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Charia, droits des femmes et lois des hommes (1/2)

Une question entourée de paradoxes

L’islam fut un précurseur en matière de libération de la femme. Dès le 7è siècle, il redéfinit son statut au sein de la société, et lui donna sa pleine quote-part de droits et de responsabilités. Elle acquit le droit de recevoir un héritage, de gérer librement ses biens et d’accéder au domaine du savoir, entre autres innovations dans sa situation. La charia redéfinit et rééquilibra les rôles respectifs des époux, au sein de la famille, afin que chacun d’eux puisse assumer pleinement les responsabilités qui lui étaient attribuées, et contribuer de manière efficace à l’épanouissement de la cellule familiale et à la consolidation des assises de la communauté.

Néanmoins, en ce début du 21è siècle, les associations féminines opérant dans le domaine des droits des femmes, ainsi que les différents organismes internationaux spécialisés en la matière, considèrent que le statut des femmes reste peu enviable dans de nombreux pays musulmans. Elles expliquent que beaucoup trop de femmes dont ces associations s’occupent vivent dans des foyers caractérisés par l’oppression, l’exploitation, le mauvais traitement, la menace constante de répudiation, la polygamie, la violence domestique, les « crimes d’honneur », le mariage « misyar », etc. Elles sont, de même, victimes de pratiques discriminatoires sur le lieu de travail, que ce soit au niveau de l’emploi, du statut, du niveau de rémunération et de responsabilités exercées, des promotions, etc., sans parler des cas de harcèlement sexuel.

De plus, depuis de nombreuses décennies, un fort vent de conservatisme religieux souffle dans de nombreux pays musulmans, avec des effets dévastateurs sur les droits des femmes. Au nom d’un retour à la pureté du temps de la Révélation, des groupes extrémistes ont décrété, à leur accession au pouvoir dans les pays les plus divers, tels que l’Afghanistan, la Malaisie, la Somalie ou le Nigéria, une stricte ségrégation entre les sexes dans les lieux publics, les hôpitaux et le système éducatif, etc.. Ils ont imposé aux femmes le port de vêtements tels que le hijab, le niqab ou la « burqua », et leur ont interdit, entre autres mesures répressives, d’exercer toute activité professionnelle.

Sous prétexte d’appliquer la charia, ils ont bafoué non seulement les droits que l’Islam avait octroyés aux femmes dès le 7è siècle, mais également l’essentiel des acquis des femmes en matière juridique, économique, politique et sociale, qu’elles avaient obtenus à l’issue de plusieurs décennies de haute lutte à travers les pays musulmans, tout au long du 20è siècle.

Cette régression des droits des femmes prend actuellement, et avec le passage des ans, une ampleur croissante dans des pays de plus en plus nombreux d’Afrique et d’Asie. Etrangement, elle fait également des adeptes dans les communautés musulmanes d’Europe et d’Amérique du Nord. Même des pays qui avaient échappé aux tourmentes de l’extrémisme, à travers leur histoire, tels que la Tunisie et le Maroc, en sont aujourd’hui affectés.

La charia incorpore le facteur humain

Sous la pression de la nécessité, de nombreuses associations de défense des droits des femmes dans les sociétés musulmanes se sont attelées à la lecture attentive de la charia, dans le but de développer de nouveaux outils pour lutter efficacement contre les discours des extrémistes religieux et mieux défendre les droits des femmes dans leur communauté. Or, comme l’explique la pakistanaise Riffat Hassan, elles ont découvert, à leur grande surprise, qu’il existait un grand fossé « entre ce que le Coran disait au sujet des droits des femmes et ce qui se faisait en réalité dans un environnement culturel islamique ».

« Par conséquent », observe-t-elle, « il faut distinguer entre le texte coranique et la tradition islamique. Ce sont les hommes qui ont procédé, presque exclusivement, à l’interprétation du Coran, depuis les temps les plus anciens. Ils faisaient cela au sein d’une culture patriarcale dominée par eux. Le Coran a donc été interprété du point de vue culturel des hommes – ce qui a évidemment affecté les droits des femmes. »

La Nigérienne Ayesha Imam a, de même, procédé à une étude minutieuse de cette question, dans un article intitulé « Les droits des femmes dans les lois musulmanes ». Elle explique qu’il faut “distinguer entre l’Islam – la voie d’Allah – d’une part, et ce que les musulmans font, d’autre part. » L’Islam ne peut pas être remis en cause, explique-t-elle, mais ce que les musulmans font peut l’être, car ce ne sont que des êtres humains, qui sont sujet à l’erreur.

D’après elle, bien que les lois religieuses tirent leur inspiration du divin, elles ne doivent pas être confondues avec des lois divines. La charia incorpore le facteur humain dans tous les aspects de son élaboration, de son développement et de sa mise en œuvre. Elle souligne le fait que le nombre de versets coraniques à la base de la charia est très modeste, comparé à la multitude et à la complexité des règles juridiques qui constituent le corpus du droit musulman. Même les experts n’arrivent pas à s’accorder sur le sens exact de divers versets coraniques.

De plus, il est admis que de nombreux hadiths sont apocryphes, et sont le produit de luttes entre sectes ou entre dynasties. Certains hadiths relevant de cette catégorie semblent avoir eu pour unique objectif de réduire les droits des femmes, bien qu’ils ne puissent s’appuyer ni sur des dispositions coraniques ni sur d’autres hadiths pour les conforter.

Ayesha Imam observe, à ce propos, que les musulmans croient, à tort, que la charia est la même dans l’ensemble des pays musulmans, alors qu’elle varie de manière considérable d’un pays à l’autre, et d’une époque à l’autre. Cela est parfaitement illustré par l’existence de quatre grandes écoles de pensée juridique dans la seule tradition de la sunna (et qui s’élevaient à une vingtaine d’écoles influentes dans des temps plus anciens). Il existe également un rite shiite regroupant un nombre considérable d’adeptes, en Iran principalement, et de nombreux courants religieux d’importance moindre, qui regroupent néanmoins, parfois, des millions d’adhérents chacun, et qui sont appliqués dans différentes communautés musulmanes d’Europe, d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient.

L’unité de la charia dans la diversité des rites

En effet, comme le savent tous ceux qui s’intéressent de près à cette question, la charia appliquée dans les différents pays musulmans varie parfois de manière considérable, sur une question déterminée, d’un pays à l’autre, et d’une époque à l’autre. Il ne s’agit pas d’une dérive, mais d’un choix délibéré effectué par les fondateurs des grandes écoles juridiques, et entériné par les califes et leurs successeurs, dès les premiers siècles de l’Islam.

Ainsi, lorsque Malik ibn Anas eut préparé, à la demande du calife Abu Jaafar al Mansur, sa compilation de règles de droit intitulée « al-Muatta », le calife lui proposa de faire adopter cet ouvrage dans l’ensemble des territoires du califat pour servir de code de droit musulman de référence. La justice y serait ainsi rendue de manière uniforme, en appliquant partout les mêmes règles. Mais, Malik s’y opposa, semble-t-il, expliquant que les différentes communautés musulmanes avaient déjà adopté chacune ses propres règles et sa méthodologie d’élaboration du fiqh. Il estimait qu’il valait mieux les laisser libres de leurs choix.

Les fondateurs des quatre grandes écoles de pensée juridique sunnite (Abu Hanifa, Malik ibn Anas, Chafi’i, Ibn Hanbal) ont, d’ailleurs, chacun emphatiquement souligné, dans ses enseignements à ses disciples, qu’il n’était en aucun cas le détenteur d’une Vérité absolue en matière d’interprétation des règles du droit musulman. Ses interprétations des dispositions de la charia ne devaient en aucun cas être considérées comme des données définitives, qui lieraient les musulmans en tous lieux et en tous temps. Si une école de pensée juridique différente présentait une meilleure interprétation d’une règle, il fallait en tenir compte. C’est ce qui explique l’ouverture d’esprit et la richesse des travaux des juristes musulmans, pendant des siècles, jusqu’à ce que les autorités politiques décrètent la « clôture de l’ijtihad » au 10è siècle.

Les juristes musulmans s’enorgueillissent, aujourd’hui, de la diversité des règles développées par les différentes écoles juridiques islamiques, la décrivant comme une bénédiction du Ciel. D’après eux, toutes ces règles sont conformes aux prescriptions coraniques et à la Sunnah, malgré leurs différences.

Mais, cette diversité d’interprétations complique de manière considérable le travail des associations de défense des droits des femmes, quand elles doivent oeuvrer dans des environnements juridiques aussi différents que ceux de l’Arabie Saoudite ou du Maroc, par exemple, qui se réclament pourtant tous de la charia.

Le statut comparé de la femme en Arabie Saoudite et au Maroc

Ainsi, les femmes saoudiennes se plaignent d’être confrontées de manière routinière, dans leur vie quotidienne, à de grandes difficultés, du fait des facteurs suivants :

  • Il existe une ségrégation totale entre les sexes, avec toutes les conséquences négatives qui s’ensuivent pour les femmes, dans tous les aspects de leur vie
  • Pendant toute leur existence, les femmes saoudiennes vivent littéralement « sous la tutelle » d’un mâle, qu’il s’agisse d’un père, d’un mari ou d’un proche parent
  • « Sans la permission de son « tuteur », une femme ne peut ni étudier, ni accéder aux soins médicaux, ni se marier, ni voyager à l’étranger, ni gérer des affaires, ni faire pratiquement quoi que ce soit de significatif… »
  • Jusqu’à la fin de l’année 2017, il était interdit aux femmes de conduire un véhicule, sur la base d’une fatwa du Mufti d’Arabie Saoudite, alors que les femmes conduisaient des véhicules dans tout le reste du monde musulman, sans que personne ne les accuse de violer une prescription religieuse.

En contraste, au Maroc, le Code de Statut Personnel de 1957, adopté au lendemain de l’indépendance, a été entièrement refondu en 2004, à la suite de plusieurs décennies de lutte des associations féminines, pour tenir compte de l’évolution de la société marocaine dans le demi-siècle écoulé. Le Code, dans sa nouvelle mouture, a complètement redéfini le statut juridique de la femme au sein de la famille et de la société, le rapprochant considérablement des normes internationales.

Il place la famille sous la responsabilité conjointe des deux époux, permet à la femme d’agir comme son propre tuteur, et fixe à 18 ans l’âge minimum de mariage des personnes des deux sexes. Il impose des conditions draconiennes au mariage dans le cadre du régime de polygamie et encourage l’épouse à inclure dans le contrat de mariage, si elle le désire, une clause pour interdire un second mariage de l’époux. Il place la répudiation sous un strict contrôle judiciaire et exige la répartition équitable des biens du couple avant que le divorce ne puisse être finalisé.

Les oulémas et juristes marocains associés à la refonte du Code soulignent que toutes ses dispositions ont été basées sur une lecture attentive, minutieuse et complète de la charia, dans toute sa complexité, en tenant compte des « meilleures pratiques » juridiques en vigueur dans les autres pays musulmans.

18 commentaires

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  1. Les « ignorants » parlent.

    Les arguments tirés du texte du coran ou hadiths et des innombrables et multiples (ce dont vous vous ventez et vous sert pour nous dire qu’on ne comprend rien) autres sources islamiques, il est à remarquer que vous avez un vrai don, vous les islamiques, pour trouver un nombre de sources plus nombreuses que n’importe quelles autres sources du Droit LAÏC depuis notre ancien régime et même du Moyen-Âge en passant par la révolution en Occident ‘US compris (et même pour le droit pléthorique de l’Europe et ONU compris), à croire que si ces sources ne sont pas inventées, elles montreraient une activité pseudo-juridique d’une importance unique au monde et qui pourtant ne cesse de se contredire en permanence, mais c’est une habitude chez vous (voici une phrase sans presque aucune ponctuation, ressemblant à une phrase en arabe qui fait du travail d’interprète d’un de mes ami, Mohamed, un véritable cauchemar !). Je ne parle même pas de la glose des soi-disant « savants » (terminologie du XIXème ici en Occident, nous employons le terme « scientifiques » depuis plus de 150 ans !) qui ne savent rien du monde réel et de toutes les vraies sciences en fait. Et non à l’unicité des sciences dans l’unicité d’un dieu des trois du livre, ou autre quel qu’il soit !

    Le dernier paragraphe de l’article concerne Les oulémas et juristes marocains, OK. Eh bien voyez ceci, et ce n’est pas certainement pas la fin du “féminisme” acharné des musulman(e)s de tout bord : https://www.nouvelobs.com/monde/afrique/20180719.OBS9947/sois-un-homme-au-maroc-une-campagne-appelle-les-hommes-a-rhabiller-leurs-femmes.html

    Certaines femmes musulmanes d’Europe, au nom de la non-discrimination et d’un féminisme “inclusif” (adjectif très à la mode et souvent très idiot dans la forme, notamment grammaticale, l’est ici sur le fond !), il s’agit donc pour elle de réclamer le droit de porter le voile (signe distinctif d’une religion) partout. Voir : http://www.lalibre.be/debats/opinions/les-droits-des-musulmanes-font-partie-des-droits-des-femmes-5b61dea855324d3f13b1727d

    On peut donc voir, lire et assister à des discours qui disent tout et son contraire, et cela quotidiennement. Et bien sûr tous ces discours s’appuient également sur des jurisprudence, sur les texte, sur et sur, et sur…

    Je suis gay (homosexuel, si vous préférez), je suis à un âge (+ de 60 ans) où je fréquente un hôpital LAÏC et qui interdit le port du voile dans ses murs. Ce n’est d’ailleurs pas pour ça qu’il n’y a pas de problème, puisque une infirmière que je devinais musulmane, il y a un an, a refusé de me retirer une sonde urinaire (vous voyez, lors d’opération, ça rentre dans le pénis jusqu’à la vessie, un fin tuyau bleu), cela a mis tout le couloir et le service des soins en retard pour qu’une autre infirmière s’en charge !

    Alors rajouter, comme ces « féministes » musulmanes (c’est quasi un oxymore pour moi) le demandent, le voile par-dessus les croyantes, et elles finiront par ne plus vouloir soigner, ou même simplement toucher un patient homme, fût-il homosexuel et vieux !

    Je commence à être “légèrement” exaspéré par tout ça.

    Et pour info, je suis antiraciste, j’ai milité, j’ai vu l’islamisation progressive en Europe, commencer il y a 50 ans environ, je vois le résultat, la terrible régression et la séparation des musulmans de tout ce qui n’est pas de et dans leur communauté qui, en 50 ans donc, s’est refermée sur elle-même comme un escargot dans sa coquille.

    Vous savez, j’ai encore connu des mariages mixtes ! Mais il y a looooooontemps ! Heureusement, j’ai des amies du Maghreb (et aussi une amie indonésienne) qui ne sont ni croyantes, ne portent évidemment pas le voile, et sont véritablement féministes, donc laïques, car on ne peut être très imprégnés d’une des trois religions du livre, et se prétendre telles (comme le laisserait à penser ces femmes islamiques de Belgique et de France)

    (le commentaire que j’ai fait là) Voir cette page ici : https://oumma.com/charia-droits-des-femmes-et-lois-des-hommes-1-2/#comment-36916

  2. L’islam, le Coran et les femmes.
    (La traduction du Coran utilisée est celle de Kasimirski publiée par Flammarion)

    La condition féminine fait partie des plus grands scandales générés par le Coran.

    La hiérarchie entre femmes et hommes doit obéir à la règle machiste fort répandue

    (II, 228) : “Les maris sont supérieurs à leurs femmes”.

    La femme idéale est plus proche de l’esclave soumis que d’une personne apte à décider de sa vie

    (IV, 38) : “Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises.”

    Ou encore, sur la servitude à laquelle la femme est assignée

    (VII, 188) : “C’est lui qui vous a créés tous d’un seul homme, qui en a produit son épouse afin qu’il habitât avec elle, elle porta d’abord un fardeau léger et marchait sans peine.”.

    La femme est une possession du mâle dont il peut disposer comme bon lui semble, tant en ce qui concerne l’épouse

    (II, 223) : “Les femmes sont votre champ. Cultivez-le de la manière que vous l’entendrez, ayant fait auparavant quelque acte de piété.”,

    que les filles

    (II, 220) : “Ne donnez point vos filles aux idolâtres tant qu’ils n’auront pas cru.”.

    Et comme tout bien de consommation est jeté lorsqu’il n’a plus les faveurs de l’utilisateur, la femme peut être répudiée avec facilité et la procédure est précisée en
    (II, 229 à 233) et (LXV, 1 à 4). Le mépris dans lequel sont tenues les femmes éclate dans l’équivalence “1 homme = 2 femmes” lors de la recherche de témoins dans le règlement d’un litige

    (II, 282) : “Appelez deux témoins choisis parmi vous; si vous ne trouvez pas deux hommes, appelez-en un seul et deux femmes parmi les personnes habiles à témoigner; afin que, si l’une oublie, l’autre puisse rappeler le fait.”.

    Cette même inégalité de traitement prévaut aussi dans les droits de succession

    (IV, 12) : “Dieu vous commande, dans le partage de vos biens entre vos enfants, de donner au fils mâle la portion de deux filles; s’il n’y a que des filles, et qu’elles soient plus de deux, elles auront les deux tiers de la succession; s’il n’y en a qu’une seule, elle recevra la moitié.” ; voir aussi (IV, 175).

    La primauté de l’homme provient de son apparition première

    (III, 193) : “Les femmes sont issues des hommes.”,
    et (IV, 1) : “O hommes! craignez votre seigneur qui vous a créés tous d’un seul homme; de l’homme il forma sa compagne.”.

    La polygamie est officiellement acceptée en
    (IV, 3) : “Si vous craignez d’être injustes envers les orphelins, n’épousez que peu de femmes, deux, trois ou quatre parmi celles qui vous auront plu.”, et Mahomet montre l’exemple
    (XXXIII, 6) : “Le prophète aime les croyants plus qu’ils ne s’aiment eux-mêmes; ses femmes sont leurs mères.” et (XXXIII, 27) ainsi que (XXXIII, 47) : “O prophète! il t’est permis d’épouser les femmes que tu auras dotées, les captives que Dieu a fait tomber entre tes mains, les filles de tes oncles et de tes tantes maternels et paternels qui ont pris la fuite avec toi, et toute femme fidèle qui livrera son cœur au Prophète, si le Prophète veut l’épouser.”.

    Le machisme musulman ne se limite pas à établir une supériorité homme – femme mais prévoit aussi la réprimande violente et l’exprime avec la plus grande clarté

    (IV, 38) : “Vous [les hommes] réprimanderez celles dont vous avez à craindre l’inobéissance; vous les relèguerez dans des lits à part, vous les battrez; mais aussitôt qu’elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle. Dieu est élevé et grand.”.

    Le Coran montre ici son vrai visage de religion rétrograde et agressive, qui ne survit que par la terreur qu’il inspire aux unes et par l’attribution d’une supériorité factice à des hommes dépourvus de raison.

    De même en (IV, 19) : “Si vos femmes commettent l’action infâme (l’adultère), appelez quatre témoins. Si leurs témoignages se réunissent contre elles, enfermez-les dans des maisons jusqu’à ce que la mort les visite ou que Dieu leur procure un moyen de salut.”.

    La mort pour les femmes adultères, seul remède pour un islam brutal qui, par contre, n’envisage pas le cas de l’homme adultère. Autre exemple d’infidélité conjugale à la charge des épouses en (LXVI, 10), avec toujours la mort comme issue pour une religion de la domination masculine. Appeler à la mort de l’autre, de celui qui est différent, n’est pas la marque d’une réflexion particulièrement élaborée comme voudraient nous en persuader les théologiens.

    La psychose musulmane sur la nocivité de toute forme de coquetterie féminine trouve son origine en (XXIV, 31) et a, depuis, donné lieu à une généralisation délirante. Le point culminant en est le port du voile, prescrit dans le cas d’une conversation avec les femmes de Mahomet

    (XXXIII, 51) : “Si vous avez quelque demande à faire à ses femmes, faites-la à travers un voile; c’est ainsi que vos cœurs et les leurs se conserveront en pureté.” De même en (XXXIII, 57) : “O prophète! prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, d’abaisser un voile sur leur visage. Il sera la marque de leur vertu et un frein contre les propos des hommes.”.

    Remarquer que le port du voile par les hommes aurait le même effet “protecteur”, mais cette suggestion n’est probablement que blasphème.

    La femme soumise et devant fuir les regards masculins n’a pas à espérer d’émancipation au paradis
    (XXXVII, 52) : “Auprès d’eux [les justes au paradis] seront des femmes au regard modeste, et leurs égales en âge.”.

    Enfin, les femmes ne sont qu’une marchandise dont la valeur dépend de leur soumission à l’islam (LX, 10).

    Le Coran réduit donc la femme au rang de spectatrice et domestique de l’homme. Elle peut être échangée ou rejetée comme pour tout produit de consommation courante; elle est à la charge du mari au même titre que le bétail. Le maître peut disposer d’elle comme il l’entend et user de la force à son encontre. L’adultère semble être une exclusivité féminine, le mâle n’étant pas redevable envers son sujet. Parler ici de misogynie est trop faible pour exprimer le mépris et la soumission dont les femmes sont l’objet. On ne peut que constater que le monde musulman actuel est resté fidèle à ces préceptes préhistoriques. L’Iran l’a rappelé en 1995 à la conférence de Pékin sur la condition féminine (même attitude inacceptable de la part du Vatican). Le port du voile, commandé par le Coran, est adopté à des degrés divers: foulard qui se limite à la couverture de la chevelure, tissu qui ne laisse que les yeux comme unique appel au secours, grilles infligées par les Talibans, ou encore couverture complète du visage. Officiellement un rempart contre les regards masculins déplacés, ce voile protège plus efficacement les sociétés musulmanes contre leur propre barbarie en soumettant au silence la moitié de leur population.

    • Ah ça y est! J’ai enfin compris comment il faut faire pour comprendre un système complexe comme celui du coran de l’islam ou encore la constitution d’un pays démocratique…
      Des demain je m’en vais demander à des anarchistes de m’expliquer la constituion de la 5e république française. Essayez, ça devrait vous plaire! Bah quoi, on apprend bien la philosophie grecque avec les wahabi…

    • Kasimirski? Mais c’est une traduction personnelle, subjective, du 19eme siècle qui n’a pas été revissée par des expert ou des théologiens. Elle est vraiment nulle . Je vous l’a déconseille.

      . Plusieurs orientalistes ont tenté de traduire le Coran dans le passé, mais ceux-ci ne connaissent pas nécessairement les subtilités de la langue arabe. Il est mieux de se fier à des traductions révisées. ou plus récente . Pour ma part, j’utilise celles de Denise Masson, Jacques Berque, Hamza Boubakeur . en plus de lire le Coran dans le texte . J’utilise aussi un essai d’interprétation en Anglais par Laleh Bhaktiarhttps://www.religion.info/2007/04/12/debat-autour-nouvelle-traduction-du-coran-en-anglais/

  3. Mon avis de non-musulman :
    1.
    Un excellent article à faire connaître d’urgence à tous les musulmans de France (et d’ailleurs !) pour mise en application immédiate. Et il y a du boulot à faire !
    2.
    Un excellent article à faire connaître d’urgence à tous les non-musulmans de France pour leur montrer que l’Islam n’est pas intrinsèquement incompatible avec les lois et l’esprit de la République. Et il y a beaucoup de boulot à faire !!!

    • Napoléon de retour d’Egypte a pris dans ses bagages un traite de jurisprudence( fikh) d’un alam musulman de rite malékite. Il s’en est inspiré pour son code surtout en matière de statut familial.

  4. Pathétique cette quête de satisfaction par l’élaboration d’un droit des femmes…
    une femme digne de ce nom ne rappelle pas qu’elle a des droits mais apprend aux futurs générations quels sont leur devoir.
    Si les femmes et à fortiori les hommes arretaient 5 minutes de penser à leur droit et un peu plus à leur devoir peut être quelles se souviendraient commet être avec les bons hommes et éduqueraient les bons hommes de demain.
    Femelles de rue asservi à l’emploi et garçon de cuisine soumis à la société, c’est tout ce qu’il reste de la communauté de mouhammed après 15 siècles, de vil priorités futile au regard de la décadence du me moderne, quel gâchis…

    • Et dire que le Maréchal Pétain était raciste! Nul doute que, s’il vous avait connu, il eut sans nul doute changé d’avis. C’est tout sauf une critique.
      Eh! Je déconnais!

      • Vous n’avez jms eu de proche femme avec des valeurs comme on dit “à l’ancienne” et qui soit fière et revendicatrice en opposition à la femme post modern. Vous ne pouvez pas comprendre ce que c’est sinon voir d’un seul oeil ce qui vous gêne… riez je ne vous en veux pas, sauf que se faire le chantre de la femme moderne sans véritablement connaître l’autre ne vous rendra jms meilleur pour les femmes que moi.

  5. L’Islam est un religion dotée de charia (code de vie).
    Le coran est le seul livre saint qui s’adresse à la femme.

    Les arabes avant l’Islam ont rejeté la femme, , et c’est pour cela qu’ils gardaient les prénoms masculins pour nommer leur fils et les prénoms féminins pour nommer les statues.

    A moi l’homme et à dieu la femme.
    L’Islam leur a appris a à faire la différence entre la femme et le concept du féminisme,
    entre le principe de complémentarité et le principe de comparaison.

    Les Chrétiens restent otages du concept du féminisme, les juifs non, sauf si on est sioniste.
    Le concept du féminisme veut dire : “dieu sous la religion des hommes”.

  6. Il est possible qu’entre le 7 ème siècle et maintenant, le degré d’exigence de liberté individuelle ait beaucoup évolué
    J’ ai moi même travaillé et vécu en Arabie il y a une quarantaine d’années, ou l’on pouvait simplement dire que les femmes n’existaient pas
    si la loi marocaine est parvenu à respecter l’esprit de la religion, tout en accordant aux femmes le minimum de liberté qu’elles méritent, c’est à coup sur une bonne chose et j’ en accepte l’augure
    Que faut il penser du livre de Leila Slimani qui présente les choses sous un jour différent ?

  7. Et bien cela a le mérite de clarifier les choses. On oublie que les femmes ont participé à l’Islam dès sa création et continue de le faire. C’est également les difficultés sociétales (guerres, pauvretés) qui ont freiné et régressé la condition de la femme dans les pays musulmans ainsi que le wahabisme et autres joyeusetés sectaires de l’époque moderne.
    Khadija, femme du prophète sws était une grande commerçante richissime.
    Oum Adardaa, considérée par certains de ses contemporains comme la plus experte dans les sciences des Hadiths.
    Karima al Marwazya, avaient pour étudiants de distingués savants hommes.
    Sayyida Al-Hurra, l’une des commandantes navales les plus influentes du bassin méditerranéen.
    Fatéma Bint al Husseyn Bint Ali, fut l’une des plus grandes savantes de son temps.
    Zineb Nefzaoui, la reine de Marrakech, a accompagné son époux dans l’édification de l’empire.
    Fatima El Fihria, la généreuse, créa l’une des plus vieilles mosquées, la première bibliothèque au monde, la deuxième université au monde.

    Et bien d’autres encore :
    http://www.asma-lamrabet.com/articles/l-apport-historique-des-femmes-dans-l-edification-de-la-civilisation-musulmane/
    http://www.huffpostmaghreb.com/2015/07/14/grandes-femmes-islam_n_7796198.html

    • Malala Yousafzai est un exemple de la rébellion des femmes contre la domination des hommes, menacée de mort ! très exactement à l’opposé des thèses développées ici d’un islam “naturellement” favorable aux femmes

      • Il y a le Coran dans lequel Dieu s’adresse aux croyants et aux croyantes, favorables aux femmes( par exemple sourate “les femmes” révélée après les premières batailles des musulmans émigrés à Médine contre leur agresseurs des tribus arabes. Comme il y avait beaucoup de veuves et d’orphelins, cette sourate c’est pour garantir leurs droits) et les sociétés traditionnelles, patriarcales, machistes où les femmes sont traitées en proies, . Par faute de Coran justement. Hélas! Beaucoup de traditions dites “islamiques” ne sont pas coraniques.

  8. merci de nous éclairer sur le sujet, certain(e)s devraient en prendre des notes…plutôt que d’en parler s’en rien y connaître…ce qui très courant chez les ignorants qui viennent déverser leur haine sur ce site…à bon entendeur !

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