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Un peuple désarmé sera toujours vaincu

La République espagnole croyait à la démocratie parlementaire, et Franco a instauré sa dictature. Salvador Allende croyait à la démocratie parlementaire, et on a eu Pinochet. Evo Morales croyait à la démocratie parlementaire, et un coup d’État l’a chassé du pouvoir. Illustrations parmi tant d’autres d’une loi de l’histoire : face à des loups, ne jamais faire l’agneau. Comme les expériences précédentes, celle de Morales n’était pas sans défauts, mais elle était prometteuse. Aucun gouvernement latino-américain, dans la période récente, n’avait obtenu de tels résultats : forte croissance, redistribution des richesses, recul spectaculaire de la pauvreté. La Bolivie est le pays d’Amérique latine qui a la plus faible proportion d’illettrés après Cuba et le Vénézuéla. Or ces avancées sociales, fondées sur la nationalisation des compagnies gazières, sont précisément ce qui a scellé le sort d’Evo Morales. Un président indigène qui travaille pour les humbles, voilà le scandale auquel il fallait mettre un terme. Assoiffée de vengeance, la bourgeoisie bolivienne a réussi à interrompre une expérience progressiste soutenue par les couches populaires.

Ce triomphe provisoire de la réaction suscite évidemment des questions redoutables. Comment le gouvernement légal de ce pays a-t-il pu subir, en toute impunité, l’incendie des maisons de ses propres ministres ? Comment le président élu de cet Etat souverain a-t-il dû quitter le pays, visiblement sous la menace ? Malheureusement, la réponse saute aux yeux : cette humiliation du pouvoir légitime par les bandes factieuses n’a été possible que parce qu’il était désarmé. Les chefs de la police et de l’armée boliviennes, dûment formés à « l’Ecole des Amériques », ont trahi le président socialiste. Ils ont cautionné le coup d’État perpétré par la sénatrice d’un petit parti d’extrême droite qui s’est auto-proclamée présidente, brandissant une Bible de dix kilos, devant une assemblée sans quorum ! Le président légitime Evo Morales a préféré l’exil à l’effusion de sang, et ce choix est respectable. Mais il ne dispense pas d’une réflexion sur les conditions de l’exercice du pouvoir lorsqu’on entend changer la société.

Le contraste avec le Vénézuéla est frappant. Tenté à Caracas, le même scénario a échoué lamentablement. Malgré la crise économique qui frappe le pays, l’armée vénézuélienne a résisté aux menaces et aux tentatives de corruption inouïes en provenance de Washington. Cette fidélité de l’appareil militaire à la République bolivarienne est le mur qu’elle dresse contre les menées impérialistes. Mais elle n’est pas le fruit du hasard : militaire chevronné, Chavez a tout fait pour rallier l’armée, et Maduro a retenu la leçon. Le patriotisme anti-impérialiste est le ciment idéologique de la révolution bolivarienne. Appuyée par une milice populaire d’un million de membres, cette force armée éduquée aux valeurs progressistes protège la République. C’est pourquoi la bourgeoisie inféodée à Washington a tenté d’assassiner Maduro, après avoir voulu le renverser lors d’une tentative de putsch grand-guignolesque.

Pour parvenir à ses fins en politique, disait Machiavel, il faut être à la fois « lion et renard », faire usage de la force et de la ruse en fonction des circonstances. Mais pour faire usage de la force, encore faut-il en avoir. Aussi positive soit-elle pour la majorité de la population, une politique progressiste suscite toujours la haine recuite des possédants. Cette haine de classe, véritable passion triste des privilégiés cramponnés à leur prébendes, ne tarira jamais. Il faut le savoir, et se donner les moyens de l’empêcher de nuire. Dans les conditions effectives du combat politique, ce qui détermine l’issue finale n’est pas la pureté des intentions, mais le rapport de forces. Face à la coalition de la bourgeoisie locale et de l’impérialisme, les progressistes n’ont pas le choix des armes : il faut qu’ils les prennent, l’idéal étant évidemment de ne pas avoir à s’en servir, en comptant sur la faible propension de l’adversaire au suicide héroïque. Pour exercer cet effet dissuasif, il faut avoir des milliers de volontaires lourdement armés et prêts à défendre la révolution au péril de leur vie.

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C’est sans doute un effet collatéral de la passion de la gauche contemporaine pour les élections, mais il semble qu’on ait oublié la formule de Mao : « le pouvoir est au bout du fusil ». La naïveté devant la cruauté du monde mène rarement au succès, et le désarmement unilatéral est une forme d’immolation volontaire. On a sa conscience pour soi puisqu’on rejette la violence, mais cette noble attitude a pour inconvénient de réduire considérablement son espérance de vie. Si l’on veut inscrire son action dans les faits, et rester en vie pour y parvenir, il vaut mieux renoncer à la « vision morale du monde », comme disait Hegel, et regarder la réalité en face. Le pacifisme dissuade rarement la bête féroce, et il n’y a pas de bête plus féroce que cette bête humaine qu’est la classe dominante ébranlée dans son assise matérielle, minée par la trouille de perdre ses avantages, et prête à tout ensevelir pour échapper au tribunal de l’histoire.

Sans armes, le peuple sera toujours vaincu, et ce n’est pas un hasard si les seules expériences révolutionnaires ayant abouti à une transformation effective de la société ont doublé l’outil politique d’un outil militaire. On peut toujours discuter de la nature et des limites de cette transformation. Mais si la Révolution française a mobilisé les soldats de l’An II, Si Toussaint Louverture, qui a conduit la première insurrection victorieuse d’esclaves noirs aux colonies, était d’abord un général de la Révolution, si la Révolution russe a créé l’Armée rouge, qui a vaincu les Blancs soutenus par quatorze nations impérialistes, puis les hordes hitlériennes à l’issue d’un combat titanesque, si la Révolution chinoise doit son succès en 1949 aux victoires militaires de Zhu De autant qu’aux idées  de Mao, si la République socialiste du Vietnam a fini par vaincre l’appareil militaire des Etats-Unis, si le socialisme cubain doit sa survie à la victoire inaugurale contre l’impérialisme remportée en 1961 à la Baie des Cochons, c’est qu’il y a une constante vérifiée par l’expérience historique : des armes, oui, ou la défaite.

Si seulement l’on pouvait s’en passer, bien sûr, on le ferait. Mais le camp adverse laisse-t-il le choix ? Ceux qui à Washington sabotent l’économie des pays en développement qui cherchent à s’émanciper de la tutelle occidentale, leur infligent des embargos meurtriers, financent des bandes factieuses, manipulent des opposants fantoches, importent le chaos et la terreur, ces bêtes féroces laissent-elles le choix à leurs victimes ? Si Cuba socialiste ne s’était pas murée dans la défense intransigeante des acquis de la révolution, si Castro n’avait pas tué dans l’œuf toute velléité d’opposition manipulée par la CIA, le peuple cubain aurait-il aujourd’hui le meilleur système de santé et le meilleur système éducatif d’Amérique latine ? En réalité, la voie électorale choisie par les partis progressistes est honorable, mais elle se heurte aux contradictions de la démocratie formelle. Il est naïf de  croire que l’on va transformer la société en obtenant une majorité parlementaire. Car dans les conditions objectives qui sont celles d’une société capitaliste, la partie n’est pas loyale.

On sait bien que la bourgeoisie contrôle l’économie et a la main sur les médias, mais on pense qu’on va convaincre le peuple de se rallier au socialisme. On mise alors sur le dévouement des militants pour contre-balancer l’influence des riches qui possèdent les moyens d’information et corrompent des pans entiers de la société pour asseoir leur domination. Mais peut-on citer un seul endroit où ce scénario idyllique s’est jamais réalisé ? Cette noble démarche relève d’une croyance naïve à l’objectivité du jeu démocratique en pays capitaliste. Cette fable est à la politique ce que le roman à l’eau de rose est à la littérature. Car pour ébranler le pouvoir de la classe dominante, il faut d’abord accepter d’être minoritaire, puis élargir sa base sociale en nouant des alliances, enfin frapper le fer tant qu’il est chaud. La compétition électorale est l’un des instruments de la conquête du pouvoir, mais il n’est pas le seul. Et l’armement des classes populaires, pour un mouvement réellement progressiste, n’est pas une option parmi d’autres, c’est une condition de survie.

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La constitution de cette force armée populaire ne servirait à rien, toutefois, si l’on ne s’attaquait pas d’emblée aux sources de l’aliénation : les médias de masse. Apparemment, la plupart des médias boliviens appartiennent encore à la bourgeoisie-colon. Autant jouer aux cartes en acceptant de confier tous les atouts à la partie adverse ! Or poser la question de la propriété des moyens d’information, c’est aussi poser la question de la propriété des moyens de production, les médias n’étant en réalité que les moyens de production de l’information. Pour inverser le rapport de forces, et assurer le succès de la transformation sociale, on ne peut donc éviter d’arracher les moyens de production, y compris les moyens de production de l’information, des mains de la classe dominante. Faute d’atteindre ce point de bascule, l’échec est assuré. « L’État, disait Gramsci, c’est l’hégémonie cuirassée de coercition », c’est-à-dire l’idéologie dominante appuyée sur la force militaire, et réciproquement. C’est tout aussi vrai d’un Etat populaire, dont la conquête par les forces progressistes vise à transformer la société au profit des humbles.

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17 commentaires

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  1. Salam ‘alikoum, attendons les réactions d’un Patrice et autres démocratico-gaucho-pacifistes, nous sommes devant un dilemme hyper-important, cuid de la souveraineté d’un peuple qui n’a pas pour lui et dans son camp la force militaire efficace du pays? Patrice nous a dit peace and love, écoutez-le et fumez du thé, faites l’amour pas la guerre et laissez-vous piétiner. Même pas conscient de ses contradictions. La Bolivie, mais avant et plus important le Brésil dont il est à présent pratiquement établi que les accusations contre Lulla taient du pipo, et donc bien obligé, les accusations à l’encontre de la présidente Dilma Roussef. Je parle ici des accusations de corruption et malversations financières. Mais moi je porterais volontiers d’autres accusations contre Loulla et Dilma Roussef, leur distance sociétale envers le peuple Brésilien de la base. Les conservateurs et surtout Jair Bolsonaro n’ont eu qu’à se baisser pour constater que les gays en couple se permettaient de se montrer en grand public à Rio, et il se trouve, ben c’est comme ça, apparemment les peuples ne’ veulent pas encore aujourd’hui de ces libertés frivoles et bourgeoises, voire aristocrates, mais allez faire comprendre ça )à des insensés de la sorte de Patrice. Des couples gays se sont montrés, la gauche résilienne n’a pas mesuré le retentissement politique du scandale, puis il a suffi à Jair Bolsonaro de se théâtraliser avec un tout petit mais tout petit coup de couteau pour faire pleurer dans les chaumières Brésiliennes et se garantir l’élection présidentielle, le pauvre!

    Mais quand est-ce que ces Occidentalistes socio-bourges ou socio-aristo au choix se regarderont dans un miroir et verront tout le mal qu’ils ont fait et l’énormité des occasions manquées? Et quand voudront-ils se résigner, se résoudre au titre de cet article, qui est, qui est qu’un peuple désarmé est sans pouvoir sur lui-même? Rien )à espérer de ces bobos en contemplation de leurs egos dans une douillette vieillesse tant qu’encore nous leur payons des pensions d’un niveau que leur travail n’a pas mérité! La gauche molle Française et les gauches Occidentales qui ont désarmé les peuples comme naguère l’église chrétienne portent une lourde responsabilité parce que des peuples faméliques et désarmés moralement par leurs fautes se confrontent inégalement à la Réaction réaliste et bien armée quant à elle, prête à vendre ou à brûler les pays au lieu de partager les biens mal acquis et de déchoir en statut et en ego. Souvenons-nous de la parole du grand raïs d’égypte Jamel Abdel-Nasser, “Ce qui est pris par la force ne se rend que par la force”. Ainsi, les paroles de la Marseillaise, aux armes citoyens sonnent vraies, loin de l’hypocrisie des socio-bourges d’aujourd’hui, aux armes citoyens, pace qu’ils ne deviennent citoyens qu’en prenant les armes, c’est une vérité politique absolue, qui dira le contraire?

    Croissant de lune.

    • Tout ce baratin au lieu d une analyse des rapports de forces politiques nationaux et internationaux masque une indigence abyssale de la pensée de la petite bourgeoisie qui se goinfre sur le dos des peuples largement sous instruits. Ché guevarra qui était venu se battre en Afrique pour aider à l émancipation des peuples est rentré prématurément à Cuba dégoûté de cette plèbe futile indolente et cupide qu il a rencontrée. Voilà le tableau. Nous travailleurs de France ( je ne dis pas français!) vous nous emmerdez avec vos récriminations harceleuses et vos imputations calomniatrices.

      • @ Politzer, je n’ai rien compris, vous voulez bien recommencer? Je vois pas l’incohérence de mon propos précédent mais au contraire sa solidité à toute épreuve, la force militaire est première sans contredit possible, donc c’est vous qui faites du baratin. Si le peuple n’est pas en armes, ou s’il est sans influence efficace sur les forces armées, sa souveraineté est très très limitée. Quant aux bourges qui se goinfrent sur les peuples si c’est s’adressant à des gens de ce site, nommez à qui vous vous adressez, j’ai pas saisi.

        Croissant de lune.

    • @Croissant

      Vous n’avez jamais vécu au Brésil. Moi, si. Votre allusion à l’homosexualité supposée des indigènes ne s’explique que par l’adhésion à un mythe, en lien avec les travelos brésiliens du Bois de Boulogne. Mais ces derniers ne sont pas plus représentatifs de la population brésilienne que les artistes de jazz brésiliens de la musique qu’on écoute sur place. Difficile aussi de parler de décadence, selon les critères pétainistes auxquels vous adhérez, dans un pays qui fut fondamentaliste catholique avant de basculer dans la religion évangélique. Le 80 églises d’Olinda sont là pour en attester.
      Je note aussi le fait qu’une fois de plus, vous exprimez votre homophobie pathologique, voire obsessionnelle, à se demander si vous ne refoulez pas une pulsion “perverse”. Rassurez-vous. Ca n’est pas grave.
      En fait, la situation actuelle au Brésil est facile à capter. C’est un pays très religieux, c’est à dire stupide, manipulé par un salafiste chrétien pour le plus grand profit des multinationales américaines. Je ne comprends même pas comment ils avaient pu élire Lula, un génie qui avait multiplié par deux les revenus des pauvres gens. Est-ce que Lula a triché? Ben oui! Tout le monde triche dans ce pays. A commencer par Bolsonaro. Normal. C’est un fanatique religieux, votre alter ego. Enfin, en plus malin.

  2. Toujours le plus important n’est pas dit,pourquoi en Amerique du sud presque tous les presidents deviennent dictateurs,ils sont pour la pour deux mandats et la premiere des choses qu’ils font c’est de vouloir changer la constitution pour s’incruster jusqu’a leur mort.Alors notre ami Morales pauvre au depart president avec de bonnes intentions sa seule priorite changer la constitution, ils sont devenus fous…..on retrouve ce cas dans plusieurs coins du monde aujourd’hui….En Algerie on a un militaire qui ne veut pas quitter sa place…….

  3. Respect au peuple venezuelien qui jusque maintenant ne s’est pas prosterné.

    Quand on voit comment l’état profond américain détruit, sans relâche depuis prés de 100 ans, toute velleité de vraie indépendance des pays d’ Amerique centrale et du sud ( le terme latine est une insulte aux indiens et autochtones), on ne peut qu’être admiratif devant le courage de ces populations qui refusent d’être des esclaves. Respect aussi aux hommes d’honneurs de l’armée.

    Sans armes, toutes les armes, vous n’êtes bons qu’à être une victime expiatoire de ceux qui veulent vous libérer et dont le budget de “la défonce” est souvent le premier budget ou pas loin….vous n’etes bons qu’à vous faire tourner en bourriques par ceux qui ont l’arme atomique et qui vous font croire qu’ils vont tous crever parce qu’il parait que des sous dev’ auraient pour projet d’avoir le projet de peut etre avoir le projet d’une centrifugeuse atomique…

  4. La faiblesse principale et décisive est celle des masses populaires;en effet si la majorité du peuple,
    les pauvres pour lesquels se sont sacrifiés Allendé,un grand,Évo Morales et avant lui Lula,se sont soulevés comme un seul homme s’ils se sont sacrifiés pour leurs acquis pas pour leurs leaders la contre révolution n’aurait pas réussi.Si en 1991 le “”grand””peuple algérien a défendu son choix, pas le fis, s’il s’est repris quand ils ont assassiné Boudhiaf à la télé il n’aurait pas eu 27 ans de malheur,dont 10ans de massacres,de destruction surtout à l’Ouest -il suffit de faire le pourcentage des massacres et des destructions par région-.

    • Salam mon frère Lamine, vous écrivez en substance que la faiblesse principale est celle des masses populaires et vous suggérez en substance que si les peuples le veulent, les coups d’état n’arrivent pas ou échouent. Non, mon frère, non, ce que veulent ou ne veulent pas les masses populaires reste hélas sans effet sur le cours des choses, pare que les masses populaires c’est tout sauf de la force militaire. Si les Algériens s’étaient levés ensemble au moment de l’assassinat de Boudhiaf vous dites, mais s’ils ne se sont pas levés en masse c’est parce que les moyens de répression étaient énormes, donc à la rigueur, je peux me tromper mais la relative passivité du peuple d’Algérie était un moindre mal. Moindre mal il faut le dire vite, on est d’accord, mais c’était probablement mieux qu”d’aller se faire tirer dans les rues et place en masses populaires. Et un peuple totalement uni à un instant t, des masses populaires qui pensent instantanément la même chose, sauve la volonté d’Allah, c’est un absolu humainement hors d’atteinte. Il faut et il suffit d’une fraction passive de la population pour que la gouvernance réactionnaire répressive s’en serve comme prétexte avec l’antienne habituelle de protéger la majorité silencieuse. Pas de révolution sans révolution militaire, la chose militaire est absolument centrale. Je ne bisse pas toujours l’auteur, mais là j’aplaudis, la révolution doit avoir une profondeur militaire pour avoir une chance de s’accomplir. Mais j’attends de lire les commentaires des gaucho-pacifistes, j’ai nommé le fameux Patrice quoi que, dans le passé, il a enfoncé le raïs Nicolas Maduro, normal pour un socio-bourge, comme quoi la trahison et lâcheté se trouve beaucoup de prétextes.

      Croissant de lune.

  5. Tout ça va mal finir c’est inéluctable désormais. Puisse les leroy et cie , tous ces ignorants qui n’ont d’obsession qu’en désignant l’Islam ennemi du genre humain et qui se “voilent “derrière leur insolente suffisance, admettre qu’ils se sont “trump”és et avant que l’édifice ne s’effondre totalement, parce qu’ils seront les premiers à payer du prix de cette supériorité qu’ils ont cru à jamais acquise.

    Charité bien ordonnée commence par soi-même.

    • Bonjour Rachid, toujours un grand plaisir de te lire.
      L’auteur que je respecte énormément a oublié un autre exemple d’actualité est celui de l’IRAN.
      Il faut avoir les moyens de son existence.
      Cordialement.

  6. Salam, je commente avant de lire l’article, le titre seul me suffit, en effet, un peuple désarmé sera toujours vaincu. Si ce n’est pas toujours absolument vrai, je voudrais qu’on me montre un seul exemple d’exception qui confirmerait donc la règle et la généralité. Rien n’est plus vrai que ce titre, qu’est la liberté si elle n’est pas la force, qu’est la démocratie, donc la liberté collectivement organisée sinon la force d’imposer la volonté d’un peuple en principe jaloux ce sa souveraineté sur ses terres et ses biens? Très vite en Bolivie, la répression de la gouvernance qui a suivi le coup d’état a fait ses premières victimes, versé son premier sang. Il y a aussi, qu’on le veuille ou non, en Amérique Latine une émergeance ethnico-raciale des gens désignés sous le nom d’Indiens, des Indiens rouges, des autochtones de ces pays et peut-être des métis, et on nous parle du racisme anti-blanc très ravageur à ce qu’il paraît. Donc il y a malheureusement un choc probable entre groupes ethniques, les blancs se trouvant du bon côté de l’Amérique et du manche. Pour ces peuples autochtones, qui ont subi de très grandes épreuves et la réalité du Grand-Remplacement non désiré mais par force et contrainte et mort expropriante, leur émergeance est une cause de dignité,voire une cause vitale.

    Qu’Allah leur vienne en aide dans les épreuves et les luttes, qu’Allah fasse que chacun soit rétabli et justifié.

    Croissant de lune.

    • Croissant de lune : Très belle analyse, j’ applaudis des deux mains !
      Maintenant, notre très cher Croissant de lune, peux tout simplement comprendre, et adhérer au discours de Zémmour, qui dit exactement la même chose a propos de la France !

      • Oui, Cheyenne12, aplaudis mais ne te fais pas mal aux mains. Quelle ressemblance y a-t-il entre le Sioniste Eric Zemmour qui n’est pas autochtone Français de longue souche et qui agit pour autre intérêt que la France? Je ne savais pas qu’un remplacement forcé par tuerie, contrainte et force se faisait en France, je sais seulement qu’il y a une immigration et les descendants d’immigrés, et que pour l’instant, le grand peuple de France n’a pas validé de ses sufrages une politique de retour à une intégrité autochtoniste, lequel peuple de France n’est en rien contraint et forcé aux nombreux échanges, amitiés et métissages. Eric Zemmour n’est pas autochtone de France, il agit nuitamment pour l’état Sioniste, il tente de susciter des troubles civils à mots à peine couverts, allant jusqu’aux limites légales ou les enfreignant parfois. S’il y a remplacement de population en France, c’est l’ordinaire, chaque génération remplace la précédente, vérité de Lapalisse, sinon il y a un mélange et donc en effet un remplacement partiel mais voulu et non subi. Et ce mélange de populations n’est pas la domination d’une minorité sur une majorité, ce n’est pas tout-à-fait ce qu’Eric Zemmour veut opérer, mais il ne peut pas le dire à haute voix et dévoiler ce qui est pour l’instant un peu caché, la domination du parti ou mouvement Sioniste minoritaire sur le corps national Français. Lis mieux, sois plus profonde, réfléchis plus avant de commenter, ton Eric Zemmour serait-il partisan des Indiens Rouges vraiment? Première nouvelle.

        Tu n’es pas une bonne trolle.

        Croissant de lune.

  7. Il est parti sans effusion de sang il a eu raison après tout si le peuple bolivien veut rester esclave des ricains c’est leur droit, personne ne peut les forcer malheureusement c’est aussi ça la démocratie respecter le choix d’un peuple d’esclaves, ils auront donc le président qu’ils méritent un tortionnaire au service des USA.

  8. Bolivie : la nationalisation des hydrocarbures est «irréversible»

    Dix jours après l’annonce de la nationalisation des hydocarbures boliviens, c’est au tour de la France de faire pression sur le gouvernement de La Paz. L’entourage de Jacques Chirac déclare mercredi 1…
    Par lefigaro.fr (avec AFP, AP et Reuters)
    Publié le 10 mai 2006 à 06:00, mis à jour le 15 octobre 2007 à 19:00

    Dix jours après l’annonce de la nationalisation des hydocarbures boliviens, c’est au tour de la France de faire pression sur le gouvernement de La Paz. L’entourage de Jacques Chirac déclare mercredi 10 mai que la France respecte « le droit légitime des Etats » mais qu’il est « important que les entreprises soient traitées dans un esprit de sécurité juridique et d’équité». Cette annonce, qui intervient à la veille du 4e sommet Union européenne-Amérique Latine, qui s’ouvre jeudi à Vienne en Autriche, a aussitôt déclenché la réaction du gouvernement bolivien. Andres Soliz, ministre des Hydrocarbures, estime que la nationalisation est « absolument irréversible ». Elle reflète, explique le ministre, «la volonté de l’Etat bolivien de reprendre le contrôle des hydrocarbures».Détentrice de la seconde réserve d’hydrocarbures d’Amérique du Sud, 900 milliards de mètres cubes environ, la Bolivie a causé l’émoi des 26 compagnies pétrolières et gazières présentes sur son sol en décrétant lundi 1er mai la nationalisation de l’exploitation de ces ressources, qui sera confiée à une entreprise publique, YPFB. Réactions outragées Influencé par les théories du président vénézuélien, qui prône une réappropriation par les gouvernements sud-américains de leur « souveraineté » sur les ressources naturelles, le président bolivien nouvellement élu, Evo Morales, a donné six mois aux compagnies pétrolières présentes sur son sol pour signer de nouveaux contrats d’exploitation avec son gouvernement. «A partir de maintenant, tous les contrats seront approuvés par le Parlement bolivien», expliquait le ministre bolivien des Affaires étrangères David Choquehuanca. Cette annonce a rapidement donné lieu à des réactions outragées, la Bolivie allant jusqu’à déployer l’armée dans 56 sites d’extraction pétrolière et gazière. Parmi les pays les plus inquiets figurent le Brésil et le Chili voisins, qui dépendent beaucoup des ressources boliviennes. Une réunion, jeudi 4 mai, avait permis d’apaiser les tensions, La Paz concédant des tarifs préférentiels à ses voisins en échange d’une renégociation des prix à la hausse.La Bolivie cherche à rassurerLa semaine dernière, la Bolivie a multiplié les annonces destinées à rassurer les compagnies pétrolières, expliquant par exemple qu’elles conserveraient une marge « très acceptable » de 20% sur l’exploitation pétrolière. Ces annonces avaient rassuré les investisseurs. En Europe, la nationalisation des ressources boliviennes avait inquiété l’Espagne, dont la compagnie, Rebsol, faisait partie des « victimes ». Mais une rencontre «franche, cordiale et positive» entre diplomates espagnols et boliviens avait rassuré Madrid. José Luis Zapatero et Evo Morales doivent discuter à nouveau du sujet en marge du sommet de Vienne. Mercredi, la Bolivie a encore rassuré en annonçant qu’elle souhaitait « garantir la sécurité juridique» des compagnies pétrolières opérant sur son sol. Dans ce contexte, la déclaration faite par l’entourage de Jacques Chirac pourrait s’apparenter à une volonté de défendre la compagnie pétrolière Total. Même si le pétrole extrait en Bolivie représente moins de 1% de la production totale du groupe, l’Elysée pourrait appuyer une négociation sur les tarifs.

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