Farida Belghoul a été réintégrée par l'UOIF suite à des pressions de la base, malgré des critiques de dirigeants.
Pourquoi lire cet article :
- Comprendre les tensions entre la base et les dirigeants de l'UOIF.
- Analyser l'impact de Farida Belghoul sur le débat éducatif en France.
Dans un article publié le 14 avril dans le quotidien La Croix, les dirigeants de l’UOIF s'étaient montrés particulièrement critiques à l’égard de Farida Belghoul. Le Président de cette organisation, Amar Lasfar avait ainsi déclaré : « Il y a une déontologie derrière notre rencontre. L’UOIF est une structure responsable de ce qu’elle dit et fait. Certes, elle respecte la liberté, et nous exprimons notre ras-le-bol quand il le faut, mais nous ne faisons jamais de la polémique pour la polémique », affirme-t-il, regrettant que Farida Belghoul fasse surtout « de la politique ». « Il n’est pas question de retirer ses enfants de l’école publique ».
Dans ce même article, Okacha Ben Ahmed, secrétaire général de l’organisation, s’était dit opposé aux JRE parce qu’elles « instrumentalisent les enfants sur un sujet qui concerne les adultes ». A la veille du rassemblement du Bourget, dans un entretien accordé à BFMTV, Tariq Ramadan avait également critiqué l’action de Farida Belghoul : «Je suis absolument contre cette façon de faire. On a dit n'importe quoi sur la question du genre qui doit être débattue.»
Des propos qui ont choqué la base de l’UOIF qui apprécie particulièrement Farida Belghoul, comme le prouve un texte publié hier sur la page Facebook des JRE (Journées de Retrait de l'École) qui est revenu sur le revirement de l’UOIF : « Sous la pression de nombreux parents JRE de France, Farida Belghoul a été repêchée par l'UOIF et a donc participé ce matin lundi au débat organisé par le forum jeunesse. (…) Des centaines de SMS, mails, commentaires sur les réseaux sociaux ont conduit la direction de l'UOIF à faire volte-face. Et cette dernière a réorganisé le débat prévu – puis annulé – en invoquant des problèmes techniques. Farida Belghoul s'y est donc rendue pour ne pas décevoir tous ceux et tous celles qui réclamaient sa présence. »
Ce revirement de l’UOIF démontre clairement la rupture sur le dossier des JRE entre sa base et ses dirigeants soucieux de ne pas heurter les pouvoirs publics, mais qui se retrouvent confrontés à un nouvel acteur de l’Islam de France, Farida Belghoul, dont la popularité ne cesse de croître. Un repêchage de dernière minute qui n'a pas empêché les JRE dirigées par Farida Belghoul de comparer le rassemblement de l’UOIF à « une ambiance de foire "musulmane" dans le plus grand temple européen de la consommation du gadget "islamique". Des marchandises à gogo à vendre, des Corans par-terre, de la musique braillarde dans les allées. La migraine à chaque pas. La spiritualité tuée par la babouche, et le raï."



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