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Bariza Khiari, élue présidente de l’Institut des Cultures d’Islam

Communiqué

Réuni le jeudi 21 avril, le conseil d’administration de l’Institut des Cultures d’Islam a élu, à l’unanimité, Bariza KHIARI, à la Présidence de l’ICI et a reconduit les autres membres du bureau. Ce bureau a pour mission de pérenniser et de développer l’ICI.

Une élection pour porter haut le projet de l’ICI

Bariza Khiari, sénatrice de Paris, ancienne haut fonctionnaire du Tourisme, a placé son engagement politique sous le sceau de la lutte contre toutes les discriminations. Elle intervient régulièrement sur les questions liées à l’Islam et à la citoyenneté. Franco-algérienne, membre du Comité national de réflexion et de propositions sur la laïcité à l’école, Bariza Khiari est ancienne membre du MRAP et membre d’honneur du Club XXIe siècle, elle est également membre du conseil d’administration de la fondation Aladin ayant pour mission de renforcer l’amitié judéo-musulmane. Elle a organisé plusieurs temps d’échanges et de rencontres sur l’Islam au Sénat, dont le colloque « L’Islam des Lumières ». Bariza Khiari s’inscrit dans l’héritage spirituel et politique de l’Émir Abd el-Kader, figure par excellence de celui qui agit en homme de pensée et pense en homme d’action.

Avec la reconduction du bureau de l’association, composé de Nacira GUENIF-SOUILAMAS, vice-présidente, de Naïl BOURICHA, secrétaire et de Khaled ABICHOU, trésorier, le conseil d’administration inscrit son action dans la continuité des missions et ambitions de l’ICI : être à la fois un lieu de création contemporaine de qualité et un acteur culturel, médiatique et social sur la question des cultures liées à l’Islam et de la place de l’Islam en France.

“C’est avec beaucoup de joie que je prends mes fonctions de Présidente de l’Institut des Cultures d’Islam, avec pour première tâche de célébrer la Tunisie et ses aspirations démocratiques, à l’occasion de la très belle exposition d’art contemporain Effervescence.

Dans un contexte particulièrement troublé, les artistes sont un miroir de nos sociétés en nous montrant ce que nous sommes. À travers leur travail, ils transgressent les normes, les dépassent et les subliment. Ils sont en cela symbole de liberté, sachant dire « non », à leur manière, quand les libertés et droits humains sont atteints, constituant pour nous des sas de sécurité. C’est à cette capacité à dire « non » que je souhaite rendre hommage, en saluant l’engagement citoyen des artistes tunisiens qui n’hésitent pas à créer et à faire valoir leurs droits, parfois au péril de leur intégrité physique.

Comme ces frêles et gracieux papillons que l’artiste Nicène Kossentini met en scène dans son oeuvre L’envol du papillon, la démocratie dans le monde arabomusulman est un processus long et d’une terrible fragilité. En Tunisie, seuls l’engagement sans faille d’un peuple soudé et la remarquable force des femmes ont pu garantir son émergence. Cinq ans après la révolution, la stabilisation et la permanence de cette démocratie constituent encore un enjeu crucial…

En tant que co-fondatrice du Festival des Cultures Soufies de Fès et membre durant trois ans de la commission « Culture et éducation » du Sénat, je tiens à ce que la culture soit aussi un instrument de construction d’espaces d’apaisement et de rassemblement. Farouchement républicaine et sereinement musulmane, je suis fière d’assurer la présidence de l’Institut des Cultures d’Islam en m’inspirant de l’hymne à l’altérité d’Ibn Arabi : « Les hommes sont les ennemis de ce qu’ils ignorent ». Faciliter la compréhension de l’Islam, de ses cultures, de ses valeurs et de ses figures tutélaires constitue une nécessité pour construire une société dépassant ses blocages. La culture est un formidable vecteur pour apprendre à se connaître et à se rapprocher.

À cet égard, je me dois de rendre un hommage appuyé à Jamel Oubechou à qui je succède. Il a réussi à installer un établissement d’art contemporain dans le quartier par excellence de la diversité. Cet équipement a maintenant sa légitimité dans le paysage culturel de Paris. Il est surtout reconnu comme tel par la sphère culturelle, ainsi que l’a voulu et pensé Bertrand Delanoë, dont je salue ici l’audace. Il a aussi fallu l’enthousiasme et le soutien des élus du 18e et de Daniel Vaillant, indéfectible partisan de ce projet. Je remercie enfin Anne Hidalgo de s’inscrire dans cet héritage, et d’en soutenir le déploiement.

Mes remerciements vont vers le trésorier de l’Institut des Cultures d’Islam Khaled Abichou, dont le dévouement a, ces derniers mois, largement dépassé ses fonctions, vers l’équipe qui travaille au quotidien afin de faire de ce projet une réalité, et vers Michket Krifa, initiatrice et commissaire de l’exposition. Merci enfin à l’Institut Français de Tunis pour son soutien et son aide inestimable sur l’épineuse question du transport desœuvres, à l’Office National du Tourisme Tunisien, à Madame Saïda Garrach et Monsieur le Ministre Kamel Jendoubi, aux collectionneurs qui nous ont prêté leurs œuvres, aux galeries et bien-sûr aux artistes, ainsi qu’à tous les partenaires, notamment le laboratoire Central Dupon, qui ont rendu possible cette effervescence.

Je vous invite donc à découvrir jusqu’au 14 Août, cette exposition et cette programmation foisonnantes à l’Institut des Cultures d’Islam.”

BARIZA KHIARI

Présidente de l’ICI

Voir ci-dessous entretien de Bariza Khiari sur OummaTV

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