Islam avec lequel alors on compose, cette dynamique ne vise donc pas à réformer l’Islam, mais notre relation à l’Islam. Puisque le message du Coran est, à l’inverse de l’Islam, immuable et intemporel, moduler son islamité passe donc par le fait de se donner les moyens fiables de valider ou refuser diverses assertions problématiques de l’Islam en utilisant le Coran comme critère intangible de sens. Ainsi, l’islamité représente-t-elle l’expression de la réforme du musulman, la recherche permanente de l’équilibre entre notre foi et notre religion, une alchimie concrète entre croire et penser, foi et raison. L’islamité est par conséquent construire rationnellement et hors contrainte un rapport strictement personnel à l’Islam. Enfin, l’islamité permet en fonction de la compréhension littérale du Coran de maîtriser notre lien à l’Islam, d’éclairer ainsi l’Islam par le Coran, d’harmoniser foi et raison.

Vous souhaitez  réconcilier “foi et raison”, mais vous tenez à rappeler que vous  ne vous “s’inscrivez  donc pas dans la lignée réformiste.”

Il est clair que le réformisme cherche à concilier foi et raison, d’ailleurs ce mouvement est pour l’essentiel né vers la fin du XIXe siècle sous la poussée du positivisme. Cependant, le réformisme a pour objectif de réformer l’Islam sans que l’on sache selon quels critères mener à bien cette tâche. Or, mon sujet n’est pas l’Islam, mais le Coran.

De plus, et surtout, qui donc aurait autorité pour imposer la suppression ou la modification de tel ou tel point de l’Islam ? Qui donc aurait le droit et la capacité de décider pour les musulmans ce qu’ils doivent suivre ou délaisser de l’Islam ? Cette entreprise, pour aussi séduisante qu’elle soit selon ses acteurs, ne possède pas en soi les moyens d’imposer à la majorité le point de vue d’une certaine élite intellectuelle. L’Islam étant pour partie un système d’interprétation du Coran, le réformisme n’a d’autre solution en la matière que de proposer d’autres interprétations et l’on constate qu’aucune règle ne gère et ne régule cette activité. Au demeurant, les réformistes et les penseurs musulmans se veulent bien plus des hommes de contexte que de Texte. Et, si l’on ne fait référence qu’à l’interprétation personnelle, comment donc supposer que l’avis d’un interprète contemporain pourrait peser sur la doxa exégétique en place.

Les gardiens du Temple, solidement installés dans la tête des musulmans, continueront à peser sur leur compréhension du Coran. À l’opposé, la recherche du sens littéral du Coran est non interprétative, elle renvoie donc chacun au texte et le laisse libre en fonction de son cheminement personnel d’islamité de remettre en cause ou non certaines affirmations de l’Islam que cette compréhension du Coran met en évidence. Il ne s’agit donc pas pour moi de défendre le sens littéral contre les interprétations, le Coran contre l’Islam, un camp contre un autre. Je ne positionne pas en leader d’opinion, en détenteur d’une vérité à suivre ou, pire, en néo-mufti. Ceci explique aussi que sur ce site je développe ma méthodologie et me situe toujours dans une démarche explicative exposant explicitement les éléments de démonstration quant au sens littéral de tels ou tels versets. Ma démarche fait donc appel à l’intelligence du lecteur afin qu’il puisse par lui-même faire son propre jugement.

Propos recueillis par la rédaction Oumma

25 commentaires

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  1. Humour :
    Lettre d’embauche pour Mr Akhad et Mr Abou Tahar Al-Tlemceni,

    En tant que groupe privé de l’audiovisuelle et au vu de l’ensemble des réponses et commentaires que vous laissez fréquemment sur le site Oumma.com depuis plus de 10 ans pour certain, nous serions heureux de vous offrir à chacun un poste au sein de notre équipe dirigeante pour l’animation d’une nouvelle émission.

    Pour Mr Akhad : un poste de Censeur qualifié vous sera proposé avec possibilité d’accès au matériel sophistiqué qui équipe les nombreuses chaines TV et Web Maghrébines . L’accès au bouton rouge de coupure direct de la liaison internet vous sera également offert. Nous ne pourrons effectivement tolérer dans l’émission toutes voix discordantes et nous sommes persuadés que vous vous sentirez très bien à ce poste.

    Pour Mr Abou Tahar Al-Tlemceni : Grace à votre ancienneté et à la suffisance de vos réponses, nous serions heureux de vous propulser directement au manette du service. Ainsi il vous sera possible avec cette légèreté de ton, qui caractérise votre style et la facilité d’attribution de bon point ou pas à tel ou tel intervenant, de pouvoir maintenir l’ordre établi et cela sans apporter aucun argument contradictoire.

    La seule contre partie qui vous sera demandé pour l’affectation à ses postes, sera de présenter humblement vos excuses à « Mr Boblepinge » et à « Mr Moreno Al Ajami » , qui reste malgré tout vos frères en religion , pour le manque de respect formulé dans vos réponses. Mais nous pouvons le comprendre dû à une « fin » ou « Faim » de ramadan un peu difficile.

    Nous sommes certains que vos excuses seront appreciés.

    Il est vrai que les réflexions du Dr Al Al Ajami peuvent dérouter certains mais nous le remercions de faire avancer le débats sans aucune intention comme vous semblez le dire, de diviser le puzzle 1000 pièces de L’islam déjà existant.
    Nous y voyons au contraire un mouvement vers une unification et un apaisement grâce à un retour vers le texte originel sans influence contextuelle.

    J’oubliais, le titre de l’émission qui vous sera proposé d’animer si vous l’acceptez sera : « L’Islam, vous avez des questions, nous n’avons pas de réponses ! »

    PS : Comme le dirait ce jeune PADAWAN d’Idriss Aberkane, toutes idées nouvelles ( si l’on peut parler de nouveauté ) passe par trois étapes .
    1/ Ridicules 2/ Dangereuses pour devenir 3/ EVIDENTES.

    Bonne fin de ramadan,
    Fraternellement

    • kabyle, on comprend pourquoi vous êtes “solitaire”, avec ce ton précisément et cette nullité argumentative, les amis ne se sont pas prêts d’apparaître à votre horizon existentiel. Mais pour reprendre votre commentaire, je vous donne un bon point en effet pour avoir essayé de verser dans l’humour.

      Pour le reste on peut comprendre comment vous tentez de maquiller vos complexes d’infériorité (un truc de kabyle contre les autres Algériens?) parce que vous me reprochez, la suffisance ou l’intolérance. Un conseil d’ami, laissez tomber votre clavier d’ordinateur, armez-vous d’un balais et travaillez devant votre porte.

      Puis, si entre temps, une idée sur l’islam, même toute simple et fragile, vous venait, n’hésitez pas à la partager, cela nous changera du discours de mouton qui gobe sans examen critique tout ce qui s’emploie à avilir notre religion au nom d’une misérable et illusoire modernité.

      • Je dois comprendre à la lecture de votre réponse, que vous refusez le poste. Nous le regrettons.
        Par contre, je vous tire mon chapeau pour votre courage. Oser affrontez le lobby Kabyle sans sourcillez, même moi j’aurai pas oser. Il serait de mon devoir de vous secourir d’une situation qui pourrait vous coûter la privation définitive d’un bon café sur l’ensemble de la région parisienne. Mais je sais que vous saurez vous rattraper seul de cette maladresse.

        Humblement, je pose mon balaie deux secondes et vous demande d’accepter mon repentir. Pardonnez moi au grand cheikh des cheikhs.. Ne poser pas votre lame sur ma nuque et acceptez un de mes enfants en offrande ( Ils ont un peu de sang marocain par leur mère ) ça les rapproches de Tlemcen, Non ! … Aussi, au nom de l’ensemble des intervenants sur Oumma, qui ont subi votre jugement, nous vous demandons miséricorde et mansuétude pour nos faiblesses dans nos analyses. Votre lumière qui semble jaillir de votre passeport bleu , nous oblige à nous incliner devant autant de certitude.
        Moi qui pensez que seul Dieu en était le détenteur, il semblerai qu’être citoyen américain donne autant de pouvoir..

        Comptez sur moi pour vous être fidèle et vous assure que dès qu’une question pertinente en rapport avec l’Islam ou le Coran (vous avez vu ça, je fais la distinction. qu’elle horreur ) jaillira de mon cerveau atrophié , je vous demanderai de nous en donnée l’explication.

        Mais sachez une seule chose, le kabyle est fidèle mais déteste se faire berner , si j’apprend que comme Tariq, derrière de beau discours, vous nous avez fait un petit dans le dos, type escroquerie à la CAF, fausses déclarations, ou tout autres cachotteries, nous deviendrons tout comme vous…………. IMPITOYABLE !!!

        ….d’ailleurs, pour être sur, Michel branche moi les micros…..

        • kabyle très solitaire

          Plutôt que de vous évertuer à avoir le dernier mot, que je vous laisse volontiers, tâchez (et ce sera mon dernier conseil) de saisir la bénédiction suprême de ces derniers jours du ramadan. Vous verrez un bon coup de balais sur les toiles d’araignée de l’âme, rien de mieux pour repartir d’un bon pied les onze prochains mois.

          Quant à moi, je me tais. Je vous laisse, à vous et autres comiques de tous poils, l’estrade toute entière.

          Salutations, et par avance Eïd Mubarak à tous mes frères et soeurs.

  2. Dès le titre on se demande si ce Al Ajami qui se dit théologien ou que l’on prend pour un théologien est là pour en découdre et pour qui roule-t-il . Il ne s’agit pas pour un musulman “d’affronter le Coran et l’Islam” mais de comprendre le Coran pour bien vivre son islam . Donc au delà de ce titre, véritable verrou, il n’est plus possible de poursuivre la lecture d’un texte qui ne peut être que malveillant vis à vis de l’Islam et des musulmans.

  3. Salam alaykoum,

    Aucun texte du Coran n’entre en conflit avec la raison saine, mais de mauvaises compréhensions des textes peuvent entrées en conflit avec celui-ci.

    On ne suit pas les textes selon sa propre raison, il y aurait autant d’interprétation que d’hommes sur terre..

    Quand à l’interprétation du Coran par le Coran cela a déjà été fait bien auparavant mais il faut aussi interprété celui-ci par les hadiths également comme le sais toute personne ayant un minimum de science en ”tafsir” (explication du Coran).

    • Très bien dit !
      Le tafsir (qui fait appel aux hadiths également) permet contextualiser pour saisir la substance et ensuite raisonner.

  4. Cet article c’est du vent. Ce sont des généralités qui sont site. Il faut des exemples concrets de ce que ce monsieur raconte pour pouvoir juger le travail qu’il souhaite mener. A partir de là je pense qu’on va beaucoup rire …

    • akhad

      Merci. C’est ce qu’il fallait dire.
      Vous coupez Internet et ce “théologien” auto-proclamé cesse d’exister. Pour al-Ajami le tafsir (et 14 siècles de théologie) a zéro valeur, c’est lui seul qui va nous expliquer comment lire le noble Quran… C’est drôle comment certains musulmans sont fascinés par le premier beau parleur venu, et ignorent complètement le miracle du noble Quran et l’exemple parfait du Prophète (saw).

      • Ce qui est drôle, ce sont les arguments que vous employez pour tenter de discréditer ce “théologien”…lui couper internet ! Étayez au moins cela avec quelques exemples concrets. Faites comme lui qui découpe les mots du Coran et apporte une autre signification. Franchement, j’ai hâte de lire un croyant suffisamment instruit en langue arabe (ou un savant) qui le contredise sur ces propres paroles. Qu’il y ai enfin de vrais débats sur ce que l’on prêche comme des vérités absolues venant de Dieu…

    • Combien d’articles avez vous lu de son blog ? Il parle quand même de la prière, du jeune, de la charia…vous appelez cela des généralités ? Moi, il me semble que ce sont de véritables remises en question grave du culte, du dogme et de la compréhension de la religion et surtout de ce que certains ont fait de la parole de Dieu…

      • Mon pauvre “bob-la-pige”, vous êtes vraiment naïf si vous que croyez que ce M. Moreno al-Ajami va à lui seul, avec ses petits bas musclés, déconstruire 14 siècle de théologie islamique. C’est d’une arrogance inouïe, comme on dit, le tout à l’ego.

        Pour répondre à vos interrogations existentielles, bien sûr j’ai pris soin de consulter son site, ses interventions à droite à gauche: les bras m’en sont tombés. On nage en pleine idéologie herméneutique, destinée à un public et des médias occidentaux. J’y vois la convergence de deux forces négatives. L’une provient de ces “experts” auto-proclamés qui voient l’islam sous le prisme des discours occidentaux (la philosophie allemande en particulier), qui naviguent autour de concepts jamais définis une fois pour toute. L’autre mouvement découle de l’ignorance croissante de la masse musulmane sur sa propre religion. Regardez le cirque autour du ramadan…

        Pourtant le miracle au coeur du noble Quran est sa polysémie, ou pour reprendre sa propre métaphore: sa constellation de sens (historique, philologique, biographique, juridique, et surtout spirituel). Mais ce monsieur, lui, ne voit pas de place pour l’interprétation, chacun est laissé à lui-même, comme un consommateur au supermarché devant un rayon de boîtes de céréales. Ce serait presque comique, si ce genre de posture n’entretenait pas de nouvelles fractures dans une communauté déjà affaiblie.

  5. Salam,

    Alors là, mon cher Dr Al Ajami, je préfère vous arrêter de suite. Pour beaucoup nous ne sommes pas encore prêt je pense à une telle démarche intellectuelle qui consisterai a comprendre le Coran par lui même.

    Je m’explique, notre problème est plus compliqué que de savoir si l’Islam est l’expression du Coran ou pas .
    Je viens de grillé 3 heures de mon temps cette après midi, dans une large discussion avec un ami qui se posait la question cruciale en cette période de jeune de savoir s’il pouvait mettre ce soir dans sa salade prévu pour le ftour , cet excellent vinaigre balsamique que venait de lui offrir un voisin chrétien.

    Alors votre appel à une analyse littérale du Coran à ce moment là, je ne vous raconte pas ce qu’il en pensait. Notre problème était de trouvé un avis favorable d’un cheikh (peut importe lequel, même d’un pachtoune en fin de vie qui lui permettrai de le faire et, miséricorde, ce fût le cas. Pour me remercier il me proposa de la partager avec lui. Mais j’ai dû malheureusement décliné l’invitation à cause des bouts de poulet qui l’accompagnés sur lesquels j’émettais des doutes quand au caractère hallal. Il me confirma pourtant que cette viande venait d’un boucher du quartier que je connaissais bien d’ailleurs. Un ancien tolard reconverti dans la barbaque. Pas confiance !!!!!

    Alors par pitié DR , laissez nous tranquille, on a déjà mal à la tête. Mais par respects pour votre travail , nous allons tout même faire ce que l’on sait faire de mieux, transmettre vos réflexions à nos enfants afin que vous puissiez revenir les voir dans une vingtaine d’année pour en reparlé entre deux voyage spatiale de la compagnie d’Elon Musk…

    Pour nous , on vous remercie, mais c’est trop tard. …!!
    PS : Au fait MUSK avec un nom pareil, il doit être musulman non ? … Faut qu’on fasse nos recherches demain avec mon ami …

    • Merci pour ce lucide commentaire. Je désespère d’en lire d’autres…! Certains croyants ont ils vraiment peur de perdre la foi en se reposant des questions sur ce qu’ils ont appris de leur religion et de la vision qu’il ont de Dieu ? C’est grave si c’est le cas, car cela va à l’opposé de ce que Dieu à dit par l’intermédiaire de son archange Gabriel…”Lis….” ! Comment peut on être certain à ce point de ce que l’on nous a enseigné sans jamais oser le remettre en cause ? La foi ne devrait pas conduire à l’aveuglement pourtant. Cela doit être plutot la peur, peur d’avoir été trompé, égaré par de sombres desseins… Non, mais n’ayez craintes, l’homme est un loup pour l’homme depuis l’aube de l’humanité. On est plus à une supercherie prêt 🙂

  6. Le coran est le seul livre sur terre qui montre à l’homme les moyens et les outils pour contredire la révélation, et pourtant l’homme reste impuissant devant ce défit.

  7. Comment Dieu, qui nous a créé libre, nous obligerait de quelque manières que cela soit à lui rendre un culte ? Peut on obliger quelqu’un à aimer ?

    • On ne lui rend aucun culte. C’est pour toi que tu le fais. Lui, tu ne lui rajoutes rien et tu ne lui enlèves rien. Il est Le suffisant, Il est l’Infini, Il dit soit et cela est.
      C’est toi, petite créature fragile qui a besoin de Lui. Ton auto-suffisance est à la hauteur de ton estomac ou ta soif. Sans eau ou nourriture qui sont des bienfaits d’Allah swt, tu n’es plus rien malgré toute la science que tu peux étaler. Es-tu ingrat ou reconnaissant envers ton créateur ?
      Sans spiritualité, tu es un désert asséché. Ton coeur s’assèche rapidement et se vide.

      • Mon coeur s’assèche, je suis auto suffisant, ingrat, sans spiritualité, un désert déséché… Merci, il ne me reste plus qu’à creuser mon trou et sauter dedans ? Heureusement que tes propos ne m’impressionne pas et que j’ai confiance en ce Dieu qui aime d’amour plutôt qu’à tes paroles. Je ne te souhaite même pas de vivre les cauchemars que tu envoie aux autres, mais par contre j’espère un jour que la “foi” qui t’habite t’aidera à changer de discours stéréotypé, car celui qu’on t’a enseigné dans ces écoles de la mort, raisonne comme une ode à l’enfer. En tout état de cause, le dieu en lequel je crois ne m’a à ce jour jamais contraint en quoi que ce soit. Et s’il eu besoin de le faire, cela aurait été en toute bienveillance et non sous la menace, j’imagine.

        • Tu ne trompes que toi par ton commentaire.
          Tu as bien écrit : “Peut on obliger quelqu’un à aimer ?”
          Tu as posé des questions, je t’ai répondu. Tu as ton libre arbitre alors fais ce que tu veux. Ton opinion, c’est à Dieu swt à qui tu devras l’expliquer surtout.

          L’amour cela va dans les deux sens sinon on appelle ça de l’égocentrisme. Croire que tout lui est du et qu’on a rien à faire en retour, cela s’appelle de l’arrogance associée à de l’ingratitude. Attention par ailleurs à ne pas confondre amour et passion. Beaucoup de personnes aiment plein de choses qui les perdent au final car il ne s’agit pas d’amour mais de passion. Ils croient parler à Dieu swt alors qu’ils parlent au diable qsml. La passion dans les coeurs c’est ibliss qsml qui te la construit et te fait dire des choses qui éloignent d’Allah swt. En plus, pour toi chacun a son dieu alors qu’il n’y a qu’un seul Dieu swt pour tous. Si tu l’aimais, tu le saurais et tu deviendrais plus humain envers les autres. Allah swt est Le Bienfaiteur, Le Miséricordieux. Ecoute ton coeur, tu verras tu le sentiras. Il se cache toujours une petite oasis quelque part. Cherche bien 😉 Tu peux le sentir car Il est l’Infini, l’Omniscient. Rapproche toi ensuite des juifs, des chrétiens, des musulmans ou des personnes avec bon coeur, tu verras c’est beau de partager les coeurs.

          Paix et amour

    • Si on n’aime pas dieu, on doit sortir de son univers, on ne doit pas manger sa nourriture, ni respirer son air.
      Quand on haie une personne, on n’habite pas chez elle.

    • ton patron qui t a offert un travail , tu vas faire en sorte de tout bien faire pour le rendre satisfait , tes parents qui t ont élevé , tu vas être respectueux, affectueux, reconnaissant ,alors demande toi , comment tu dois être reconnaissant pour celui qui t a donné la vie, la nourriture, l’ air pour respirer , la terre pour la cultiver ….

      • Notre patron, on lui doit effectivement un travail vu qu’il nous offre un salaire. Dieu à l’opposé des hommes, n’a effectivement rien besoin, ni de tes implorations, tes offrandes, tes cultes, tes pleurs… Après, libre à toi de croire que tu lui es redevable pour la vie qu’il t’a offerte, mais pose toi une question : à quel moment t’a il demandé cela à toi personnellement ? Non, parce que comme c’est Dieu, je pense qu’il n’aurait aucune difficulté à communiquer avec nous directement sans même qu’il en soit fatigué ou agacé.

  8. Assalamou Aleikum,
    “Affronter le coran et l’islam avec les outils de la raison”, je suis tout à fait d’accord avec vous DR. Alajami, vous pourrez par exemple citer le rite (ou école) Ibadite qui a intégré cela dès le départ, vers l’an 50 de l’hégire, avec l’Imam Jabir Ibn Zayd. #Alajami #Ibadite #Islam

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Dire non à Dieu…

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