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Gloire et honneur à la résistance palestinienne !

Israël vient de donner au monde la preuve éclatante qu’il ne comprend et respecte que le langage de la force, exactement comme le colonialisme en Algérie et au Vietnam il y a un peu plus d’un demi-siècle, et l’Apartheid en Angola et en Afrique du sud par la suite.

En consentant au cessez-le feu en même temps que Hamas, l’Etat sioniste a reconnu à celui-ci la qualité de belligérant à part entière, un ennemi qu’il a beau vouloir réduire par le verbe méprisant à une organisation terroriste placée au ban de la communauté internationale, mais qui ne lui a pas moins administré une leçon sévère.

Une leçon qui va changer la donne au Moyen-Orient et fragiliser les certitudes de beaucoup de juifs en Israël et dans le monde, comme elle changera l’état d’esprit des peuples dont les gouvernants se sont hâtés de signer les Accords d’Abraham qui excluaient définitivement les Palestiniens de l’équation.

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Hamas a réussi le tour de force de réduire à l’impuissance les impressionnants moyens opérationnels terrestres, aériens, navals, nucléaires et de renseignement d’Israël sous le regard goguenard de la planète qui a assisté pendant les hostilités à un inattendu changement d’identité entre David et Goliath, Gaza campant David le téméraire et Israël Goliath le falot.

Netanyahou, Tsahal, la politique du fait accompli et du bâton sans la carotte, de même que leurs soutiens obséquieux en Amérique, en Europe, en Afrique et dans le monde arabe, ont été collectivement touchés au front et rendus aveugles de rage et de honte de n’avoir pu venir à bout d’un si petit adversaire démuni en tout, dépourvu de tout, de la taille d’un moucheron par comparaison au gigantisme de la puissance israélienne. 

La lilliputienne résistance palestinienne coupée du monde par terre, air et mer, a accompli la prouesse de se doter d’une capacité de dissuasion ayant objectivement la même valeur que la possession d’armes nucléaires.

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Pendant dix jours, Hamas a tenu en échec Tsahal sur le plan militaire et Israël sur le plan politique, psychologique et en termes de courage, d’image et de communication. Il a déconstruit en dix jours ce qu’Israël a construit depuis 1948, notamment la résignation (en apparence finalement) à sa stratégie de la force de deux millions et demi de Palestiniens portant la nationalité israélienne. 

Qui rit et qui pleure en cette soirée où le cessez-le feu a été proclamé simultanément de part et d’autre ?

Israël a été touché dans ses profondeurs géographiques, son orgueil de Tartarin et sa stratégie politique et militaire. Plus rien ne sera comme avant. La société israélienne est maintenant divisée en deux, le bloc juif et le bloc arabe (musulman et chrétien), exacerbant la méfiance réciproque et préludant à des rapports de type apartheid.

La voie diplomatique et des négociations choisie par l’OLP, au temps de Yasser Arafat sous la pression internationale, est définitivement discréditée par la faute de Netanyahou, et non du leader visionnaire de la cause palestinienne qui rêvait d’un Etat laïque et démocratique en Palestine où cohabiteraient musulmans, chrétiens et juifs. 

Cette vision prophétique est appelée à susciter un nouvel intérêt dans un avenir proche, lorsque les autres options auront prouvé leur inanité. Les Occidentaux, qui ont pratiqué envers les juifs pendant des millénaires l’antisémitisme et collaboré avec le nazisme pour rendre possible la Shoah, se sont empressés de laver leur conscience en sacrifiant le peuple palestinien, soumis à son tour à l’Holocauste pratiqué contre eux par le Sionisme. 

Jusqu’à la divine surprise créée par Hamas pendant les dix jours qui ont ébranlé Israël, ses soutiens et le monde, une surprise qui va remettre en question beaucoup d’illusions, redonner du courage aux défaitistes et peut-être même réveiller les morts. 

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Il est désormais à douter que l’Etat d’Israël sous sa forme actuelle célébrera en 2048 son centenaire. Et même s’il y arrivera, l’Histoire lui réservera le sort qu’elle a réservé au colonialisme français en Algérie, après qu’il eut célébré dans un faste mémorable son centenaire, en 1930.

Il est à noter aussi que les choses sont en train de changer au Sahara occidental, où un envoyé spécial de l’ONU a enfin été désigné, au moment où le Maroc s’illustrait par une opération contre l’Espagne qui s’est retournée contre lui.

Ce qui a fait remonter à la mémoire de beaucoup le fâcheux épisode de l’ilot de Persil (« Perejil » pour les Espagnols, « Leïla » pour les Marocains), qui a vu en juillet 2002 un détachement militaire ibérique chasser du rocher, disputé par les deux pays, une escouade de fantassins marocains qui en avaient pris possession. 

C’était très humiliant.

 

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