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Barack Obama se justifie devant une mère “Golden star” sur son rejet des amalgames entre islam et terrorisme

Interpellé mercredi dernier, sur CNN, par Tina Houchins, une mère de famille de Virginie élevée au rang de « Golden Star » après que son fils de 19 ans soit mort au combat à Bagdad, en 2007, Barack Obama, le président en fin de règne, a dû se justifier sur son refus de parler de « Terrorisme islamique ou islamiste » qui contraste nettement avec la rhétorique délétère ambiante, riche en amalgames dévastateurs.

Bien que le bilan calamiteux de sa politique internationale ne plaide pas en sa faveur, ayant renié ses belles promesses de campagne pour marcher à grands pas sur les traces de Bush, son sinistre prédécesseur va-t-en-guerre, Obama se sera au moins démarqué par sa volonté de ne pas hurler avec les loups, faisant preuve d'un sens du discernement dont sont totalement dénués ses adversaires politiques, au premier rang desquels figure le populiste Donald Trump. Ce dernier ayant largement contribué à ce que la légende urbaine de son islamité se propage dans tout le pays, et s’enracine durablement dans les esprits.

Considérant que cette focalisation sur ce « problème fabriqué de toutes pièces » par ses opposants ne vise qu’à le discréditer, l’homme fort de Washington pour quelques semaines encore a répété à l’envi que les organisations comme Al-Qaïda et l’ISIS (Daesch) ont « perverti et dévoyé l’islam », martelant : " la religion ne peut en aucune manière justifier les atrocités qu’ils commettent. Ils ne peuvent pas se draper dans le manteau de l’islam pour tuer des enfants, assassiner des musulmans, prendre des esclaves sexuelles. Il n’y a aucune justification religieuse à cette barbarie".

Pour que son message soit mieux perçu, Barack Obama a établi un parallèle avec le christianisme, en disant qu’il n’accepterait pas qu’un "terroriste chrétien" puisse se réclamer de la religion, de sa religion, pour commettre l’innommable, confirmant au passage son obédience devant des millions de téléspectateurs, parmi lesquels se trouvent des sceptiques irréductibles.

Mettant en garde contre le danger d’un discours politique inflammable qui trahit les idéaux américains, Obama, en fin de parcours, se transforme en lanceur d’alerte, alors même que c’est sous mandat, dont on se souvient de l’Obamania qui l’avait entouré, que le racisme anti-noirs de la police aura culminé dans la violence extrême et que la course à la Maison Blanche résonne des harangues électrisantes de Donald Trump.

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