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Comment s’est produit la décadence du monde musulman ?

MALEK BENNABI : UNE VISION RENOVATRICE DE L’ISLAM (3)

Comment se produit la décadence ? Quels sont les facteurs qui la déclenchent ? Est-elle une fatalité dans la vie des organismes sociaux qui, à l’instar des organismes vivants, connaissent une naissance, une croissance et une fin ? 

Le phénomène a intéressé très tôt les philosophes de l’histoire, et leurs réponses peuvent être classées grosso modo en deux écoles : ceux qui, de Lucrèce à Spengler, en passant par Ibn Khaldoun, pensent que toute civilisation est vouée au déclin, et ceux qui, à l’instar de Bennabi et de Toynbee, estiment que le déclin n’est pas une fatalité et qu’il n’est le plus souvent que le résultat d’une rupture spirituelle (dans l’esprit) qui entraîne une dislocation du « faisceau des relations sociales ». Tous les deux pensent en outre qu’il est réversible. 

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Dans le cas de la civilisation islamique, la plupart des historiens conviennent que ses déboires ont commencé trente ans environ après la mort du Prophète avec la remise en cause de la légitimité du calife Ali par le clan des Banu Omayya et la bataille de Siffin sur laquelle elle a débouché. C’est là qu’est survenue la grande « fitna » (Epreuve) qui a mis fin à l’ordre moral et politique instauré par le Prophète et les quatre califes qui lui ont succédé. 

Le coup d’Etat de Moawiya à Siffin a provoqué la division des musulmans en courants rivaux (les Sunnites qui ont suivi Moawiya, les Chiites qui ont suivi Ali, et les Kharidjites qui renvoyèrent dos à dos l’un et l’autre), division qui prévaut à ce jour. Il les a divisés en provoquant dans leur esprit une séparation entre le principe islamique et la vie politique, entre la morale et les intérêts, entre la mosquée où l’on célèbre le culte du despote et ce qu’on pense intérieurement. Les musulmans se sont brusquement trouvés déchirés collectivement et individuellement entre la reconnaissance du fait du prince et la fidélité à la toute fraîche tradition de dévolution démocratique du pouvoir. 

La bataille de Siffin où se sont affrontés la légitimité incarnée par Ali et l’esprit de clan représenté par Moawiya auquel s’étaient ralliés un certain nombre de compagnons du Prophète, s’est soldée par la mort de plus de 40.000 musulmans, chiffre énorme quand on sait qu’à la mort de ce dernier la communauté musulmane comptait quelques 124.000 personnes (1). 

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L’origine du conflit entre Ali et Moawiya remonte en fait à une vieille haine qui, avant même l’avènement de l’islam, opposait dans cette « République marchande » qu’était la Mecque la tribu dont est originaire le Prophète – les Banu Hâchem – et la tribu dont est originaire Moawiya – les Banu Omayya. 

Ces derniers détenaient traditionnellement le pouvoir militaire, et les premiers le pouvoir religieux. Une génération plus tôt, Hâchem avait exilé de la Mecque Omayya qui se retira en Syrie où il resta dix ans. Le fils aîné de celui-ci était Harb, père de Abou Soufyan, lequel ne s’est converti à l’islam qu’à la prise de la Mecque deux ans avant la mort du Prophète. C’est alors qu’il demanda au Prophète de donner à son fils, Moawiya, un commandement militaire, ce qu’il fit. Le Prophète avait en outre pris pour épouse au début de son apostolat la sœur de Moawiya, Oum Habiba, qui était parmi les premiers convertis à l’islam.

Mais c’est Omar qui désignera ce dernier en 639 comme gouverneur de la Syrie en remplacement d’un autre fils d’Abou Soufyan, Yazid, qui venait de décéder. Une rapide récapitulation des principaux évènements survenus depuis la mort du Prophète est de nature à nous éclairer sur les procédures de dévolution du pouvoir appliquées au début de l’islam et à mieux comprendre l’affaire de Siffin. 

En 610, Mohammad reçoit la révélation du premier verset coranique. Celle-ci va s’étaler sur près de vingt-trois ans. En 622, il s’installe à Médine dont il fait la capitale du nouvel Etat. Il décède en juin 632 (An 11 de l’Hégire). Quelques jours avant sa mort, il confie la conduite de la prière collective à son vieux compagnon et beau-père, Abou Bakr Esseddiq. 

Une fois connue la mort du Prophète, les « Ansars » (Médinois) demandent qu’un des leurs (Saâd Ibn Obada) les commande, et demandent aux « Mouhadjirines » (ceux qui ont émigré de la Mecque pour suivre le Prophète) d’en faire autant. Abou Bakr repousse leur offre en s’appuyant sur un hadith (2) et propose Omar comme unique successeur. Les Ansars portent quant à eux leur choix sur Ali, resté auprès de la dépouille du Prophète. Dans un geste d’autorité, Omar lève alors la main d’Abou Bakr et lui prête serment d’allégeance. Les Ansars s’alignent finalement sur son choix.  Abou Soufyan ayant réclamé le pouvoir pour les Banu Omayya, Abou Bakr nomme son fils aîné Yazid comme gouverneur de la Syrie. Il accepte alors de prêter serment (selon d’autres sources, il ne l’aurait pas fait à l’instar de Ali et de Saâd Ibn Obada). 

L’historien musulman Tabari (839-923) nous apprend qu’entre-temps « Le corps du Prophète, couvert d’un manteau, gisait, abandonné, dans sa maison. Tous étaient occupés de l’affaire de l’élection, personne ne songeait à la lotion funéraire, ni à son enterrement » (3)

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Ainsi élu, Abou Bakr tient devant les présents son discours d’investiture : « Musulmans, je n’ai accepté le pouvoir que pour empêcher qu’il y ait dissension, lutte et effusion de sang. Je suis, aujourd’hui comme hier, l’égal de vous tous ; je peux faire le bien ou le mal. Si j’agis bien, rendez grâce à Dieu ; mais si j’agis mal, redressez-moi et avertissez-moi. Tant que j’obéirai à Dieu, obéissez-moi ; si je m’écarte des ordres de Dieu, cessez de m’obéir, vous serez dégagés du serment que vous m’avez prêté. Maintenant, allez et occupez-vous du Prophète qui est mort » (4). Ces paroles puissantes, sincères et viriles, produisent un effet prodigieux sur la psychologie des musulmans et prennent sur le champ valeur d’archétype. 

Le règne d’Abou Bakr durera vingt-huit mois. Se sachant malade et à la veille de sa mort en 634 (An 13 de l’Hégire), il demande conseil à Abderrahman Ibn Auf et à Othman au sujet de sa succession, puis réunit « Ansars » et « Mouhadjirines » qui acceptent sa décision de nommer Omar Ibn al-Khattab pour lui succéder. 

Le règne de Omar durera dix ans. En 644 (An 26 H.), il est assassiné dans la mosquée de Médine par un chrétien. Avant de mourir, il propose sa succession à Abderrahman Ibn Auf qui refuse. Il charge alors un conclave de six membres, (Ali, Othman, Zubair, Saäd Ibn Abi Waqas, Talha et son propre fils, Abdallah, à qui il interdit toutefois de se porter candidat), de choisir son successeur parmi eux. 

Après des tractations menées par Amr Ibn-al-As, gouverneur d’Egypte, Othman est désigné. Son califat durera douze ans. En 656 (An 35 H.), il est assassiné dans d’atroces conditions à Médine par un mouvement séditieux qui lui reproche son népotisme en faveur des Banu Omayya. Pendant sept jours, des négociations sont menées en vue de parvenir au choix de son successeur. 

Sollicité par la communauté, Ali finit après des réticences par accepter sa proclamation comme calife. Les Banu Omayya lui refusent leur allégeance. En retour, il destitue ceux d’entre eux qui détenaient des postes de gouverneur, y compris Moawiya, mais ses décisions ne sont pas appliquées. 

Ceux qui étaient opposés à son élection se regroupent autour de Aïcha, la veuve du Prophète, qui lui tenait rigueur depuis la suspicion dont elle avait fait l’objet de sa part lorsqu’elle s’était égarée dans le désert. Talha et Zubair, deux éminents compagnons du Prophète qui lui en voulaient pour leur part de ne pas les avoir nommés à la tête des provinces de Basra et de Koufa, se solidarisent d’elle, de même que les gouverneurs de la Mecque et de Koufa. A Damas, Moawiya fait répandre la rumeur que c’est Ali qui est à l’origine de la rébellion qui a conduit à la mort de Othman. Ali se trouve ainsi face à deux fronts. 

Les partisans de Aïcha rassemblent près de Basra 30.000 hommes en vue de l’affronter. A la tête de 20.000 hommes, il va à leur rencontre et les défait. Talha et Zubair sont tués dans les affrontements que l’histoire retiendra sous le nom de « Journée du chameau ». Aïcha est capturée puis libérée sur ses instructions. Il décide de transférer sa capitale de Médine à Koufa. 

Ce premier front maîtrisé, Ali marche sur Damas à la tête d’une armée de 50.000 hommes pour affronter Moawiya qui a regroupé autour de lui 80.000 soldats. Une bataille s’engage en 657 (An 37 H.) à Siffin sur les bords de l’Euphrate. Les fils de Omar, de Khaled Ibn al-Walid et de Amr Ibn al-As étaient du côté de Moawiyya ; un des fils d’Abou Bakr était du côté de Ali, tandis qu’un autre était du côté de Moawiya. 

Les affrontements durent un mois au cours desquels Ammar Ibn Yasser (un des tous premiers compagnons du Prophète, partisan de Ali), meurt au combat en même temps que le fils de Saâd Ibn Abi Waqas. Ali remporte la bataille. Moawiya demande une trêve et un arbitrage. Ali ayant accepté la proposition de Moawiya, une dissidence éclate dans ses rangs, menée par une aile hostile à toute idée d’arbitrage qu’on appellera les « Kharidjites » (ceux qui sont sortis des rangs). 

Ceux-ci estiment que la légitimité de Ali n’est pas discutable et aurait dû être défendue par les armes, d’autant que celles-ci leur étaient favorables. De nouveau, Ali se trouve en face de deux fronts. Il écrase les dissidents en 658 à Nahrawan, mais la commission d’arbitrage donne raison en 659 (An 38 H.) à Moawiya qui est aussitôt reconnu comme calife en Syrie, en Egypte, en Palestine et au Hedjaz. Lui n’est reconnu qu’en Irak et en Iran. Moawiya nomme Abou Horeïra, un illustre compagnon du Prophète à Médine, et Amr Ibn al-As en Egypte. Abdallah Ibn Abbas abandonne Ali. Le propre frère de ce dernier, Aqîl, rejoint le camp adverse. 

En 661 (An 40 H), Ali est assassiné par un « Kharidjite » à Koufa où il s’était retiré. Son califat aura duré quatre ans. Interpellé sur son lit de mort, il refuse de désigner un successeur. Le lendemain, son fils Hassan est proclamé dans la province irakienne. Il reprend le combat, mais ses partisans le trahissent. Il négocie avec Moawiya l’abandon du califat, avant d’être assassiné par l’une de ses épouses, passée elle aussi à l’ennemi. 

Son frère Hussein lui succède à la tête des partisans de Ali (chi’at Ali) et refuse l’allégeance à Yazid, fils et successeur de Moawiya. En épousant une princesse iranienne, fille du dernier roi sassanide, Yezdegerd III, Hussein mêle le sang du Prophète à celui des Perses. En 680, il est acculé avec sa famille à mourir de soif dans le désert de Kerbala par les soldats de Yazid qui commettent sur eux un ignoble massacre. 

Son fils Ali ben al-Hussein survit à l’épreuve, ce qui permettra à la descendance du Prophète par Ali et Fatima (fille du Prophète) de se perpétuer. Les Sunnites et les Chiites s’en revendiqueront tout autant. Pour ces derniers, les imams descendant d’Ali et de Fatima sont des guides infaillibles, dépositaires du sens caché du Coran. C’est à compter du jour de la mort de Hussein que les chiites comptent les années, et le chiisme deviendra à partir du XVIe siècle la religion officielle de la Perse où le Shah, puis après lui le Guide (Morshid), gouverne au nom de l’Imam caché. 

Selon Tabari, la crise de Siffin est le résultat d’un complot tramé par un Juif du Yémen converti à l’islam, Abdellah Ibn Saba, qui souleva les gens d’Egypte contre Othman où ce dernier l’avait exilé. Il répandait depuis longtemps déjà l’idée que c’est Ali qui aurait dû succéder au Prophète, et que Othman avait usurpé ce droit à la mort de Omar. C’est lui qui est à l’origine de la doctrine chiite qui a commencé par se propager en Egypte, à l’insu de Ali (5). 

Dans « Vocation de l’islam » II » Bennabi accrédite la thèse du complot, mais cite un autre personnage : « Déjà à Médine, le venin juif avait été introduit dans la communauté musulmane par Kaâb al-Ahbar, un rabbin ostensiblement converti, et qui fut l’artisan des assassinats qui ébranlèrent l’islam dès ses origines (Omar, Othman et Ali).» 

La dynastie omeyyade appellera sur elle la vengeance des descendants de la famille du Prophète, les Abbasides, qui extermineront les descendants de Moawiya. Un seul en réchappera qui ira se réfugier en Espagne où il fondera l’émirat de Cordoue. Après leur accession au pouvoir, les Abbassides déplacent la capitale de l’islam de Damas à Baghdad. Depuis, chaque nouveau pouvoir va développer un discours religieux de légitimation en rapport avec ses besoins, et c’est ainsi que se dévoya une pensée politique fondée à l’origine sur le principe démocratique de la « choura » (consultation). Les conflits de succession, les assassinats de califes, les soulèvements religieux, ethniques et politiques ne cesseront plus dans le monde musulman et ne seront contenus que par la force.

Des provinces autonomes du pouvoir central apparaissent dès le VIIIe siècle en Espagne, au Maghreb, en Egypte…. Mais les grandes scissions au sein du « Dar al-Islam » vont s’opérer à partir du Xe siècle où l’on verra trois Empires, trois califes concurrents, se disputer la légitimité et le pouvoir. 

Le monde musulman se fractionne partout : en Asie, en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient. L’autorité du califat abbasside n’est plus reconnue en Iran où gouvernent les Tahrides, puis après eux les Saffarides. Au Maghreb des Emirats et des dynasties kharidjites apparaissent. L’Egypte s’autonomise avec Ibn Touloun avant de devenir le siège de l’Empire fatimide à l’avènement de Saladin, puis ce seront les Mamelouks qui la gouverneront de 1250 jusqu’à l’arrivée des Ottomans en 1517. 

Le califat abbasside disparaît avec les invasions mongoles qui détruisent l’Iran en 1231 et Bagdad en 1258. Une deuxième vague, menée par Tamerlan, viendra achever le règne arabe.

Outre les conflits politiques, il faut signaler aussi l’œuvre destructrice des divisions et des subdivisions religieuses dont certaines (l’ismaélisme surtout) vont recourir aux plus extrêmes formes de violence, ainsi que les crises intellectuelles qui vont engendrer anathèmes et mises à mort… Des kyrielles d’Emirats et de royaumes surgissent partout, comblant les vœux des ennemis extérieurs et ouvrant la voie à la Reconquista, aux Croisades, au colonialisme et enfin au sionisme. 

Au plan intellectuel et mental, la décadence est présentée par Bennabi comme « l’impuissance à dépasser le donné, à aller au-delà du connu, à franchir de nouvelles étapes historiques, à créer et assimiler du nouveau. » (« Vocation de l’islam»). 

Or les portes de l’Ijtihad ont été fermées à l’époque d’al-Achaâri et de Ghazali.  C’est de là que va découler la psychologie fataliste, le repli de la société sur elle-même, la fin de la recherche et de l’innovation qui n’existent que si elles sont portées par l’esprit critique. Les idées semées par al-Achaàri, al-Ghazali et leurs continuateurs vont dégénérer en fatalisme, en maraboutisme, en culte des saints, en « sauve-qui-peut social ». Visant cette époque, Bennabi note dans « Majaliss Dimashq » : « Ainsi, nous avons unanimement décidé de mettre à l’arrêt notre raison dans nos activités intellectuelle, terrestres et célestes. » 

C’est dans cet intervalle précisément, entre le Xe et le XIIIe siècle, que les premières innovations techniques agricoles et commerciales font leur apparition dans le monde. L’activité bancaire est prise en main par les chrétiens et les juifs dont les musulmans vont bientôt devenir les débiteurs. L’islam perd des territoires, des ports (Ceuta, Aden, Ormuz, Timor, Mombassa…) après avoir perdu le « réseau des relations sociales » entre ses membres dispersés par le despotisme, le soufisme et le maraboutisme. 

Ils n’ont plus de « acabiya », de cohésion sociale. Leur foi s’est individualisée, atomisée. Ils n’ont plus de buts sociaux, d’intérêts communs. Ils sont renfermés dans le songe d’un passé glorieux. Le sabre et la lettre se coalisent contre la liberté de pensée et la créativité. Il n’y a plus d’élite intellectuelle dont la place est prise par une catégorie sociologique nouvelle, les « hommes de religion », les oulamas.  

Au moment où Abélard est condamné par les conciles de Soissons (1121) et de Sens (1141) pour avoir voulu expliquer la foi par la raison, Ibn Rochd voit ses livres brûlés par al-Ghazali parce qu’il a voulu renforcer la foi par la raison. Le XIIIe siècle est aussi en Occident celui qui marque la naissance de Roger Bacon (1220-1392) et de Duns Scot (1270-1347) qui vont poser les bases du mouvement scientifique qui va exploser avec la Renaissance. 

La liberté personnelle qui va bientôt devenir en Occident le fondement de la société civile restera par contre un concept totalement étranger à la conscience musulmane, et c’est pourquoi la démocratie demeure à ce jour une étrangeté pour les Orientaux en général et les Arabo-musulmans en particulier. Les univers mentaux des cultures étant irréductibles les uns aux autres, les idées modernes qui vont fleurir en Occident ne pourront pas s’acclimater dans la mentalité musulmane post-almohadienne. 

Aujourd’hui encore les musulmans rusent avec le concept de liberté qui glisse sur la paroi extérieure de leur conscience et de leur psychisme sans s’y infiltrer.                                                                                                                            

                                                                                                                                                            (A SUIVRE)

NOTES :

1) Selon Aboul Fedda, cité par G.H Bousquet in « Classiques de l’islamologie ». Par ailleurs, Mawdudi nous apprend dans son livre « L’Etat idéologique » que « Les guerres menées par le Prophète en cinq ans pour la conquête de l’Arabie n’ont pas fait plus de 1200 victimes de part et d’autre ». 

2) « Donnez la primauté aux Qoraiches (Mecquois), et ne la prenez pas sur eux »

3) Cf. Tabari : « Les quatre premiers califes », Ed. Sindbad, Paris 1981 ; « Les Omeyyades » et « L’Age d’or des abbassides », Ed. Sindbad, Paris 1983.

4) Ibid.

5) De son côté, Mohamed Abdou écrit à son propos : « Parmi les principaux acteurs de la sédition conte Othman, était un certain Abdallah Ibn Saba, juif converti à l’islam ; il était allé si loin dans son amour pour Ali qu’il s’imagina que Dieu était descendu en lui, le proclama comme étant le plus digne du califat et se révolta contre Othman. Celui-ci l’exila en Egypte, mais là, Ibn Saba trouva des complices qui l’aidèrent à fomenter la révolte… Sous le califat d’Ali, il prêcha de nouveau sa croyance et fut exilé à Madain… Cela amena des guerres intestines, les Omeyyades en sortirent triomphants et l’unité du monde musulman brisée… ». (Cf. Rissalat-attawhid »)

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