A Athènes, des musulmans se mobilisent contre la destruction d’un exemplaire du Coran

A la suite d’un contrôle de la police athénienne dans un café tenu par des syriens, qui a tourné à un

lundi 25 mai 2009

A la suite d’un contrôle de la police athénienne dans un café tenu par des syriens, qui a tourné à un « autodafé » violent d’un exemplaire du Coran, déchiré puis piétiné par un agent des forces de l’ordre déchaîné, près de 1 500 musulmans se sont rassemblés devant le parlement de la capitale grecque pour clamer leur plus vive réprobation contre cette bavure inacceptable.

Brandissant des banderoles au slogan explicite « Ne touchez pas aux immigrés », les musulmans en colère d’Athènes ont répondu à des méthodes policières qui sont des abus de pouvoir caractérisés, en se laissant emporter par une révolte dont on peut malheureusement craindre qu’elle donnera du grain à moudre aux anti-musulmans de tous bords…

Défilant en martelant "Allah est grand", les manifestants ont descellé des pavés, brisé une dizaine de vitrines, endommagé plusieurs véhicules, des arrêts de bus et des feux de circulation ont été détruits, sous les yeux de touristes qui se précipitaient vers leurs hôtels autour de la pace Syndagma. Alors que la police précisait avoir arrêté 46 personnes, l’Union des musulmans d’Athènes a déclaré officiellement avoir porté plainte contre l’agent de police non identifié, auteur d’un acte répréhensible et injustifié, à l’origine des troubles publics.

"Nous voulons vivre ici dans la paix, nous ne voulons pas faire d’ennuis mais nous demandons que le policier soit sanctionné", a insisté un clandestin égyptien âgé de 30 ans.

De leur côté, les associations de protection des clandestins dénoncent l’inaction des autorités grecques pour protéger cette population, rappelant qu’encore tout récemment, à Athènes, des militants d’extrême droite ont agressé des clandestins avec une brutalité inouïe, dont trois ont été hospitalisés.

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