|
|
Version mobile Newsletter
|
|
| Jeudi 8 Janvier 2009 | ||
|
|
|
|
Articles
« Notre ami Sarkozy », UOIF-UMP, histoire d’un PACS avorté
jeudi 30 novembre 2006 - par Vincent Geisser
On connaît la chanson : « Pour un flirt avec toi, je ferais n’importe quoi. Pour un flirt avec toi, je serais prêt à tout. Pour un simple rendez-vous. Pour un flirt avec toi… ». Recevant Nicolas Sarkozy à la Rencontre annuelle des Musulmans de France au Bourget, en 2003, Thami Breze, président en exercice de l’UOIF, déclarait : « Nous recevons un ami, que nous avons découvert et qui nous a découverts »[1]. De son côté, le président de l’UMP parlant du même événement le qualifiera de l’un « des plus grands moments de [sa] vie politique » (sic)[2]. Ainsi, commence une grande histoire d’amour entre la première fédération musulmane de France et le ministre de l’Intérieur, candidat permanent à la présidence de la République. Toutefois, le « tournant clientéliste » de l’UOIF remonte bien avant l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur et des cultes. Il s’inscrit dans la longue durée. On peut le faire débuter, d’une part, à 1993, date à laquelle la ligne revendicative de l’UOIF est marginalisée – le Tunisien Abdallah Ben Mansour quitte le secrétariat général – au profit de la ligne conciliatrice, animée par le « clan des ex-Bordelais » - les Marocains Fouad Alaoui et Thami Breze prennent les rênes de la direction -, d’autre part, à 1999-2000, année où l’organisation islamique accepte de participer au processus de consultation (Istichara), initié par Jean-Pierre Chevènement. Il s’agit de deux dates clefs pour comprendre l’évolution de l’UOIF qui choisit en quelque sorte de « réduire » volontairement son rapport de force à l’égard des pouvoirs publics pour privilégier une « politique de compromis ». Dès lors, les conditions d’une relation de type clientéliste semblent réunies, même si, à l’époque, l’UOIF n’a pas encore trouvé « son patron ». Car, précisément, un rapport de clientèle ne se décrète pas mais prend corps dans les modes relationnels concrets, faisant largement appel aux registres affectifs et émotionnels, voire amicaux[3]. En somme, le déploiement de la configuration clientéliste « UOIF-Sarkozy » peut se résumer à l’histoire d’une rencontre « heureuse » entre un acteur communautaire (une fédération islamique), désireux d’obtenir une reconnaissance institutionnelle rapide et un acteur politique pragmatique (un ministre de l’Intérieur), à la recherche d’un interlocuteur musulman « crédible » et relativement indépendant des Etats étrangers. Dès lors, l’analyse de la relation clientéliste revient à étudier les dispositions des deux partenaires, d’une part, le « patron » (N. Sarkozy) et, d’autre part, le « client » (l’UOIF). Du côté du ministre de l’Intérieur, également président de l’UMP et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2007, s’exprime dès le départ une volonté très nette de rompre avec la gestion impersonnelle, technocratique et froide du dossier « Islam » qui avait marqué la pratique de ses prédécesseurs au ministère des cultes. La « proximité » et le « pragmatisme » deviennent désormais les maître-mots de son action cultuelle, légitimant ainsi, auprès de ses interlocuteurs les plus réticents, l’établissement de relations quasi-intimes avec une organisation musulmane réputée pourtant « fondamentaliste » : « Oui, j’ai voulu qu’il y ait, au sein du CFCM, l’ensemble des représentants du monde cultuel musulman, y compris l’UOIF. Et je ne l’ai jamais regretté. L’UOIF a toujours respecté sa parole. Les partisans d’un islam plus épicé ont leur place à l’intérieur de cette instance, où ils ont apporté leur représentativité, sans jamais trahir l’esprit de l’instance. Si l’UOIF avait refusé d’y participer ou en était partie, c’est la représentativité du CFCM qui se serait trouvée engagée. Et dans les banlieues, on aurait fait alors de l’UOIF une organisation de martyrs, et du CFCM une coquille à moitié pleine. Je ne l’ai pas voulu et j’ai assumé cette responsabilité » (Nicolas Sarkozy, discours au Colloque « La laïcité française dans son contexte international : singularité ou modèle ? », Académie des sciences morales et politiques, Paris, 19 septembre 2005). Bien sûr, le clientélisme sarkozien n’est pas exempt de l’affirmation d’un certain paternalisme à l’égard de la « communauté musulmane », en général, et de l’UOIF, en particulier. Tel un « patron politique » vis-à-vis de ses « protégés », N. Sarkozy se présente volontiers comme l’« ami » et l’« avocat » des musulmans de France : « C’est un paradoxe que je devenu ‘l’avocat des musulmans’ dans la République. La France est capable d’inventer, de faire naître des communions étonnantes. C’est parce que je ne suis pas musulman et que mon combat en faveur du rétablissement de l’autorité républicaine était sans ambiguïté que mon devoir était justement d’être aux côtés de ceux qui souffrent au quotidien de l’amalgame et d’une certaine forme de racisme » (Nicolas Sarkozy, La République, les religions, l’espérance, Paris, Pocket, 2004, p. 92). Nous sommes bien en présence ici d’une « amitié paradoxale », telle qu’elle est décrite par le politiste Jean-Louis Briquet à propos du clientélisme politique en Corse[4]. Mais celle-ci ne se limite pas simplement à une « rhétorique de proximité » sans effets réels. Elle se traduit également par des gestes concrets qui viennent renforcer l’ascendant du « patron Sarkozy » sur son « client musulman », l’UOIF. Outre son déplacement hautement symbolique aux Rencontres du Bourget en avril 2003 – le ministre parle d’ailleurs à propos de cet événement de « l’un des grands moments de [sa] vie politique »[5] - N. Sarkozy a su multiplier ces « petits gestes qui font les grands amis » : contacts téléphoniques directs et réguliers avec les dirigeants de l’UOIF – qui ne passent plus désormais par la ligne des « conseillers » -, visites « surprises » au siège de l’organisation islamique à La Courneuve[6], sans parler des nombreux hommages rendus par le ministre-président à ses « alliés de l’UOIF » dans ses discours publics et ses prestations audiovisuelles. Le président de l’UMP a jeté les bases d’une gestion personnalisée et affective qui constitue l’un des principaux ressorts du clientélisme, lui permettant d’instaurer une relation de confiance avec une organisation qui a longtemps été méfiante à l’égard de l’autorité publique. Toutefois, l’analyse de la relation clientéliste « Sarkozy-UOIF » ne présenterait qu’un faible intérêt si elle se limitait à un simple rituel politique sans effets de positionnement. Dès lors, la question majeure est : l’établissement d’un rapport de clientèle entre le ministre de l’Intérieur et la fédération islamique a-t-il contribué à infléchir la « ligne de l’UOIF » sur un certain nombre de dossiers dits « sensibles » ? Au regard des prises de positions des dirigeants de l’UOIF ces trois dernières années, nous serions tentés de répondre par l’affirmative. Qu’il s’agisse de l’ « affaire du voile » (avril 2003-mars 2004)[7], la lutte contre le salafisme[8], la question palestinienne[9], le dialogue avec le CRIF (septembre 2004)[10], l’ « affaire Tariq Ramadan » (2003-2004)[11] ou la gestion sécuritaire de la dernière crise des banlieues (automne 2005)[12], sur tous ces dossiers « sensibles » l’UOIF a adopté une position de « compromis », en produisant un argumentaire de justification théologique, se référant à la nécessité de se conformer au « juste milieu islamique » (el wassatiyya)[13]. Cependant, nous commettrions probablement une erreur, si nous interprétions cette « prudence » de l’UOIF comme la conséquence directe de l’instrumentalisation politique de la fédération islamique par le ministère de l’Intérieur. L’édiction d’une fatwa appelant au retour à l’ordre dans les banlieues, le lâchage de Tariq Ramadan devenu « gênant » - à la suite de la publication de son article sur les « nouveaux intellectuels communautaires »[14] -, l’humanitarisme très prudent à propos de la Palestine, la collaboration sécuritaire dans l’éradication des courants salafis, le « dialogue inspiré par Saint Nicolas » avec le CRIF (et non avec le Consistoire ou le Grand Rabbinat) relèvent moins d’une injonction du ministre de l’Intérieur que d’un effet d’anticipation qui prend tout son sens dans la relation de clientèle. Il s’agit en quelque sorte de « faire plaisir » à un « patron politique » qui a été le premier à reconnaître la pleine légitimité de l’UOIF dans l’espace public français. Cette notion de « faire plaisir » pourra apparaître anecdotique, voire prêter à sourire, dans le cadre d’une telle analyse sociologique. Elle est pourtant au cœur du dispositif clientéliste « Sarkozy-UOIF » qui tend aujourd’hui à se pérenniser sur un mode relationnel banalisé et qui trouve dans le « juste milieu islamique » un argument d’autorité et une justification théologico-politique auprès des fidèles musulmans. En définitive, plutôt que de parler de « percée lobbyiste » ou de « déclin irréversible » de l’UOIF, nous préférons conclure en la stabilisation de sa success story islamic, de son islamic dream autour de trois dimensions majeures qui structureront son action dans l’avenir : le renforcement des pratiques de collusion avec les pouvoirs publics français (dialogue et collaboration) ; l’accentuation des logiques clientélistes à l’échelon national (avec le ministre de l’Intérieur) et aux échelons locaux (avec les maires) ; et la défense de l’ « intérêt musulman » à travers le double registre matériel (les mosquées et les écoles musulmanes) et symbolique (la Palestine, la solidarité islamique internationale…) et sous le contrôle étroit d’une « élite islamique » qui continuera à identifier son destin personnel à celui de l’organisation et, au-delà, à celui de la « communauté musulmane » de France. Pourtant, force est aussi de constater que les relations entre les deux êtres aimés se sont fortement dégradées ces derniers temps. Le « lobby musulman »[15] de France, tant fantasmé par le leader de l’UMP, n’est probablement ni pour aujourd’hui, ni pour demain…, peut-être pour après-demain ? Il semble d’ailleurs que N. Sarkozy ait fini lui-même par s’en rendre compte. Après s’être engagé intensément sur le dossier « Islam » et avoir ménagé ses interlocuteurs musulmans sur un certain nombre de questions sensibles (conflit Israël-Palestine, situation irakienne, accusation d’antisémitisme musulman…), le ministre de l’Intérieur paraît avoir fait machine arrière ou, du moins, mis entre parenthèse temporairement « sa politique musulmane » et son flirt islamique. Aujourd’hui, le CFCM connaît une crise profonde et les déclarations du président de l’UMP en faveur de la politique de Georges Bush au Moyen-Orient[16], son alignement total sur la politique israélienne[17] et corrélativement sa condamnation sans réserve du Hezbollah[18] ne sont sûrement pas propices à lui attirer le « vote musulman »[19], si tant est qu’il existe. Toutefois, son clientélisme en direction des organisations musulmanes, en général, et de l’UOIF, en particulier, n’a pas dit son dernier mot ! Et cela aussi longtemps que Nicolas Sarkozy n’aura pas assouvi son fantasme secret d’être un jour le « grand mufti » de sa propre République communautaire. Version originale et complète de l’article parue dans « Musulmans de France, sous la direction de Amel BOUBEKEUR et Abderrahim LAMCHICHI, Confluences Méditerranée, n° 57, Printemps 2006. NOTES : [1] Thami Breze, président de l’UOIF, à propos de Nicolas Sarkozy, Le Bourget, 19 avril 2003. [2] « Religions, République, intégration. Sarkozy s’explique », entretien avec Denis Jeambar, L’Express, 1er septembre 2004. [3] Sur les registres affectifs du clientélisme, cf. Jean-Louis BRIQUET, « Des amitiés paradoxales : échanges intéressés et morale du désintéressement dans les relations de clientèle », Politix, n° 45, 1999, p. 7-19 ; Gérard LENCLUD, « S’attacher », Terrain n° 21 - Liens et pouvoir -, octobre 1993, http://terrain.revues.org/document3074.html. [4] Jean-Louis BRIQUET, « Des amitiés paradoxales… », ibid. [5] « Religions, République, intégration. Sarkozy s’explique », op. cit. [6] A notre connaissance, sa dernière visite au siège de l’UOIF remonte au Conseil d’administration de la fédération, le 25 juin 2005. [7] L’UOIF a appelé ses adhérents et ses sympathisants à ne pas prendre part aux manifestations contre la loi sur les signes religieux. Elle a même exercé une forme de répression sur certains de ses dirigeants qui souhaitaient y participer. [8] Dans son ouvrage, Nicolas SARKOZY a d’ailleurs remercié l’UOIF pour sa collaboration précieuse dans la lutte contre le salafisme : « La réalité, c’est que l’UOIF mène, sur le terrain, un travail utile contre des adversaires autrement plus dangereux pour la République : les salafistes », dans La République, les religions, l’espérance, Paris, Pocket, 2004. [9] La fédération islamique tout en rendant hommage aux « martyrs palestiniens » évite d’appeler à de grandes manifestations ou rassemblements publics des musulmans de France en soutien à la « cause palestrinienne ». Elle se cantonne au registre humanitaire. Cf. le discours de Lhaj Thami Breze, assemblée générale de l’UOIF, 30 septembre 2005. [10] Le 9 septembre 2004, une délégation de trois membres de l’UOIF (dont Fouad Alaoui) a rencontré une vingtaine de membres du Conseil représentatif des institutions juives de France. [11] La direction de l’UOIF a dissuadé ses organisations de jeunesse, notamment Etudiants musulmans de France (EMF) et Jeunes musulmans de France (JMF) d’inviter le prédicateur musulman pourtant populaire dans les nouvelles générations. [12] Lors de la « crise des banlieues » d’automne 2005, l’UOIF a publié un communiqué et édicté une fatwa pour appeler à l’arrêt des violences urbaines et au retour au calme des « jeunes musulmans ». Cf. le communiqué de l’UOIF, 6 novembre 2005 et la « Fatwa concernant les troubles qui touchent la France », 6 novembre 2005, http://www.uoif-online.com. [13] Sur la notion de « juste milieu », cf. l’analyse pertinente de Khadija DARIF, Bricolages identitaires des Musulmans dans l’espace politique français : cas de l’UOIF, mémoire IEP d’Aix-en-Provence, Master II, Option « Monde arabe et musulman », 2004. [14] Tariq Ramadan, « Critique des (nouveaux) intellectuels communautaires », www.oumma.com, 3 octobre 2003. [15] V. GEISSER, S. KELFAOUI, « Les musulmans de France et les présidentielles de 2002. Un lobby électoral en marche ? », La Médina, printemps 2002. [16] N. SARKOZY : « Je suis convaincu que nos relations souffrent de trop d’incompréhensions causées par un manque de dialogue et parfois par un poil de mauvaise foi. Je ne veux pas chercher de coupable, je veux trouver des solutions. Je veux que nous rebâtissions la relation transatlantique. […]Je crois que nous commençons à surmonter cette crise", a-t-il affirmé. "Mais il est juste de dire que cette crise a provoqué une réapparition dans chacun de nos pays de beaucoup d’idées fausses colportées sur nos deux peuples. […] Je ne suis pas un lâche (...) je suis fier de cette amitié (...) je la revendique », AFP/20 Minutes, 13 septembre 2006. [17] N. SARKOZY : « Oui. Le droit à la sécurité pour Israël est un droit sur lequel on ne peut pas transiger. Israël est une démocratie. Israël est né dans les conditions que l’on sait. C’est une responsabilité essentielle, pour tous les pays libres, d’assurer sa survie. Est-ce que pour autant je considère que le gouvernement israélien a eu en se défendant, je dis bien en se défendant, la réponse appropriée ? Je n’en suis pas sûr. J’ajoute que si je suis l’ami d’Israël, je suis aussi celui du Liban qui doit devenir un pays véritablement souverain », Le Figaro Magazine, 1er septembre 2006. [18] N. SARKOZY à propos du Hezbollah : « Oui. L’attitude qui consiste à envoyer des roquettes sur le nord d’Israël sans se demander sur qui vont tomber ces roquettes est une opération terroriste. Accepter d’être financé par l’Iran dont on sait ce que disent ses dirigeants revient à se situer dans le camp des terroristes », ibid. [19] Fouad BAHRI, « L’UOIF ‘lâche’ Sarkozy ! », www.saphirnews.com, 10 mai 2006. Toutefois, on peut penser que ce « lâchage » n’est que provisoire, en attendant des jours meilleurs. Mots clésVincent GeisserPolitologue Il est également l’auteur de :
Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article8 décembre 2006
Mohsen a dit :
Salam Aleykom Réponse à benimellall et. al Décidemment, je crois que nous n’avons pas les mêmes valeurs, ou alors vous n’avez pas lu tout ce qui a été écrit comme commentaires avant. Je crois que la plupart des lecteurs sont unanimes (...) (Lire la suite)
8 décembre 2006
Kareh a dit :
Salam,
Apparement Benimellal tu n’as pas tout lu. Personne n’a dit que s’était facile ! Mais acuser de lâcheté les commentateurs me paraît être limite. Cette accusation explique certainement le pourquoi de l’anonymat (...) (Lire la suite)
8 décembre 2006
benimellall a dit :
Quel acharnement ? J’avoue que je tombe de tres haut. Chacun essaye de vider son sac de haine. Pourquoi toute cette haine ? Dites moi que je suis un UOIFiste ou autre, je m"en fou ! Je vois seulement un esprit de critique négative. Est ce (...) (Lire la suite)
5 décembre 2006
un frère a dit :
Faut avoué que nous "arabe musulmans" on cherche le pouvoir.Alors que se soit l’UOIF ou les autres partis qui font partie du CFCM, pour moi ils ont tous un parti politique donc ne représente pas les musulmans.Je pense que l’islam est (...) (Lire la suite)
5 décembre 2006
Bouziane a dit :
Un grand merci à Vincent Geisser, qui a permis de dévoiler Sarkozy avant tout... lisez cet article mis à jour sur notre futur président incha’llah si l’électorat musulman est absent : (...) (Lire la suite)
4 décembre 2006
lachemi algerie a dit :
je vous lis souvent et j apprecie vos ecrits. l uoif a opte pour faire du politique donc il ne faut pas s etonner de voir qu il fasse des alliances et contrealliances meme les plus perfides donc il faut le prendre a sa juste valeur comme n (...) (Lire la suite)
3 décembre 2006
Harith a dit :
L’UOIF est devenue une assoc qui raisonne en terme de profit financier. On comprend pourquoi certains s’accrochent à leur poste (Lire la suite)
3 décembre 2006
Atif a dit :
A force de fréquenter Sarko, on finit par parler comme lui. Qui sait si les dirigeants de l’UNION, ne sont pas adhérents de l’UMP, ou que Sarko ne leur pas ordonné de militer à l’UMP... On se souvient qui leur avair ordonné de (...) (Lire la suite)
3 décembre 2006
Sadji a dit :
Pour l’UOIF , le temps de l’autocritique est trop tard. L’UOIF est dans un engrenage infernale. Je ne vois pas comment on peut leur faire confiance à nouveau, ils ont été trop loin, je ne les aurais jamais cru capables (...) (Lire la suite)
3 décembre 2006
Hassan a dit :
Je suis aussi un ancien de l’UOIF, je connais bien sa manière de fonctionner et je peux vous dire que ce n’est pas très beau....
J’ai donc quitté cette organisation, je ne le regrette pas, bien au contraire. Baucoup de frères (...) (Lire la suite)
3 décembre 2006
Farouk a dit :
Tout le monde sait que l’UOIF est en crise, que cette association est en chute libre, car ses "dirigeants" ont tout monopolisé, il y a une gestion clanique, nationalitaire de l’UIOF, qu’une grande majorité de musulmans a fui et (...) (Lire la suite)
3 décembre 2006
Jaouad a dit :
Quand on parle de l’UOIF on parle de l’équipe des "ex bordelais" Il n’est nullement utile d’user de la méthode de marteler avec hadiths et de versets coraniques, chère aux cœurs des UOIFistes, pour nous faire taire. (...) (Lire la suite)
3 décembre 2006
Izzd Lk a dit :
Salam Alaykoum,
Petite réponse à Jamila. Je suis un membre ancien de l’UOIF. Je voudrais dire que si je m’exprime s’est par ce qu’un jour j’ai prêté serment d’oeuvrer pour la voie du bien et ce pour la vie. (...) (Lire la suite)
2 décembre 2006
samia a dit :
Bonsoir, salam,
"Les associations musulmanes ont voulu une loi, ils l’on eu....." ce n’est pas très logique. Si j’ai bien suivi les évènements ce ne sont pas les assoc musulmanes qui sont à l’origine de la commisssion (...) (Lire la suite)
2 décembre 2006
jamila a dit :
cher Addle, vous accusez l’UOIF d’être arrogante et d’être assoiffée de pouvoir sans raison ni preuve, et vous profitez de mon témoignage pour l’accuser d’être exclusive, ce qui est faux. Moi j’ai donné mon (...) (Lire la suite)
2 décembre 2006
Abou doujana a dit :
Etant un membre de l’UOIF je peux dire que les remarques de Geisser vont dans le bon sens et que l’UOIF a perdu ses convictions à cause de la mauvaise gestion de certain monsieur Alaoui qui dirige la direction de cette (...) (Lire la suite)
2 décembre 2006
ni pro ni anti a dit :
Critiquer sans rien faire de son côté cela relève bien votre état d’esprit (Lire la suite)
2 décembre 2006
Addle a dit :
La réaction de Jamila en dit long sur l’esprit des responsables et militants de l’UOIF. Selon elle je cite "la seule organisation respectable qui peut prétendre défendre l’islam de France"
Ces propos sont d’une extrême (...) (Lire la suite)
1er décembre 2006
Corine de Paris a dit :
C’est une expérience de la lutte, et c’est à prendre comme telle, cette demande du port du voile pour les jeunes musulmanes.
L’echec est cuisant pour les associations musulmanes dont l’UOIF, mais il s’agit juste (...) (Lire la suite)
1er décembre 2006
jamila a dit :
salam alikom Je pense pour ma part que l’UOIF est la seule organisation respectable qui peut prétendre défendre l’islam de France. Et c’est dans cet objectif qu’elle fait des pas et qu’elle supporte les exactions au (...) (Lire la suite)
1er décembre 2006
Mohsen a dit :
Salam Cet article aura fait couler beaucoup d’encre…
La valeur réelle d’un individu ne peut être connue que par son créateur. Et nous, mortel que nous sommes, nous ne pouvons porter un jugement sur une personne qu’en (...) (Lire la suite)
1er décembre 2006
Jaouad,
Les 2 mentors de l’UOIF vont te répondre qu’ils ont choisis l’intérêt des musulmans de France avant (et au détriment) des intérêts de l’UOIF !
Du coup, ce que l’on peut constater, ni l’UOIF, ni la (...) (Lire la suite)
1er décembre 2006
Jaouad a dit :
Sarko a vu juste de tabler sur une organisation dont le pouvoir est concentré entre le président et un secrétaire général devenu depuis vice président chargé du CFCM, en revanche L’UOIF a eu tout faux de tabler sur le CFCM (création de (...) (Lire la suite)
30 novembre 2006
Abdelhak a dit :
as salam alaykoum
Je vous salue tous, que vous soyez pro ou anti-UOIF....la question n’est pas là.
On s’acharne un peu sur l’intégrité des gens qui l’a composent, alors qu’on peut plutôt critiquer leurs actes...ce (...) (Lire la suite)
30 novembre 2006
lancien a dit :
Je ne parviens pas à me taire lorsque je vois écrit des choses. Sur la question du voile il ne s’agit pas de dire nous avons échoué quant au fait d’en empêcher son adoption ! Oui nous avons échoué mais, au regard de lhsytérie (...) (Lire la suite)
30 novembre 2006
Salamaleicum Samia,
Il est vrai que nous n’avons pas le même point de vue.... Ce qui est normal si on y réfléchit.
L’important est que nous acceptions d’en discuter...
Concernant l’issue des affaires de foulard, (...) (Lire la suite)
30 novembre 2006
Salamaleicum,
Houlà, Timo67... On sent quelques rancoeurs..... Je te propose de passer au-dessus et de continuer le dialogue sur un forum général de type Mejliss...
Ben oui, malgré une histoire mouvementée, je reste persuadé que le CFCM et les (...) (Lire la suite)
30 novembre 2006
Izzeddine Elk a dit :
Salam à tous, essayons de garder raison et d’être neutre dans notre jugement. Pour reprendre les propos de Farouk, le pb du Bourget n’est pas de se faire de l’argent (je pense que s’en faire de façon raisonnable est une (...) (Lire la suite)
30 novembre 2006
samia a dit :
Bonjour, Salam,
Certains messages (en particulier celui de Dr Abdallah) tentent d’atténuer l’impact objectif des propos de M. Geisser qui lui se base sur des faits concrets. Ce qui me rassure (je le constate dans les forums) (...) (Lire la suite)
30 novembre 2006
Farouk a dit :
Il y a bien longtemps que je ne me fais plus d’illusion sur l’UOIF qui est devenu un appareil pour carriéristes avides de pouvoir. Le souk annuel qui est organisé au Bourget, entre des tissus, des merguez, de sandwichs, des tapis, (...) (Lire la suite)
30 novembre 2006
Salah a dit :
La réaction du dénomé Aymen est caractéristique des méthodes de l’UOIF qui invoque un verset coranique à chaque fois que des muslmans sincères crtitiquent les dérives de l’UOIF. Ce qui permet à l’UOIF de clore le débat et de (...) (Lire la suite)
30 novembre 2006
Izzeddine ElK a dit :
Salam à tous,
On sent beaucoup d’amertume dans les propos. Le problème est bien structurel au sein de l’UOIF. Quant on s’est trompé sur sa stratégie (celle de la fusion avec Sarkozy) on prend ses responsabilités et on (...) (Lire la suite)
30 novembre 2006
on peut penser ce que l’on veut de l’Uoif, mais ce qui est sûr c’est que les musulmans de France sont, à la lecture des commentaires sur le texte de notre ami Geisser, tellement naifs. Ils comblent d’éloges (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
timo67 a dit :
S’il s’agit du Dr Abdallah Thomas Milcent médecin en poste à Strasbourg, je crois que c’est lui qui nous a habitué au mieux et c’est lui aussi qui pourrait être concerné par l’affirmation de la fin du commentaire à (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Aymen a dit :
Je ne dis pas que l’UOIF est exempte de tout défaut ou critique, mais remettre en cause la sincérité de ses dirigeants, comme il est de l’habitude de ce site, c’est faire un procès d’intention, ou tout simplement de la (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Bachir a dit :
Cet article est salutaire, car il révèle la dérive des dirigeants de l’UOIF qui demeurent obséder par la "reconnaissance" des pouvoirs publics. L’UOIF qui est en crise, se retrouve de plus en plus isolée y compris parmi les (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Kamel a dit :
Merci Vincent Geisser, en tant qu’ancien de l’UOIF, je confirme votre propos. (Lire la suite)
29 novembre 2006
Dr. Abdallah a dit :
Bonsoir,
Geisser nous avait habitué à mieux !
Moi qui ne suis pas de l’UOIF mais qui reste à un poste d’observateur très atentif, je considère que cet article aligne quelques contre-vérités graves....
On peut difficilement (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
le pire lors du congré du bourget de 2003,c’etait la présentation de Fouad ALAOUI(car c’etait stars academy:qui fait plus d’eloge a missiou le ministre) aprés mr BREZE,ABOU ASMA, abou... MR ALAOUI presnte SARKOcomme homme de (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Bref, on manque franchement de représentativité autant dire même que l’on n’existe pas politiquement. Et "on" ne désigne pas que les personnes issues de l’immigration ou les musulmans.
L’ensemble est éclaté en petits (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Nabeel a dit :
Sur la question de savoir qui se sent représenté par l’UOIF, un petit tour du côté du Bourget lors de leurs rencontres annuelles est riche d’enseignements. Ma soeur y étant chaque fois bénévole, j’ai une idée assez précise de (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Farid a dit :
Je voudrais également apporter un témoignage. J’ai quitté également l’UOIF, qui est une association stalinienne où toute le monde doit marcher au pas. Je remercie Vincent Geisser d’avoir rappelé toutes ces vérités, (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Fraternel a dit :
L’UOIF est en quête d’un soutien politique de taille, en vue d’asseoir durablement un monopole sur le fait religieux islamique en/de France. Aussi, l’omniprésence médiatique du candidat/ministre Nicolas Sarkozy explique (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
salam,c’est bien de critiquer l’uoif mais on propose quoi,dans cette communauté de la critique,on n’est pas crédible devant dieu et devant les gens,salam (Lire la suite)
29 novembre 2006
Mohsen a dit :
Grand merci à Vincent Geisser pour ce brillant article. J’aimerais toutefois donner une vision des choses sous un autre angle, peut être plus pointu, et exposer ici les conclusions auxquelles je suis personnellement arrivé après plus (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Bonjour,
Dans le jeu politique sarko doit ménager le choux et la chevre. D’un côté assoir son emprise sur les hautes spheres musulmanes et de l’autre son électorat le plus à droite. Lui qui est pret a aller chercher un par un (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Izzeddine ElK a dit :
Bravo à Vincent Geisser pour cette description. Elle manque cependant de regard sur l’intérieur de l’UOIF, ce qui fait sa base militante et la façon dont elle est structurée. Ce "flirt" a été possible par la structure non (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Boudjema a dit :
Bravo M. Geisser !
L’autre message est passé comme une lettre à la poste : mon ami Ramadan et sa confrérie ne collaborent pas !
Je vous ai compris ! (Lire la suite)
29 novembre 2006
Ami de Fouad a dit :
L’UOIF a toujours été surestimé, son déclin est signé par le "clan des ex-Bordelais", c’est vraiment fini avec l’UOIF des sages d’avant ... En 2005, l’UOIF n’a pas pu récueillir que 9 élus sur 43 possible (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Réda a dit :
Ce PACS avec Sarko a avorté, car l’UOIF est déjà PACSE avec le Roi Mohamed VI avec lequel l’UOIF entretient des rélations étroites et surveillés. (Lire la suite)
29 novembre 2006
Mohand a dit :
Sarkosy comment une erreur, que commet d’ailleurs toute la classe politique qui s’imagine que les musulmans peuvent voter comme un seul homme à la demande de telle fédération musulmane. Les musulmans voteront en toute indépendance, (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Amar a dit :
Génial Vincent Geisser cet article. Vous écrivez ce que beaucoup de musulamans pensent au sujet de de l’UOIF qui ne représentent qu’eux-mêmes, une fédération de petits bourgeois en quête de notabilité (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Karim a dit :
l’islamo-sarkozisme prôné par les responsables de l’UOIF n’est qu’une nouvelle version de la politique islamo-indigène tant appréciée des pouvoirs publics. L’UOIf joue le rôle de sous- gendarme en espérant tirer (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Boualem a dit :
Bravo Vinvent Geisser, un article intègre qui démontre bien les petits calculs de l’UOIF (Lire la suite)
29 novembre 2006
Nasser a dit :
Il faut savoir également que l’UOIF compte faire campagne pour Eric Raoult pour les législatives 2007. Tout le monde sait qu’Eric Raoult est un fervent partisan de la politique du premier ministre israélien d’ Ehud Olmert. (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Y en marre de l’islam blédard, l’UOIF est totalement décrédibiliser, qu’ils s’occupent de leurs affaires à eux ! (Lire la suite)
29 novembre 2006
Marcello a dit :
Recevant Nicolas Sarkozy à la Rencontre annuelle des Musulmans de France au Bourget, en 2003, Thami Breze, président en exercice de l’UOIF, déclarait : « Nous recevons un ami, que nous avons découvert et qui nous a découverts »[1].
Il est (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Djamel a dit :
J’ai moi-même quitté l’UOIF où ne régne aucun esprit démocratique. L’UOIF cherche à construire une structure uniquement et seulement dans le but de "contrôler" les muslmans de France et au service des dirigeants de L’UOIF (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Marco a dit :
Vincent Geisser écrit au sujet de l’UOIF :L’édiction d’une fatwa appelant au retour à l’ordre dans les banlieues, le lâchage de Tariq Ramadan devenu « gênant » - à la suite de la publication de son article sur les « (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Salim a dit :
On s’ent fout de l’UOIF, les musulmans de France sont libres, on a pas besoin de barbus pour nous dire ce que l’on doit faire, quoi manger, quoi voter. (Lire la suite)
29 novembre 2006
Malik a dit :
J’aime bien la photo, le sourire de Thami Brèze en dit lonq sur son état d’esprit, il donne le sentiment d’être très content, le plus beau jour de sa vie, d’être derrière Sarkozy,du style, regardez -moi je suis avec un (...) (Lire la suite)
29 novembre 2006
Yassine de Strasbourg a dit :
L’ UOIF est une boutique genre boucherie hallal avec l’esprit boutiquier en plus ! Les mêmes personnes peuvent tenir le même langage ( langue de boeuf) à tous les ministres quelque soit leur appartenance ! c’est des (...) (Lire la suite)
|
|
| » Mentions légales | » Qui sommes-nous ? | » Plan du site | » Agenda | |
| » Nous contacter | » Revue de presse | » Horaires des prières | » Coran | |