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Vademecum à l’intention de Nicolas Sarkozy en partance pour le Moyen orient

La rengaine est connue. Il y a eu d’abord Nasser, le Bickbachi, comparé en son temps à Hitler, puis Yasser Arafat, le “terroriste” prix Nobel de la Paix, confiné dans sa résidence de Ramallah, puis le paralytique cheikh Ahmad Yassine, fondateur du Hamas et son successeur Abdel Aziz al-Rantissi, objet d’une élimination extrajudiciaire, auparavant l’iranien Mossadegh, premier artisan de la nationalisation pétrolière dans un pays du tiers-monde.

Tous ont en commun l’immense défaut d’être des patriotes nationalistes soucieux des intérêts supérieurs de leurs pays et de leurs peuples. Non des factotum désireux de complaire à l’Occident comme les transfusés arabes ; Fouad Siniora (Liban), Noury Malki (Irak) ou Mamoud Abbas (Palestine) voire Hamid Karzaï (Afghanistan), que la presse occidentale sans crainte du ridicule désigne par la risible apellation d’ “axe de la modération”. L’axe de la modération est un axe de soumission au diktat occidental. Un axe de dictateurs corrompus.

Il n’appartient pas au Monde arabe de servir de thérapie au complexe de persécution des Juifs ni aux Palestiniens de payer par délégation pour les crimes commis par les pays occidentaux, particulièrement l’Europe, plus précisément l’Allemagne et la France de même que le Royaume Uni (promesse Balfour).

Unique état du Monde à avoir été créer par une décision de l’ONU, Israël, est l’unique etat du monde à s’ affranchir en toute impunité de la légalité internationale.

Le Hamas n’est pas responsable du malheur du peuple Palestinien. Ce malheur est antérieur de soixante ans à la naissance du Hamas qui en est la résultante, la résultante de la spoliation du peuple palestinien, de la spoliation de son identité nationale, de sa souveraineté et de sa dignité. Résultante de la négation de sa légitimité pourtant consacrée par des élections démocratiques, par la poursuite du blocus de Gaza, par la poursuite des assassinats extra-judiciaires, la multiplication des check points de contrôle de l’armée israélienne, la poursuite de la colonisaion en Cisjordanie et la judaïsation rampante de Jérusalem

Nicolas Sarkozy est captif de sa démagogie et de ses préjugés, captif de son ignorance crasse des réalités régionales, lorsque depuis Jéricho, en juin 2008, il tonne ce slogan qui signe de manière manifeste son incompétence diplomatique : “le pouvoir par les urnes, pas par les fusils” feignant d’ignorer, ou plus vraisemblablement ignorant que le Hamas avait emporté haut la main les élections les plus démocratiques du Moyen-Orient.

L’homme de la rupture est un vil suiviste : suiviste de son prédécesseur qu’il dénigre tant mais qu’il copie fidèlement même dans ses errements : tout le monde garde présent à l’esprit la prescription de Jacques Chirac ordonnant des “mesures coercitives” à l’égard du Hezbollah libanais lors de la guerre destructrice israélienne contre le Liban, en juillet 2006.

Le Hezbollah a depuis lors poursuivi victorieusement sa route, alors que Jacques Chirac n’est plus réduit qu’à la condition de pensionnaire posthume de Rafic Hariri, l’ancien premier ministre libanais assassiné, sans doute partiellement du fait de la politique française au Moyen-orient ;

En cette heure douloureuse, fasse que Nicolas Sarkozy, orphelin de sa plateforme européenne, ne commette pareille méprise si préjudiciable au rôle de la France et à son crédit moral et que dans sa gesticulation démagogique la France ne redevienne une partie du problème et non de la solution.

renenaba.blog.fr

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