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Une somalienne adoptée par un couple de lesbiennes contre l’avis de sa famille musulmane

Dans les méandres des questions sociétales qui sont en train de bousculer les mentalités, en les heurtant bien plus profondément qu’elles ne les apaisent au beau milieu de la sinistrose ambiante, l’adoption d’enfants par les couples homosexuels fait partie de ces prétendues avancées imposées d’en haut, qui interpellent grandement et divisent l’Europe d’en bas.

C’est à l’heure où le besoin de réassurance se fait criant parmi les populations européennes que les différents gouvernements du Vieux continent se sont donné le mot pour chambouler le modèle de société traditionnel, en faisant l’impasse sur tout référendum populaire, avec un empressement et une inconséquence qui laissent pantois.

Les dérives, auxquelles certains redoutaient d’assister, n’auront pas tardé à se faire jour, comme c’est le cas à Londres, où une petite somalienne de trois ans, dont la mère souffre de déficience mentale, a été arrachée à sa famille musulmane pour être adoptée par un couple de lesbiennes.

Sous le choc de la décision du Conseil de la localité de Harrow, un arrondissement de Londres, qui a non seulement ignoré le souhait émis par les autres membres de cette même famille de recueillir la fillette, sans aucune explication, mais s’est bien gardé également de les tenir informés de son placement dans un foyer hors normes, ou si peu conventionnel, et de surcroît non-musulman, le clan somalien, plus que jamais soudé, dénonce aujourd’hui, par avocat interposé, une adoption indigne et inique.  

Contraint à la justification, le Conseil qui a tranché en faveur du couple de lesbiennes a argué du fait qu’à ses yeux, il n’y avait « aucun adoptant musulman en mesure d’adopter la petite fille», ainsi que l’a relaté consterné, Ibrahim, un membre de la famille, au Sunday Times, récusant cette affirmation dénuée de fondement. Ce dernier a assuré que la mère, déjà très fragilisée, avait été mise devant le fait accompli par courrier, dans lequel on l’informait sèchement et laconiquement que des parents adoptifs avaient été trouvés pour sa petite fille et qu’elle était convoquée à une séance d’adieu la semaine qui suivait.

Faisant bloc pour récupérer leur petite nièce et cousine, la famille élargie de la petite fille se mobilise pour infléchir un arbitrage des plus contestables, et grâce à la manifestation qui a rassemblé récemment une cinquantaine de citoyens britanniques en colère sous les fenêtres du Conseil de Harrow, les membres qui le composent ont proposé de réexaminer le dossier sous un autre angle, plus bienveillant et dans l’intérêt de l’enfant, encore faut-il l’espérer…

 

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