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Australie : discrimination d’une employée modèle suite à sa décision de porter le voile

A l’autre bout du monde, sous des latitudes qui pour être ensoleillées n’en sont pas moins sensibles au chant des sirènes de la discrimination, le voile de la discorde peut à tout moment placardiser, mettre à l’index et pousser vers la sortie une salariée appréciée de sa hiérarchie, à l’annonce de son changement d’apparence.

En moins de temps qu’il ne lui en a fallu pour faire ses preuves et s’illustrer en employée modèle d’un cabinet d’experts comptable, dans la localité de Wollongong, en Nouvelles-Galles du Sud, Mariam El Hassan, 23 ans, est devenue la bête noire de son entreprise suite à sa décision de porter le voile au bureau.

Loin de mettre ses employeurs devant le fait accompli du jour au lendemain, la jeune femme avait au contraire pris soin d’évoquer le sujet avec eux, ou à tout le moins avait tenté de l’aborder, car l’équipe dirigeante louvoyait à chaque fois, ce qui n’augurait rien de bon pour la suite des événements.

C’est lors de la célébration de l’Aïd el-Adha, en octobre dernier, que Mariam El Hassan, n’écoutant que ce que lui dictait son cœur et prenant son courage à deux mains, a fait savoir à ses supérieurs qu’elle se présenterait voilée au bureau le lendemain de son jour de congé. Si jusqu’alors, les dirigeants du cabinet Turner Freeman avaient consciencieusement éludé la question sensible, cette fois-ci, devant la détermination de leur employée, leur réaction fut immédiate et sans appel : interdiction de venir travailler en hijab !

L’email de détresse envoyé, comme une bouteille à la mer, à l’un des responsables de la société n’a pas infléchi la décision irrévocable de lui barrer la route, Mariam El Hassan, la collaboratrice efficace et digne de confiance, était purement et simplement éjectée de son poste sans autre forme de procès, n’ayant d’autre alternative que de saisir la justice pour discrimination religieuse.

Alors qu’une séance de médiation se profile à l’horizon, son avocate, Michelle Walsh, dénonce une discrimination inacceptable que rien ne peut justifier, et surtout pas la loi en vigueur qui condamne on ne peut plus explicitement cette violation manifeste du code du travail, sauf à vouloir faire régner sa propre loi au sein de la sphère entrepreneuriale…

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