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Candidature Bouteflika: le mouvement Mouwatana appelle à une mobilisation citoyenne contre le coup de force du 5e mandat

Les Algériens sont censés être appelés à élire leur président de la république le 18 avril prochain. Ce rendez-vous aurait dû contribuer à construire les institutions légitimes de l’Etat. Il est présenté par les clients du régime, comme une formalité pour assurer la continuité du pouvoir politique en place. Il va, de ce fait, mettre en péril la viabilité de l’Etat algérien.

La situation n’est pas celle du début de 2014, lorsque l’argument de « la stabilité » a donné lieu à un coup de force institutionnel. Elle est bien plus critique. Les années des grandes recettes énergétiques sont terminées. Le matelas de l’épargne a disparu pour le dinar, et en voie de s’épuiser pour les devises. Les recours exceptionnels de court terme, comme la planche à billet, sont en train de s’installer dans la durée. Les déficits n’arrêtent plus de se creuser. L’avenir de moyen terme des Algériens est déjà hypothéqué.

Pendant que s’amplifie la menace d’une nouvelle panne dramatique du développement et d’un appauvrissement du pays, le pouvoir politique a délégitimé les institutions de l’Etat. L’Algérie est dirigée par intermittence et par procuration. Elle a subit un désinvestissement du droit et des normes. La gouvernance s’est organisée autour du destin présidentiel d’un homme contre le destin d’une nation. Les institutions de la république ont concédé toute leur autonomie. La fin de la légitimité révolutionnaire portée par la génération de la libération du pays est rattrapée par la fin du modèle économique bâti sur la seule exportation du gaz et du pétrole. L’impasse politique du régime n’est plus conjoncturelle, elle est historique.

Dans un tel contexte, vouloir faire de l’élection présidentielle d’avril 2019 une formalité pour assurer la continuité, est un acte d’une gravité incalculable. Il condamne les Algériens au désespoir. Il alimente la désunion nationale, nourrit l’élan des jeunes pour l’exil, affaiblit l’Etat à l’intérieur et vis à vis du monde. Il fige la société. Imposer la continuité, en fait céder à la régression de la présidence à vie, revient à priver les Algériens de leur souveraineté. Engager un nouveau passage en force pour « la continuité » signifie renoncer à défier la crise qui arrive, à agir pour l’émergence de l’Algérie – force économique et état de droit – longtemps promise mais toujours différée. Le temps perdu emporte avec lui les solutions qui auraient pu être possibles à déployer. La poursuite du statu quo prépare une fin désastreuse pour le régime politique et pour l’Etat.

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Le mouvement Mouwatana aspire à être durablement utile à la population, aux élites organisées en association et aux partis politiques afin de gagner la bataille du changement démocratique pour l’Etat de droit. Cette bataille connaîtra un épisode critique lors des prochaines semaines. Le mouvement Mouwatana donne leur liberté d’action à ses membres qui estiment que le retrait du processus électoral faussé par la présence de la candidature illégale d’un homme malade et absent, n’est pas le bon mot d’ordre pour protester contre un coup de force institutionnel annoncé. Mouwatana souhaitait pour l’Algérie un candidat du consensus pour une transition négociée. Toutefois cette transition négociée était assortie de conditions minimales d’exercice des libertés et du respect des lois, dont la non-candidature d’un président sortant inéligible était la première des garanties.

Le mouvement Mouawatana a refusé dès le premier jour le scénario du pire qui devient une réalité et a tout fait pour l’empêcher. En plus d’être anti-constitutionnelle et illégale, la candidature pour un 5ème mandat de Abdelaziz Bouteflika viole les consciences et blesse le sentiment national.

Les Algériens connaissent déjà le prix exorbitant de l’entêtement d’un régime qui refuse le changement, l’ouverture et l’exercice des libertés. Ils souhaitent consolider leur Etat Nation par l’avancée du droit, de la justice, et de l’égalité des chances. Il est arrivé le temps de faire confiance à leur libre arbitre.

Mouwatana est déterminé à les accompagner dans cette quête de leur statut plein et entier de citoyen. Le mouvement, avec tous les partisans du changement, participera à la résistance citoyenne pacifique au coup de force du 5e mandat. Il continuera à le faire, au-delà de cette échéance fatidique du 18 avril. Mouwatana veut donner de l’espoir aux Algériens. L’espoir aujourd’hui commence par la défense de notre dignité de citoyen.

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En conséquence, Mouwatana appelle à une première journée de mobilisation citoyenne le dimanche 24 février 2019. Mouwatana soutient toutes les actions qui convergent vers le même objectif.

Le Coordinateur National
Dr Soufiane Djilali

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4 commentaires

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  1. Démocratie au sens de certains pays occidentaux: ce n’est pas la priorité de la grande majorité des algériens! Ils souhaitent une femme ou un homme entouré(e) d’une équipe qui aiment leur pays, qui ont les compétences politiques et économiques pour redresser la situation avec un programme sérieux et réaliste, sans clientélisme, ni népotisme! Il est très regrettable qu’après au moins 15 années avec un baril à plus de 100 $, la seule ressource en devise reste à plus de 97 % les hydrocarbures: aucun développement industriel, pas de sous traitance, blocage d’investissements à cette époque où l’Algérie était solvable et que beaucoup groupes ou pays se bousculaient pour y investir. Mais certains décideurs, préféraient acheter (importer), prenant au passage leurs commissions. Pendant les 5 années du 4ème mandat, l’alternance aurait pu être préparée sans tranquillement sans précipitation, puisque le Rais était déjà très diminué, mais ça n’a pas été fait. Il y a eu les premières crises liées à la baisse du baril et au lieu de prendre le taureau par les cornes et prendre des véritables mesures de redressement, on a continué à raconter au peuple que l’Algérie n’était concernée et il ne fallait surtout pas toucher à certains mécanismes qui premettaient de faire perdurer la corruption et les pots de vin. L’Algérie pourra toujours compter sur la bienveillance des pays de l’autre rive méditerranéenne et les pays voisins qui ne souhaitent pas une déstabilisation du pays: ils seront immanquablement touchés! Mais si le Dinar continue sa dégringolade, il serait impossible de contenir la gronde populaire de la jeunesse: ce qu’aucun algérien ne souhaite et… j’espère, certain(s) femmes et hommes qui ont le pouvoir et qui aiment leur pays!

  2. Je vois que vous n’arrêtez pas votre polissage. Le gouvernement algérien n’est pas un régime, c’est un gouvernement légitime.Les entités de golf qui se composent de 4 personnes, une chaîne de télévision, quelques maisons closes et 30 puits de pétrole sont les vrais régimes. Ces requins que tu vois ici ne cherchent qu’une chose, le pouvoir pour servir les intérêts étrangers.Il y a des milliers de façons pour faire la politique et servir efficacement son pays ,sans être “Président de la république” Les pays du tiers monde ont besoin a des bon citoyens, et pas a des présidents.Vous êtes entrain d’abrutir les musulmans avec votre vision archaïque des choses . Il y a la diversité des modèles politiques dans une “OUMMA” mais vous voulez que les pays musulmans du 21eme siècle ressemble a un System autoritaire falsifié du 2eme siècles de l’hégire.

  3. A chaque qu’on touche a la planche a billets c’est le Dinar qui court a sa perte, il faudra venir avec une brouette d’argent pour faire ses courses,le gouvernement Algeriens fonctionne grace a la planche a billet bref une catastophe en preparation et une monnaie de singe pour bientot.

  4. Que nenni… yakdab aalik, les printemps en tous genres on a déjà donné et la rue ne ramènera jamais rien de bon à mon peuple. Et pour que mes compatriotes sachent bien à quoi s’en tenir, le zigoto ali benhadj aussi appelle à … agir.
    Reste les élections.
    Je ne vote plus depuis belle lurette, mais j’ai quand même voté en novembre 1995 parce que ça avait un sens et aussi – peut-être même surtout- parce que le GIA avait menacé de mort quiconque irait aux urnes, or personne ne menace les algériens, résultat des courses :
    Taux de participation exceptionnel de 75.68% et bulletins nuls : 4% des suffrages.
    En 2014 pour le 4ème mandat, c’était très différent :
    Taux de participation 50.7% et bulletins nuls 10.8% des suffrages.
    Alors que le peuple algérien impose sa décision quelle qu’elle soit dans les urnes ou en s’abstenant. La rue et la fitna qu’elle promet, ce sera quand les poules auront des dents.

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