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De la servitude à la liberté

La pratique de l’esclavage n’est pas l’apanage de la presqu’île arabique. Elle était répandue dans tout le Moyen-Orient et tirait cette plaie comme le rappelle Al-‘Aqqâd dans son ouvrage « la philosophie coranique. »

A ce sujet, il cite Platon qui considérait l’organisation de la servitude comme une nécessité au sein de la République vertueuse dans son stade le plus élevé. Il refusait à l’esclave l’égalité des droits inhérents à la citoyenneté. Le maître pouvait en disposer à sa guise. Il usait à son égard de sévères châtiments autant que sa volonté en décidait, sans qu’aucune loi ou qu’aucune personne ne puissent limiter la punition infligée.

De son côté, Aristote érigea en principe immuable le partage du monde entre les hommes créés pour être des seigneurs et ceux astreints à la soumission et à l’obéissance.

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Les religions antérieures à l’Islam n’échappèrent pas à cette règle formulée comme un principe de gouvernement des sociétés humaines. Le Christianisme, bien que sa doctrine reposait, dès l’origine, sur l’amour du prochain, proclama que l’obéissance de l’esclave à son maître était une obligation qui n’admettait aucune restriction.

Avant l’apparition de l’Islam, les esclaves constituaient une classe dépourvue de toute volonté de penser et d’agir selon leur convenance et ne pouvaient prétendre à aucun droit, si ce n’est d’être nourris et vêtus plus ou moins décemment.

L’esclavage était une réalité sociale jusqu’à la fin du XIXe siècle. Le besoin de main-d’œuvre, principalement en Amérique, conduisit l’Angleterre, l’Espagne et le Portugal en particulier, qui exerçaient leur autorité sur de grandes étendues de terres spoliées, à organiser des raids sur le continent africain avec ou sans la complicité des notables locaux. Leurs incursions répétées vidaient les tribus d’hommes et de femmes valides qui, transportés dans des conditions lamentables et traités inhumainement, étaient mis au service du nouveau peuplement, lequel ne lésinait pas sur les méthodes d’exploitation de cette chair humaine.

La révolution industrielle, résultat du progrès technique, atténua la nécessité de la main-d’œuvre africaine. Elle explique, quant à son fondement, les raisons de l’abolition de l’esclavage. L’homme n’était plus le principal moyen de production ; l’intervention de la machine suppléait une partie de sa force de travail. Il n’en reste pas moins qu’en dépit des textes constitutionnels, les droits civils, sociaux, voire politiques des Noirs continuaient à être bafoués aux Etats-Unis.

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Au crépuscule du XXe siècle, l’inégalité des hommes se pratiquait encore en fonction de la couleur de la peau, et l’apartheid s’érigeait, un moment donné, en mode officiel de gouvernement en Afrique du Sud. Il se pratique encore, de nos jours, en Palestine occupée par l’entité sioniste.

Le Coran a entériné la possession des esclaves sans distinction des hommes asservis, tout en prenant des dispositions en vue de leur affranchissement sur la base du principe d’égalité des créatures humaines devant Dieu et devant la loi. Il a transformé la condition de servitude, en allégeant considérablement les souffrances endurées et en les organisant en une classe productive d’un grand intérêt, dans le domaine particulier de l’agriculture.

Les esclaves étaient le produit des guerres, des rapts et des conséquences de l’endettement… L’Islam tarit les sources de cette condition inhumaine pour ne garder que celle de la guerre.  Ainsi, le combattant, pris les armes à la main, subissait le sort de l’esclavage dans certaines conditions, bien que jouissant de la protection de la loi qui obligeait le maître à l’entourer de la considération due à l’être humain, et à effectuer des dépenses proportionnelles au travail réalisé. Le Coran ordonnait de bien traiter l’esclave, avec la même générosité réservée aux parents et aux proches. (S.4, 36)

Il était inconcevable, dans le contexte de l’époque, de rendre la liberté à un prisonnier, au moment où des musulmans  étaient réduits à l’esclavage par l’ennemi. Le principe de la réciprocité jouait de part et d’autre, tant du point de vue de la détention que de la libération des captifs. Il n’en restait pas moins qu’une nouvelle ère s’ouvrait à l’esclave, à la suite des mesures prises par la Religion de Dieu.

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Les libertés élémentaires n’ont de sens que si l’homme lui-même est libre. Aussi, affranchir un esclave, c’est dépenser une certaine fortune pour réorganiser son retour à son origine d’homme débarrassé de ses chaînes. C’est dans cette perspective que nous relevons, dans le Coran, les bonnes manières de traiter un esclave et les mesures à prendre pour parvenir à son émancipation.

L’employeur était dans l’obligation de ne pas soumettre ses esclaves à un travail pénible, de les rémunérer selon cette formule moderne « A chacun selon son travail » et d’élever leurs moyens de subsistance au niveau de leur propre mode de vie. L’expiation d’un péché et la réparation morale d’un tort justifiaient, à l’occasion, la libération de l’homme de son asservissement ; cet homme avait encore la possibilité de racheter sa liberté et, muni d’un document attestant sa nouvelle condition il pouvait circuler sans entraves à travers tout le territoire et s’adonner au métier de son choix. La femme esclave était reconnue comme la mère de l’enfant né de ses rapports avec son maître. A ce titre, elle jouissait du droit de son affranchissement.

Il ressort de cette brève explication que l’Islam adoucissait la vie de l’esclave, l’insérait dans la vie économique de la société et, en attendant sa libération, exigeait le respect de sa personne. C’est alors qu’il leva les barrières qui entravaient sa libération et prit des mesures pour qu’il retrouvât sa pleine dignité. Si, par la suite, des dynasties musulmanes poursuivirent la politique esclavagiste, ce n’est pas à l’Islam qu’il faut s’en prendre, mais plutôt aux hommes qui n’appliquèrent pas la tendance coranique allant dans le sens de la libération totale. D’ailleurs, ce n’est pas le seul aspect du Coran que les musulmans ne respectent pas.

Pour le Coran, la langue des peuples et la couleur de leur peau ne constituent pas des critères de différenciation des hommes, quant à leurs aptitudes intellectuelles et morales à la liberté et à la dignité. Dieu a créé les peuples dans le but de vivre dans un esprit de bon voisinage, d’entretenir des relations amicales et multiplier les échanges d’expériences afin de mieux connaître la culture, les us et les coutumes des uns et des autres. Chacun d’eux ne peut se prévaloir de sa supériorité numérique et de ses potentialités matérielles et intellectuelles. La foi en Dieu représente l’unique principe sur lequel leurs opinions et leurs conduites se fondent et s’apprécient.

Le Prophète (p.p), dans son discours d’adieu, retrace les grandes orientations morales de l’Islam et rappelle aux croyants et aux croyantes que le blâme retombe sur celui qui, dans le choix de ses relations, distingue l’Arabe du non-Arabe, le Blanc du Noir : la piété demeure le seul critère et le seul élément de différenciation, d’estimation et de jugement.

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16 commentaires

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  1. @ Plippe, si vous voulez des traces de ce que les source Chrétiennes disent sur l’esclavage, lisez le Nouveau Testament. Il n’y a pas qu’un seul évangéiste, pour moi d’ailleurs, les commentaires et les missives de Paul de Tarse et semblables ne devraient pas se trouver dans un livre de révélation, mais ça me regarde pas. Selon mes souvenirs de lecture, je ne sais plus dans quel évangéliste, il y a la parabole des mines d’argent, le roi qui s’absente et confie à trois esclaves chacun une mine d’argent, entendre, un poids égal d’argent, l’un d’eux le fait fructifier et le multiplie par dix, le second par cinq, le troisième craintif l’enterre dans le jardin pour ne rien en perdre. Sinon, il y a dans l’évangéliste Jacques, que je préfère pourtan àPaul de Tarse en substance cette invitation à se réjouir si on est gifflé injustement de son maître et qu’on le souffre avec patience, parce qu’il y a plus de mérite à souffrir un soufflet injuste qu’un soufflet juste, donc il vaut mieux avoir un maître dur et injuste qu’un bon et juste, pour s’éprouver et mieux mériter. Et cela donc si on s’en tient aux seules sources strictement chrétiennes, mais ça, ça dépend des chréttiens, enfin ça dépend pas vraiment, je crois qu’ils considèrent l’Ancien Testament comme source chrétienne, et là, on n’est pas seulement dans l’esclavage, mais dans l’apologie de guerre totale et de génocide, lire les gestes de Moïse et Josué, le combat sacré Musulman n’est rien à côté. Autre différence importante, il n’y a aucune occurrence dans les évangiles de liberté rendue à un esclave ni de statut honorable d’un noir de peau, rien de semblable au précédent du compagnon Anou Bilal. L’Islam codifie l’esclavage dans le sens de favoriser l’affranchissement, le christianisme au mieux ignore cette problématique et ne codifie pas, ce qui sous-entend ou bien qu’il valide l’héritage Ancien-Testamentaire à ce sujet, ou bien les pratiques préexistantes en pays christianisés.

    Dans la pratique, les chrétiens ont transformé l’esclavage en servage, ce qui n’était pas du tout un avantage. Selon ce qu’écrit Jules Michelet dans la Sorcière, le droit féodal médiéval faisai de la femme serbe une serbe de corps, d’où les prémices du mariage comme droit seigneurial, or, seuls les clercs d’église pouvaient écrire et dresser ces lois. Ainsi, le statut du serf et surtout de la Serve était moindre et plus mauvais que le statut de l’esclave sous l’empire Romain, uisque là, le maître Romain ne pouvait pas disposer du corps d’une esclave.

    Alors on trouvera tout ça contradictoire avec l’injonction damour du prochain, étendue aux temps modernes à l’amour universel. C’est probablement qu’une injonction irréalisable produit la transgression, l’injonction de paix chrétienne supposée totale donc irréalisable produit son corolaire qui est paradoxalement la guerre totale En cela, notre dine l’emporte surle le dine des Chrétiens, parce que ses enseignements et injonctions sont réalisables voire aisées à fair, l’Islam non et non, n’est pa un dine d’amour et de paix sinon je le quitterais, l’Islam est un dine de bon comportement, d’équilibre, dharmonie.

    Croissant de lune.

  2. Encore un article révisionniste, qui enjolive l’esclavage pratiqué par ceux ci pour diaboliser celui qui fut fait par ceux là…

    Donc si l’islam donne des “devoirs” au maître, cela rend le phénomène plus acceptable?
    Les esclaves d’arabie saoudite ou du Qatar sont “bien traités” par leurs maîtres?

    L’esclavage n’est pas seulement moralement condamnable, mais il est économiquement peu productif, à moins d’accorder aux esclaves des “privilèges” qui, en définitive, font de lui un salarié!

    Nous sommes ici dans une rengaine politique habituelle d’hyper prononciation de la “méchanceté du blanc/chrétien/occidental” pour mieux souligner “l’humanisme musulman”.

    A quel moment les musulmans pourront regarder leur monde tel qu’il est, et non tel qu’ils souhaiteraient qu’il soit.

  3. Pour faire suite aux commentaires ci dessous, c est la tout le problème du monde musulman, qui n a faite de travail de mémoire, je dirai même qui n’a pas de mémoire tout court, qui a été remplacé par un fantasme islamo-nationaliste. L époque barbaresque est une triste réalité ( mais fascinante en même temps). Ce genre de chapitre de l’ histoire explique pour moi le sous-développement et la colonisation qui se sont suivi. A heure ou l occident se tournait vers l’ industrie, l artisanat, et le commerce, le Maghreb écumait les mers, ce qui explique en partie le retard d aujourd’hui.

    Pareil pour la traite des noirs , à cette époque, les principales forces d influences en Afrique subsaharienne, était des dynasties musulmanes ( noirs, berbères ou arabes) que se soit sur terre ou sur mer, pourquoi n’ont ils rien fait pour endiguer ce terrible fléau qui s est suivi ?

    • Ah bon
      La France la fait son devoir de mémoire ????
      Algérie, Indochine,les Antilles,Afrique en général etc…
      Par contre elle veut que les Turcs fassent leurs repentance sur le “génocide” arménien

      • euh… objectivement oui, elle a fait son travail de mémoire dans le sens où:
        – personne ne nie la colonisation, ni ses méfaits sociologiques (même si certain reconnaissent les constructions apportées par les colonisateurs)
        – personne ne nie la politique France-Afrique, et nombreux sont ceux qui pensent qu’y mettre fin serait logique à bien des égards
        – personne ne nie la traite négrière, et, en dehors de 3 ou 4 cas pathologiques, personne ne vous dira qu’il y avait un “bon côté” à cela

        Preuve que OUI, le devoir d’analyse de l’histoire a été fait.

        Demandez à un Turc pour le génocide Arménien, dans la majorité des cas, il niera.

        Demandez à un magrhébin musulman pour la traite négrière, l’esclavage (même contemporain) du moyen orient, les barbaresques, et vous comprendrez!

        Plus simplement, parlez des attentats à des muslims, il vous diront, au choix:
        – oui mais (charlie hebdo l’a bien cherché/si vous ne bombardiez ps le monde, on aurait pas à vous égorger sur les parvis de gare etc)
        – non, c’est un mensonge monté par les sionistes
        – ces gens là ne sont pas de vrais musulmans, donc circulez il n’y a rien à voir!

        En conclusion, je pense que oui, nous avons fait ce travail, contrairement à un grand nombre d’entre vous (en témoigne l’article présent, qui présente l’esclavagiste musulman comme un humaniste et le non musulman/chrétien comme une bête immonde).

      • tu te trompes elyess à bien des égard, tu parles des turcs , en Algérie la majorité des gens te disent que les ottomans on été appelés pour les défendre contre les conquistadors espagnols , il ne savent même que les turcs se sont imposés par la force et que personne n en voulaient à l “époque, les exemples sont nombreux pour montrer que l on ignore notre histoire. oui je pense que l Europe a su se construire un avenir (même incertain ) car elle connait son passé.

  4. Devenu après une éducation catholique …. très suspicieux vis à vis de tout système religieux, y compris le vôtre, je me rends compte que mes enseignants m’ont caché une partie ou un passage des Évangiles.
    Pourriez vous m’indiquer la référence dans les textes de :
    “Le Christianisme, bien que sa doctrine reposait, dès l’origine, sur l’amour du prochain, proclama que l’obéissance de l’esclave à son maître était une obligation qui n’admettait aucune restriction.”
    “N° de pagination et évangile concerné svp)

  5. A Rome, les esclaves pouvaient racheter leur liberté, et c’était fréquent ! Le christianisme n’a jamais “proclamé que l’obéissance de l’esclave à son maître était une obligation qui n’admettait aucune restriction”. Quand à l’esclavage pratiqué par les arabo-musulmans il ne s’est absolument pas limité aux captifs de guerre. Les pirates barbaresques organisaient des raids et razzia pour voler des richesses et capturer des etres humains en mer méditerranée (l’US Navy a d’ailleurs été créée pour protéger contre ces derniers les navires marchands qui commerçaient entre l’Europe et le Nouveau Monde) et en Europe, jusqu’en Islande ! C’est la raison de la tete de Maure comme drapeau des Corses, qui ont ete souvent attaqués. Plus d’1 millions d’Europeens en furent victimes comme par exemple le célèbre écrivain espagnol Cervantes. Les nobles faisaient ensuite l’objet de rançons et étaient rachetés par leur famille, les autres vendus nus sur des marchés.

    La capture et traite d’Africains etait par ailleurs massive et pratiquee dans des conditions sordides, avec castration à laquelle peu survivaient. Lire à ce sujet “le génocide voilé” de l’anthropologie Todiane N’Diaye qui énonce :
    «Les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains. Cette douloureuse page de l’histoire des peuples noirs n’est apparemment pas définitivement tournée. La traite négrière a commencé lorsque l’émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d’esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d’une énorme ponction humaine qui devait s’arrêter officiellement au début du XXᵉ siècle.»”

    • Du grand n’importe quoi, n’importe qui peut s’improviser historien de nos jours et débiter des c…ries, dès le moment où ça rejette sur d’autres ses propres crimes, c’est tout bénéf. Ça me rappelle un sioniste qui faisait sa propagande à deux balles sur l’esclavagisme légendaire des arabes jusqu’à ce que je lui rappelle qu’à ma connaissance c’est leur mère Hagar qui était esclave de sa mère Sarah…
      Sinon pas mal du tout le :
      « La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains »
      Laissez moi vous dire une chose, la plupart DES millions, c’est au moins deux … ou trois ou quatre, c’est vous qui voyez
      Et alors deux millions de personnes en se serrant comme des sardines à 3 par m² on respirera plus tard, c’est une bande de terre ou une plage par exemple de 50 m de large sur… 13.3 kilomètres de long…
      27 km pour 4 millions, ça va vous percutez ?
      Quant à ceux qui voudraient vraiment en savoir plus sur ce qui s’est passé, un site des plus sérieux pour changer :
      https://www.persee.fr/
      Et ô surprise, recherche sur traite négrière 361 273 publications universitaires y compris sur la traite sous règne musulman. Deuxième recherche sur la coqueluche de ces Messieurs Todiane trucmuche voyant un arabo-musulman derrière chaque fouet, 0 résulats… C’est ce que j’appelle être reconnu par ses pairs et être une référence en la matière…
      si si

      • je ne sais pas où ont cherché vos universitaires mais, manifestement pas au bon endroit!

        Cherchez le “traité d’Ibn Butlan” qui explique comment bien choisir son esclave.

        Mais bon, après hein, moi je dis ça mais l’important c’est l’orthographe, mais bon, vous faites comme vous voulez, hein

        Les comptoirs musulmans au mozambique et en Rhodésie…
        si si, ils ont existé, mais bon, hein, l’important c’est les 540958 recherches universitaires qui n’ont rien donné!
        C’est sûr que bon, hein, s’ils cherchent dans une madrasa, les sujets traités par les livres seront disons, un peu limité, hein, on fait un calcul sur la superficie que représentent ces morts, comme font ceux qui nient les chambres à gaz, et puis on balance ça comme une vérité scientifique, hein, c’est un peu l’histoire mais version “chercheur d’appart'”, le plus important, c’est pas la vérité, ou la recherche objective, le plus important, c’est la surface! hein

      • Comme il est question d’esclavagistes vilains pas beaux, il me faut absolument apporter une nuance à une phrase de mon post parlant de Sarah l’épouse d’Abraham plus tard mère d’Isaac.
        Sur Abraham lui-même et en synthèse, ma compréhension du Coran – qui n’engage que moi et n’est pas partagée par beaucoup de mes coreligionnaires qui restent persuadés que le sceau des prophètes est au dessus de tous-, est qu’il n’a jamais existé ni n’existera jamais de meilleur homme, de croyant plus accompli qu’Ibrahim.
        Quant à Sarah, voici notamment ce qu’en dit le Coran
        قَالَتْ يَا وَيْلَتَىٰ أَأَلِدُ وَأَنَا عَجُوزٌ وَهَٰذَا بَعْلِي شَيْخًا ۖ إِنَّ هَٰذَا لَشَيْءٌ عَجِيبٌ (72)
        قَالُوا أَتَعْجَبِينَ مِنْ أَمْرِ اللَّهِ ۖ رَحْمَتُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ عَلَيْكُمْ أَهْلَ الْبَيْتِ ۚ إِنَّهُ حَمِيدٌ مَّجِيدٌ (73)
        72 Elle dit: « Malheur à moi ! Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon mari que voici, est un vieillard ? C’est là vraiment une chose étrange ! »

        73 Ils dirent: « T’étonnes-tu de l’ordre de Dieu ? Que la miséricorde de Dieu et ses bénédictions soient sur vous, ô gens de cette maison ! Il est vraiment, digne de louange et de glorification ! »

        Dit autrement cette femme par texte coranique limpide, a reçu miséricorde et bénédictions du tout miséricordieux lui-même par conséquent, ça aurait été un insigne honneur et un immense privilège pour quelqu’un comme moi, d’être son esclave servant.
        Voilà c’est dit, n’en déplaise à qui ça déplaira.

  6. L’islam représente l’aboutissement du processus religieux monothéiste de moralisation des humains et de culpabilisation des tyrans, en particulier sur la question de l’esclavage. Il donne donc des devoirs au maître et au possédant et lui impose une mauvaise conscience pur cause d’inégalité. En parallèle avec cette évolution, le progrès technique, économique et social crée les conditions matérielles de l’égalisation des rapports de production. Les deux processus étant arrivés aujourd’hui à leur aboutissement, les musulmans doivent donc profiter de tous ces progrès réalisés pour imposer l’égalité sociale et la suppression de toute forme d’esclavage, d’usure, d’endettement et d’exploitation de l’homme par l’homme. Car le Coran commence le récit fondateur de l’humanité avec Adam en soulignant que l’homme doit s’opposer à l’accumulation

    • “L’islam représente l’aboutissement du processus religieux monothéiste de moralisation des humains et de culpabilisation des tyrans, en particulier sur la question de l’esclavage.”
      les mormons disent la même chose

  7. la traite des noirs par l Europe est inqualifiable mais elle existait déjà au moyen orient et en Afrique a plus petit échelle. Je lance une réflexion, puisque c est les portugais qui ont mis en place les premiers le fameux commerce triangulaire et vu qu ils étaient en contact avec les marchands arabes qui commerçait en Afrique noir ( notamment les esclaves) , je me pose la question n ont il pas suivi leur exemple ?

    • « Je dois avouer, à la honte de mes propres compatriotes, qu’à l’origine, j’ai été enlevé et trahi par des hommes de ma couleur, et qu’ils ont été la cause première de mon exil et de mon esclavage »
      écrit l’ancien esclave Ottobach Cuguano

      les Africains ne furent pas seulement victimes, mais aussi acteurs actifs dans cette traite qui fut la plus intense de l’Histoire (environ 11 millions de déportés en quatre siècles) : Sans la participation active et intéressée des Africains eux-mêmes, la traite n’aurait eu ni l’importance ni la durée qu’on lui connaît
      Bon sang à quand un réveille Africain: éducation, civisme, technologies, infrastructures etc….
      Toujours à se lamenter sur le passé

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