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Alexandre Adler l’affirme : ” les banlieues sont des terres d’islam”

La vision communautariste du spécialiste des cinq continents, Alexandre Adler, n’a d’égale que sa légendaire mémoire d’éléphant : elle est phénoménale, écrasante, et sûre de son fait… Confortablement installé sur son piédestal d’intellectuel qui fait autorité,  impressionnant son monde tout comme sa stature en impose, Alexandre Adler se plaît à agiter les esprits, en ressassant le sempiternel récit de l’invasion de l’islam, ici et ailleurs.

Celui qui "est en guerre depuis le 11-septembre", comme il le revendique haut et fort, tout en clamant sa fierté d’appartenance à Israël, sans jamais craindre d’être marqué au fer rouge de la déloyauté, a attendu que le candidat Sarkozy sorte enfin du bois pour s’inquiéter très opportunément de "l’auto-administration musulmane contre l’Etat" dans les banlieues françaises.

 Si nombre de nos concitoyens se désespèrent de la hauteur de vue des candidats en lice pour la présidentielle, et surtout de leur capacité à panser les maux cruciaux de la société, le conteur Adler, converti au Sarkozysme, est là pour faire sortir des rails le débat public, et le ramener sur la voie fantasmagorique de la peur du péril vert.

 "Il y a l’idée dans la doctrine musulmane la plus traditionnelle qu’il existe une terre de l’islam. Là où l’Islam s’est répandu, là où les peuples l’ont accepté cette terre est désormais islamique" a-t-il expliqué lors d’une interview sur France Info.

 Le narrateur de l’effroi, drapé dans la suffisance de son omniscience, peut se payer le luxe de noircir toujours plus le tableau : "la situation des banlieues françaises est comparable à celles des régions musulmanes de l’Inde, qui ont fini par faire sécession et devenir le Pakistan et le Bangladesh. C’est un peu ce qui se passe quand les quartiers essayent au fond de s’auto-administrer contre le pouvoir d’Etat. C’est une terre de l’Islam et à un moment donné effectivement, la République n’y pénétrera plus"  prédit-il, tel un prophète de malheur.

 Mais le meilleur reste à venir, quand "le merveilleux conteur" de France Culture (qualifié ainsi par Laure Adler qui l'avait recruté) a cru bon d’enfoncer le clou par une anecdote anodine, qu’il a aussitôt montée en épingle  :  pensez donc, Martine Aubry a été accueillie par l’imam d’un quartier de Roubaix au son de "bienvenue  chez nous" !   On n’ose imaginer l’interprétation apocalyptique du Cassandre de la géopolitique  si un « Salam Aleikoum » chaleureux avait salué la venue de la mairesse de Lille…

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