Gaza, sous les bombes

Alors que les principales capitales européennes s’adonnent aux festivités qui marquent l’entrée de l’

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lundi 5 janvier 2009

Alors que les principales capitales européennes s’adonnent aux festivités qui marquent l’entrée de l’année 2009 ; tandis qu’ici et là, pour le plaisir des grands et des petits, les feux d’artifices illuminent le ciel aux couleurs féériques de l’arc en ciel… Non loin de là, dans la bande de Gaza, un autre ciel brûle lui aussi de mille feux. Des feux qui jettent l’effroi et offrent le spectacle de la barbarie dans sa splendeur. Nous sommes bien loin du contexte festif car à Gaza les seules couleurs de l’arc en ciel que l’on rencontre sont le noir des fumées qui s’échappent des explosions et le rouge sang des innocents sauvagement tués. Sur fond sonore de ce générique de la désolation, les déflagrations des bombardements israéliens, les sirènes des ambulances, les cris de douleur des parents, les pleurs des enfants…

Ce sont ces images de la mort qui se bousculent dans ma tête et inhibent mon imagination. Je cherche en vain les mots pour nommer l’innommable et briser le silence qui doucement asphyxie les consciences. Me viennent alors ces vers :

Gaza est sous les bombes,

et par centaine, elle creuse ses tombes.

Gaza est sous les bombes,

et offre le spectacle de l’hécatombe.

Oh Gaza, qu’est-ce qui te vaut ce déluge de flammes

qui t’enflamme jusque dans ton âme ?

Par Dieu ! Pourquoi cette avalanche de blâmes

qui sur le bout des lèvres d’un « sésame »

a vu s’abattre sur toi l’œuvre de l’infâme

Oh Gaza, le visage de tes enfants a prit l’expression de la peur

Cette peur qui reflète l’horreur et la terreur de l’envahisseur

Oh Gaza, j’entends tes cris de douleur,

Et Dieu m’est témoin, je partage tes pleurs.

Oh Gaza, au plus profond de ton supplice

Et par delà l’indifférence et le silence complice

J’entends ta souffrance

Devenue l’hymne de ta résistance

Oh Gaza, Tu dois ta condition de désolation

à ta seule vocation de lutter contre la colonisation.

Alors, Tiens bon.

Et reçois en guise de consolation,

mes plus sincères invocations.

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Auteur : Fatiha Ajbli

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