in

« Le mythe d’Al-Andalus » au prisme de l’actualité : Multiculturalisme versus identitairisme ? Quelle mondialisation ?

« Si la production de la vérité historique repose sur le consensus des historiens

compétents, alors la discipline doit se tenir à l’écart des passions politiques. »

Gérard Noiriel, Sur la « crise » de l’histoire, éd. Folio.

Publicité

 

« En cela la malédiction parachevée des chrétiens d’Orient ne ferait que

préfigurer notre propre achèvement _ celui de l’humanité historique. »

Jean-François Colosimo, La malédiction des chrétiens d’Orient, éd. Pluriel.

Publicité

 

Butinant de livres en livres dans les librairies ou enseignes connues, notamment dans les rayons Histoire et Politique, nous retrouvons des ouvrages sérieux de référence universitaire (PUF, CNRS) jusqu’à ceux influencés par l’actualité, voire par une certaine idéologie catastrophiste pour ne pas dire révisionniste, à l’instar d’un livre au titre déroutant Histoire de l’islamisation française de 1979 à 2019, aux éditions de l’Artilleur.

Nous n’osons même pas imaginer le tollé qu’un tel ouvrage aurait provoqué si le titre avait été « Histoire de la judaïsation française ». Cela ne peut que nous évoquer le triste souvenir de « La France juive » de Drumont et de tout ce courant de pensée antisémite qui avait sévi jusqu’à la seconde guerre mondiale, réfuté par les excellents travaux notamment de Zeev Sternhell dans Ni droite ni gauche (éd. Folio) ou L’histoire refoulée (éd. Cerf), ou par Pierre Birnbaum entre autres, notamment Les fous de la République (éd. Fayard) et Un mythe politique : la ’’République juive’’ (éd. Fayard) ; même si Eric Zemmour est persuadé que Houellebecq (dans le roman Soumission) a prédit l’avenir de la France. En attendant, le personnage qui avait inspiré le romancier comme candidat à cette prétendue présidence islamique est accusé de viol (affaire Tariq Ramadan), et des imams comme Chalghoumi encensés par nos médias ne risquent pas d’élever le débat politique ou d’inquiéter nos institutions.

Plus sérieusement, à mes yeux l’ouvrage qui cristallise le mieux la situation actuelle est cette traduction d’un essai de Serafin Fanjul, Al-Andalus, L’invention d’un mythe, La réalité historique de l’Espagne des trois cultures, chez la même maison d’édition L’Artilleur (au moins avec un tel nom les intentions sont claires) ; et en bas de la page de garde une bande rouge nous avertissant « Un ouvrage fondamental » selon Le Figaro (dont nous connaissons le positionnement politique et idéologique proche des idées de Sarkozy, de Wauquiez, voire de Le Pen).

Publicité

Mais en tout bon universitaire ou personne ayant quelques notions d’historiographie ou d’épistémologie, au-delà de la critique sur le fond de ces deux livres, car un article n’y suffirait pas, il est évident que la forme via la table des matières montre que ce sont des réquisitoires à charge qui s’inscrivent dans ce syntagme si cher à Renaud Camus, à savoir le Grand Remplacement ou encore Le choc des civilisations.

Nous pourrions tout aussi présenter en contre arguments du livre de Serafin fanjul, point par point, toute une bibliographie soutenant soit le contraire, soit une vision plus complexe et plus nuancée, à l’instar de Juan Vernet de la faculté de philologie de Barcelone et arabisant de réputation internationale, notamment via son livre Ce que la culture doit aux Arabes d’Espagne, traduit de l’espagnol par Gabriel Martinez-Gros, éd. Sindbad, Actes Sud. Ou encore, et dans le vif du sujet l’excellent livre qui donne un contre point très intéressant et plus nuancé, sous la direction d’Esther Benbassa, Les Sépharades, Histoire et culture du Moyen-Age à nos jours aux éditions PUPS, notamment l’article de Bernard Vincent, De l’Espagne des trois religions à l’Espagne du Roi Catholique XVème XVIIIème siècle.

Comme tout historien, voire tout scientifique, des recherches qui n’iraient que dans un sens, à savoir conforter une hypothèse, sans prendre en considération les différents points de vue, et les autres pistes de recherche, sont d’emblée marqués par une inclination idéologique et ne peuvent être considérés comme travail scientifique. En effet, au-delà des querelles historiographiques de cette période sur la réalité et la complexité d’Al-Andalus face à la Reconquista, le plus intéressant est ce que de tels livres ne disent pas. Et dans quel contexte politique et médiatique ils apparaissent aujourd’hui.

Arnaud Imatz Membre correspondant de l’Académie royale de l’histoire de l’Espagne en introduction du livre de Serafin Fanjul nous explique que selon l’auteur Al-Andalus était un Apartheid comme celui de l’Afrique du Sud, ce qui ne manque pas de culot. A notre connaissance le terme Apartheid s’inscrit dans une histoire récente fondée sur la reconnaissance des Etats-Nations et la sujétion d’indigènes et d’autochtones non reconnus comme citoyens, voire subissant une discrimination sociale, économique (blocus ou embargo), des répressions, des emprisonnements arbitraires fondés sur la race ou la religion, et une ségrégation territoriale, à savoir la restriction des libertés de circuler sans contraintes, des confiscations de biens et de territoires (annexions).

Et par conséquence, rétrospectivement bien avant la Convention des Droits de l’Homme, toutes les invasions et tous les changements de dynasties ou d’Empire pourraient être frappés de la même accusation. Ce qui en réalité procède d’un révisionnisme et diluerait le sens de ce terme d’Apartheid, à l’instar du statut de dhimmi (statut des minorités en terre d’islam) qui s’inscrit dans des sociétés non pas modernes, comme je viens de le souligner, mais dans l’histoire de ce que nous appelions autrefois l’Ancien Régime. Il en était de même partout en Europe d’ailleurs, quant au statut des minorités juives ou protestantes, sans oublier que les juifs étaient mieux traités en Orient que chez la fille de l’Eglise, même s’ils joueront un rôle déterminant par la suite dans l’avènement de nos sociétés modernes. Il suffit de se pencher sur les livres d’histoire.

Quant au terme Apartheid, il renvoie en effet à l’Afrique du Sud et à la résistance de tout un peuple à l’instar de feu Nelson Mandela, et on pourrait dire la même chose de la Palestine avec feu Yasser Arafat, même si les deux figures héroïques ont subi le joug d’autorités qui sont en effet loin d’être un « mythe d’Al-Andalus ». Cela s’inscrivait aussi dans un mouvement de décolonisation et d’indépendance : il n’est pas nécessaire de rappeler l’histoire de l’Algérie française et du statut inférieur des algériens. Et que dire des afro-américains depuis les champs de coton jusqu’au mouvement des droits civiques, et de la réalité aujourd’hui encore de nombreux quartiers devenus de véritables ghettos ? (Lire à ce propos mon article, Amine Ajar, L’assignation communautaire et identitaire ou la frabrique de l’ennemi intérieur ?, in Oumma.com)

Que dire du sort des chrétiens d’Orient ces sacrifiés de la mondialisation qui s’inscrit comme le rappelle Jean François Colosimo dans ce choc entre les empires et les fanatiques. Rappelons-nous juste ceci, qu’il aura suffi de l’interventionnisme de Georges W. Bush pour détruire tout ce qui faisait la vie, la diversité et la singularité de ces habitants installés au Moyen-Orient depuis plus de mille ans. Pourquoi leur expulsion n’interviendrait qu’aujourd’hui ? (à ce propos lire Amine Ajar, La question judéo-arabe, entre débat scientifique et enjeux politiques, in oumma.com)

Les cas plus récents de la Syrie ou de la Libye en sont paradigmatiques. Exit le rôle que les chrétiens arabes avaient joué dans la Nahda et la montée des nationalismes arabes, de même que celui de la résistance contre l’occupant au Liban et en Palestine (lire à ce propos mon article :  Amine Ajar, Sécularisation et démocratisation du monde musulman ou bonne (mauvaise conscience) occidentale ?, in Oumma.com). On ne retiendra que le drame du moment, instrumentalisé et fomenté par nos pompiers pyromanes sur fond de guerre économique en concurrence avec la Russie et la Chine. Oui il est plus facile de remettre toute la responsabilité sur les fanatiques et les barbares de l’EI (Etat non reconnu par l’ONU et islamique que de nom), cela évite de voir nos responsabilités en face. Quid de Lafarge qui avait livré des camions de ciments à Daesh en Syrie, ou le Collateral Murder révélé par Wikileaks le 5 avril 2010 ou encore Trump faisant la danse du sabre avec les dignitaires saoudiens, à l’instar de François Hollande qui avait donné la légion d’honneur lors de la journée de la femme aux princes saoudiens pour avoir acheté énormément d’armes à Dassault, celles-là même avec lesquelles ils bombardent en ce moment femmes et enfants au Yémen. A ce propos, pas pour rien que le discours de Jimmy Carter à l’attention de Trump soit passé sous silence par nos médias, car l’ancien président avait rappelé à ce dernier que si les chinois sont en passe de devenir bientôt la première puissance mondiale, c’est peut-être parce qu’ils n’ont jamais provoqué de guerres, contrairement aux USA qui ont un budget militaire colossal, et qui tiennent à bout de bras une politique impérialiste suicidaire sur le long terme. Nous n’avons pas encore réalisé l’impact des révélations d’Al-Jazeera ou des câbles de Wikileaks, même si la réception et le contexte en Occident ne sont plus les mêmes que dans les sociétés que nous avions connu sous le Watergate et qui étaient contre la guerre au Viêt-Nam.

Tout le drame actuel et tout le blocage politique et démocratique, à l’instar de la crise des gilets jaunes, est que la souveraineté et la liberté du peuple dans sa diversité n’est plus effective (Vanessa Codaccioni, L’Etat face aux contestations politiques, éd. Textuel). Comme un mouvement de pendule, réminiscence du crash boursier de 1929, la montée des nationalismes, des fascismes, des identités, a toujours été en corrélation avec la crise économique et politique. Fini le mythe du progrès exponentiel et infini !

Et ce sentiment d’insécurité, de peur du lendemain transpire dans cet abécadaire de Paul-François Paoli intitulé L’imposture du vivre ensemble de A à Z de la même maison d’édition. Paul-François Paoli qui veut démystifier le mythe du vivre ensemble et d’écrire en avant-propos : « La contradiction mortelle à la gauche est que celle-ci a adhéré aux canons relativistes de la posmodernité sans voir que ces canons sapaient ses propres valeurs humanistes et universalistes (On peut se demander lesquelles aux vues des hypothèses et des arguments édités chez l’Artilleur !) (…) Comme si l’on pouvait encore parler de l’Humanité et de son avenir radieux sur le mode hugolien. On ne peut pas parler à la fois le langage des LGTB et de Judith Butler et celui de Victor Hugo ; il faut choisir (apparemment l’auteur et la maison d’édition ont fait le leur). La langue de la postmodernité est étrangère à celle de la République. De son côté la droite a un boulevard si elle sait l’emprunter. Son discours sur l’identité, pour insuffisamment consistant qu’il soit (c’est sûr qu’elle n’arrive pas au niveau de Renaud Camus ou d’Eric Zemmour, mais avec Wauquiez ou de Le Pen c’est sûr il y a du potentiel), est paradoxalement en phase avec une postmodernité qui a révisé à la baisse le crédo optimiste des Lumières. Le combat contre l’islamisme ne sera pas gagné par des valeurs républicaines qui n’agissent plus auprès de nos ennemis (ce ne sont plus des concitoyens), car toutes les valeurs se valent à l’aune de ceux qui les partagent, il sera gagné par notre capacité à affirmer ce que nous sommes : des Français européens qui assumons nos héritages civilisationnels façonnés par la triple influence d’Athènes, de Rome et de Jérusalem. Le pouvoir n’est pas au bout du fusil comme le proclamait Mao, il est au bout des mots (C’est sûr qu’il y a d’abord eu Mein Kampf). Un conservatisme structuré et lucide (on peut se demander lequel) peut seul nous sortir du face à face mortifère entre un progressisme mondialisé et moralisateur et un populisme stérile. (…) »

A lire cet avant-propos, nous nous disons bien loin cette époque de la métropolisation et de la mondialisation heureuses qui s’annonçaient et où nous pouvions lire les déboires d’un New-Yorkais d’origine juive (Philip Roth) ou d’un californien d’origine italienne (John Fante) ou d’origine allemande (Henry Miller) tous attachés à leur culture américaine et à celle de leurs parents. Encore une fois, le syndrome de la Tour de Babel ou la phobie du mythe d’Al-Andalus, sont perceptibles dans toutes les entrées de l’abécédaire de Paul-François Paoli exécrant le multiculturalisme et le progressisme.

D’autant plus qu’aujourd’hui, comme le souligne Bernard Stiegler, s’accumule la crise écologique, humanitaire, et cela de façon sans précédent dans l’Histoire de l’Humanité pour aboutir à ce qu’il appelle le stade final de l’anthropocène. Et cela, au-delà des querelles entre grandes puissances par factions interposées ou idiots utiles (rejouant une guerre économique ou guerre froide qui ne dit pas son nom), ou pseudo choc des civilisations, car ce qui nous attend est gravissime, et les COP (conférences sur le climat) n’auront de cesse de le rappeler. Nous sommes chacun arc-bouté sur les mérites de nos cultures, de nos identités, de notre histoire, et oublions que le plus important est cette question : que faisons-nous ensemble de notre présent et des ressources et des espèces limitées qui sont en voie de disparition ? Que signifie démocratie si nous ne cessons de faire la promotion des figures de l’extrême droite et des chantres des mouvements identitaires quelle que soit leur obédience ? Car pour le coup, ce sont eux qui mènent la danse macabre et influencent nos esprits vers ce climat anxiogène et de terreur. Après tout, si l’on nous enlève même les mythes tels ceux de l’Atlantide ou d’Al-Andalus, ou encore le paradis perdu de la Genèse, que restera-t-il ? Qu’allons-nous léguer à nos enfants ? Une fournaise sur terre façon Mad Max ou comme l’écrivait Jean-Paul Sartre dans Huis clos, l’enfer c’est l’autre ?

Enfin ce qui est clair, il y a au moins un point sur lequel il y a consensus entre les identitaires d’extrême droite quelle que soit leur nationalité et ceux d’obédience évangéliste-sioniste ou wahhabite salafiste, c’est l’exécration de l’idée qu’il y ait pu avoir une symbiose culturelle entre juifs, chrétiens et musulmans en Andalousie ou ailleurs (on a vu dans l’histoire récente les tentatives de déstabilisation du Liban). Et cela renvoie aussi à cette même détestation sur la possibilité d’un multiculturalisme dans des sociétés ouvertes à la mondialisation, notamment dans nos démocraties. D’ailleurs la banalisation des idées du Front national et l’invitation récurrente sur les plateaux télé de prophètes de malheur comme Eric Zemmour, peut nous interpeller en ce sens : et si c’était une volonté politique ? En effet, Rony Brauman ou encore Zeev Sternhell ont exprimé leur indignation (dans l’émission Interdit d’interdire de Frederic Taddeï, sur RT), à savoir que Trump et Netanyahu n’ont eu de cesse de saluer la victoire de l’extrême droite au Brésil et partout en Europe. Et l’on peut demander aux auteurs et à la maison d’édition l’Artilleur si le renversement de Gbagbo en Côte d’Ivoire et les manœuvres contre Maduro au Venezuela, à l’instar du coup d’Etat de Pinochet soutenu par la CIA contre Allende le 11 septembre 1973,  sont liés au choc des civilisations ou au Grand Remplacement ?

Comme le disait feu Edward Saïd, nous sommes dans le choc des ignorances… et j’ajouterais des instrumentalisations. En effet, la grande question en somme de l’historiographie dans beaucoup de pays pendant des siècles a été moins de donner un sens à l’histoire que de lui attribuer une fonction : celle de dire et de fonder la Nation. En France, il aura fallu attendre Les Annales (Lucien Febvre, Marc Bloch) pour que ce discours historique souvent mythologique s’efface devant d’autres champs d’intérêt (philosophie de l’histoire, sociologie, anthropologie, science politique, économie, etc.).

Or, ces ouvrages de la maison d’édition L’artilleur s’inscrivent dans cette tradition, voire davantage dans une idéologie identitaire pour ne pas dire d’extrême droite, où le citoyen supposé de confession ou de culture musulmane est réduit à la figure de l’ennemi. Comme si la sociologie qui permet de nuancer les effets de la mondialisation, de l’acculturation et de la culture de masse, était ignorée au profit d’une essentialisation à moindre frais. Pourtant, aux temps des certitudes succède celui des doutes que traduit l’écriture de l’histoire et de la science, en situation de défense face aux sciences sociales concurrentes.

Il n’est jamais bon de faire de l’histoire un objet d’instrumentalisation idéologique. L’Histoire nous l’a montré. Et cela renvoie à cette question de fond, quelle mondialisation voulons-nous ? Celle qui devant la limitation des ressources naturelles et énergétiques se crispe sur un réflexe isolationniste et conservateur, renouant avec ces vieux réflexes nationalistes et néo-impérialistes, ou bien, une mondialisation plus joyeuse où chacun exprime ce qu’il est et surtout ce qu’il veut devenir, au-delà des disparités politiques, économiques, sociales, culturelles, ethniques et religieuses, dans cet objectif du vivre ensemble qui est une réalité indépassable qu’on le veuille ou non ? Auquel cas, chacun n’a qu’à vivre en ermite loin de toute humanité.

 

 

Publicité
Publicité
Publicité

45 commentaires

  1. Plus on lit les commentaires de Zarathousra et consort et plus on réalise qu’il y a une difficulté d’ordre philosophique à définir le vivre ensemble, surtout lorsque ceux-ci prennent faits et causes pour une maison d’édition L’Artilleur clairement orientée d’extrême droite voire identitaire. Il suffit de lire ses livres pour s’en convaincre.
    Dès lors, cette posture d’être les seuls défenseurs des valeurs de notre République, à savoir la L’égalité, la liberté et la fraternité, relève de la gageure. Comme si les citoyens de gauche, d’ultra-gauche ou de centre, voire même de droite plutôt gaulliste mais pas identitaires ou d’extrême droite étaient frappés d’imbécilité dès lors qu’ils ne partagent pas les idées de ces extrémistes ou sophistes qui veulent avoir raison coûte que coûte. Excusez-moi mais on tous lu Schopenhauer.
    En réalité, la théorie de Walzer Michael, dans pluralisme et démocratie, dont le coeur est l’association volontaire et que chacun à le droit de rompre et de se retirer, est aussi applicable pour ceux qui décident de ne pas partager vos idées où vous devenez buttés et sectaire dès lors que ça ressemble à un site musulman ou des noms musulmans qui vous répondent, et que vous ne considérez ô grand jamais comme vos égaux ou vos concitoyens.
    Et pire encore, Walzer Michael est encore plus pertinent lorsqu’il parle de nos sociétés post-modernes voire post-sociales, en disant que ce qui caractérise l’homme moderne est cette capacité à s’auto-inventer… D’ailleurs, Jérôme Fourquet dans son dernier livre L’Archipel français, Naissance d’une nation multiple et divisée, éd. Seuil; ne dit que ça. Où allons-nous? Et je comprends cette inquiétude et votre inquiétude, mais il est clair que ce qui fait le plus honneur à la démocratie c’est de pouvoir en discuter, et de considérer nos interlocuteurs quelle que soit leur religion ou leur origine ethnique supposée comme nos égaux et des concitoyens à part entière… parce qu’au quel cas on se dirige vers un système nationaliste identitaire, dont on a vu les conséquences lors de la seconde guerre mondiale. Et le drame est là. Au totalitarisme de Daesh et de l’Arabie Saoudite (soutenus et financés par Trump et Netanayhu et consorts) vous nous offrez votre vision d’une société idéale où votre vision d’un modèle français nationamiste et identitaire primerait sur tout (ce qui est compliqué vu l’apport de l’immigration depuis des siècles et l’américanisation de nos modes de vie)… En réalité c’est le postmodernisme et la post-société qui est votre véritable ennemi… Les musulmans comme d’autres groupes sociaux existent dans leur complexité et leur diversité, et sont intégrés dans toutes les sphères économiques sociales et politiques. Et c’est cela qui vous dégoute, on l’a bien compris, même si vous employez toute une rhétorique pour vous faire passer pour les défenseurs de notre pays et de nos valeurs, alors que vous exécrez les citoyens de confession ou de culture musulmane et de supposée origine ethnique africaine. La réalité est là. On vous a démasqué. Quiconque lira vos commentaires et les nôtres (citoyens de toutes obédiences politique, ethnique, religieuse), ne peut que le constater. Nous sommes tous français, mais jamais vous nous imposerez une France nationaliste et identitaire…. jamais.

  2. @etiennedolet. Absolument d’accord avec vous. Avec ce petit groupe de commentateurs l’islam est vraiment bien servi ! Dévoiement total du sens, confusion entretenue des termes et retournement complet des valeurs pour prêcher leur vision sectaire du monde. L’anti France par excellence.

  3. en lisant les échanges que cet article provoque, on ne peux qu’être consterné, à tout le moins perplexe.
    Avec comme point de départ “al-andalus” et le multiculturalisme, nous sommes confrontés à un déferlement de propos, dont la malveillance le dispute à l’absurdité.
    Oumma est un site confessionnel, porteur de la sensibilité des musulmans de France (et d’ailleurs) ainsi que des valeurs fondamentales de l’Islam,( dont l’humanisme) contenues dans le Noble Coran.
    Ce site est précieux, puisqu’il est d’abord l’exemple de la liberté d’expression dans ce pays, mais aussi parce qu’il honore cette liberté d’expression, en ouvrant ses colonnes à des contributeurs de diverses origines, désireux d’exprimer eux aussi leur différences, qu’elles soient philosophiques ou religieuses, tout en respectant les croyances de la majorité confessionnelle de ce site.
    Le bataillon de militants d’un “islam politique, voire ultra politisé) que sont les @pierre,@kalim,@loulou et autres, a bien du mal à cacher son drapeau dans sa poche.
    Ce drapeau est celui de l’idéologie, bien plus que celui de la religion, qui au final n’est qu’un prétexte.
    Un prétexte pour attaquer nos institutions, nos valeurs, notre mode de vie, notre passé, notre histoire, quitte à en falsifier la réalité dans des délires inversatoires frôlant l’aliénation.
    Ces vaillants guerriers, derrière leurs claviers sont-ils représentatifs de l’ensemble de leur communauté ?
    Non, bien sur que non et fort heureusement, car au travers de leurs propos, on devine qu’ils ne nous proposent pas que des lendemains qui chantent.
    Néanmoins plusieurs points sont inquiétants à mes yeux :
    Les éléments de langages (néo colonialisme, athégrisme, islamophobie, haine, rascisme etc … ) se retrouve régulièrement dans la bouche d’ados , dans les quartiers, qui ne peuvent les recycler autrement que sous forme d’insultes, eu égard malheureusement à leur ignorance.
    Ce qui revient à dire que l’on peut très bien tresser des louanges au “vivre ensemble”, tout en le désorganisant systématiquement.
    Autre point : l’image
    La confrérie militante qui s’exprime sur ce site et ailleurs a choisi délibérément de brouiller les messages.
    Dans le but évident de faire monter les tensions, elle s’applique à troubler les esprits des plus faibles, en les portant à mélanger “musulmans et islam”, tout comme elle cherche à entretenir la confusion entre “catholiques et chrétiens”, entre “laïcs et athées”,
    entre “juifs et sionistes” etc…etc .
    Et le religion dans tout cela me direz vous ?
    L’histoire montre que lorsque l’idéologie vient au secours de la religion, c’est toujours cette dernière qui perd.
    Le parcours spirituel, que propose la lecture du Noble Coran, dirige naturellement pourrait-on dire, ses adeptes, vers une élévation spirituelle, morale et intellectuelle, au travers d’une “éthique”, acquise progressivement dans la pratique des vertus.
    Ou trouve-t-on la moindre de trace de ces lumières dans les outrances et insanités proférés par les contributeurs que j’ai cité plus haut ?
    (pour mémoire sous la plume de @karim : “à chaque anniversaire des attentats de Charlie, j’ai envie de faire un numéro de claquettes !) On ne peut pas dire qu’elles brillent ces lumières du Livre !
    Bref
    Lorsque le prosélytisme, se dissimule derrière la propagande, on se retrouve insidieusement à faire l’apologie du blasphème, sans l’avoir vu arriver !
    “à trop vouloir avoir raison, on s’éloigne de la raison” notre bon vieux Montaigne avait bien vu les choses me semble-t-il.
    Bien cordialement

    .

  4. @kalim
    Eh non je n’ai jamais dit que j’étais raciste. J’ai dit que tout le monde avait un fond de racisme c’est à dire une tendance à discriminer porter des jugements de valeur et hiérarchiser les hommes. Donc moi mais vous aussi. Qu’il fallait le combattre pour ne pas qu’il devienne racisme. Par ailleurs le racisme sanctionné par la loi relève de conditions bien précises. Comme l’insulte raciste à caractère public. « Esclave de maison » que j’ai vu traîner ici à l’encontre de Souareba en fait partie. Par ailleurs j’ai cru comprendre que l’anti sionisme pourrait également rentrer dans le champ du racisme sanctionné par la loi. Ici je vois régulièrement des personnes en attaquer d’autres en accusant les autres de sionisme et en en faisant une insulte … enfin le racisme anti blanc a déjà fait l’objet de 2 plaintes contre Hafsa Askar. Je ne doute pas qu’il y en ait d’autres. Lhomophobie également rentre dans le champ du racisme et là encore on voit ici régulièrement des propos visant à insulter les homos et les trans. Bien sûr Oumma n’y est pour rien, censure et supprime même à posteriori ces propos. Je ne peux que m’en réjouir pour ma part. Je suppose qu’il en est de même de votre côté n’est ce pas ?

    • @kalim. Pour être raciste encore faut il attaquer les gens sur leur race.
      Au fait vous n’avez pas répondu à ma question : la France est elle un pays majoritairement blanc ?

  5. Quand on relit les commentaires de Zarathoustra et de ses acolytes, une chose me frappe, c’est qu’ils ne remettent en aucun cas la maison d’édition l’Artilleur, qui est sur une ligne éditoriale identitaire.
    Personne ne remet en cause la laïcité, nos valeurs démocratiques, et encore moins l’athéisme. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire ce qu’il veut tout en étant citoyen et respectueux des valeurs de notre pays ou bien entendu les lois fondées sur la constitution de la République et les droits de l’Homme… ce qui n’empêche pas qu’il y ait des citoyens pluri-identitaires et pluri-culturels, de part leurs origines métisses ou de part leur voyage ou leur inclination pour telle spiritualité (bouddhisme, islam, judaïsme, christianisme, etc.) ou telle courant philosophique (marxiste, existentialiste, hédoniste, etc.)… et le ridicule dans vos commentaires, c’est de défendre une image d’Epinal alors que la réalité sociologique de la France est déjà multiculturelle, notamment dans les métropoles où l’effet de la mondialisation est prégnant. C’est ça le sens de l’Histoire et que vous le veuillez ou non, cela est déjà effectif à travers le monde… Toutes les métropoles attirent des gens de tous les horizons, et c’est ce qui en fait la richesse culturelle et identitaire. De plus, le plus grave dans vos propos c’est que l’on sent que vous ne considérez pas les français d’une certaine couleur voire d’une certaine religion comme des français à part entière, notamment lorsque vous évoquez le racisme anti-blanc et le PIR, ou encore lorsque vous parlez des jeunes radicalisés partis en Syrie ce qui représente 0,1 %, alors que la majorité respecte le cadre de la laïcité, nos institutions, vote et participe au débat démocratique… En vérité, vous enfumez en tournant autour du pot, celui d’une France blanche et de culture chrétienne, le crédo Pétainiste et Lepéniste bien connu… Ne cherchez même pas, parce que vous n’arriverez à convaincre que ceux qui s’inscrivent dans cette idéologie identitaire voire d’extrême droite à l’instar de cette maison d’édition l’Artilleur et de ces auteurs qui sont tous partisans de cette idéologie. Les choses sont claires. Pas besoin de nous la jouer républicain, respectueux de la laïcité, des athées, parce que tout cela c’est de l’enfumage… Il y a aussi les athées anti fa et ils sont plus nombreux à s’opposer aux idées de gens comme vous. Même parmi les athées il y a des anti racistes et qui n’ont rien contre l’idée que le multiculturalisme est un fait sociologique, notamment dans les grandes villes ou ailleurs. Cela ne pose aucun problème et existait déjà dans la Rome sous Hadrien, c’est ce qu’on appelait les barbares romanisés… je pense quand même que depuis on a évolué… à lire vos lamentables commentaires apparemment pas.

    • Moi, je m’en fous de cette maison d’édition. On dit juste qu’il y a une voie non raciste entre le multiculturalisme et l’identitarisme qui sont tous deux des racismes. Libre à vous de ne pas saisir le propos hein.

      Quant au sens de l’histoire, il tend davantage à l’effacement des disparités entre humains. Le multiculturalisme en est donc l’antithèse profonde. Car par là, l’Algerien en France veut maintenir sa culture tribale qu’il a pourtant fuie. Il est donc contre le sens de l’histoire et il suffit de voir les diverses protestations faites par des mariages « inter-ethniques » pour comprendre que le multiculturalisme n’est que dans un sens, le leur. Je connais d’ailleurs un certain nombre d’Africains de l’Ouest (du nord ou du sud, car malgré tout, il n’y a presque pas de différences entre les « noirs » et les « berbères ») qui, au vu de ce que vous disais, à savoir que le sens de histoire tendait à une humanité une et peut-être même standardisée, songeaient fortement à un retour en leurs terres d’origine afin de préserver leur intégrité tribale et éviter que leur fille n’épouse un individu au faciès problématique lol (et ceci, dans tous les sens, hein).

      J’ai quelques désaccords avec Zarathoustra. Le fait de se dire métis me paraît aussi être du racisme en un certain sens.

    • @pierre.

      Je ne parle pas de livres que je n’ai pas lus. Je relativise la thèse portée par l’auteur de cet article autour du vivre ensemble et du multiculturalisme.

      Je sais parfaitement faire la différence entre un musulman, un islamiste et un jihadiste. Je ne mets pas tout le monde dans le même sac. Je vous remercie.

      Ce n’est pas pour autant qu’on doit fermer les yeux sur les velléités politiques d’un certain islam (Macron l’a lui même dit : certains font plus ou moins consciemment et progressivement sécession) et la radicalisation dans certains territoires de la république. Dire le contraire c’est être aveugle ou complice.

      Écoutez ce qu’en dit Nadia Remadna qui a mis en place la brigade des mères à Sevran. La voilà ma position. Rien à voir avec Pétain mais plutôt avec Jean Moulin à mon avis.

      Je dis comme elle qu’il n’y a qu’une France et qu’une communauté, celle des citoyens. Elles les englobent et elles dépassent leurs traits identitaires. Je préfère ainsi considérer qu’il y a des français musulmans plutôt que des musulmans français.

      Quant au PIR visiblement c’est votre cheval de bataille et c’est ça qui vous perturbe parce que vous épousez à priori leurs thèses. Mais si, comme il l’affirme, le « noir », « l’arabe » sont des constructions sociales relevant d’un racisme d’état ou d’un impensé raciste blanc collectif, le terme de racisés est également une construction sociale et identitaire qui renvoie à un racisme qui ne dit pas son nom : le racisme anti blanc. On l’a vu avec Hafsa Askar.

      Pour le PIR, le racisme anti blanc n’existe pas, au prétexte que le racisme est nécessairement du côté de la majorité, qui agit en oppresseur et en colon. Foutaise ! Le racisme est universel. En revanche, l’antiracisme est universaliste.

      On ne doit donc pas considérer que le racisme des arabes, des jaunes ou des noirs envers d’autres ethnies (dont les blancs) n’existe pas parce qu’ils sont minoritaires et soit disant opprimés. Sinon que fait on du racisme de telle communauté contre telle autre, c’est à dire entre deux minorités ethniques comme noirs jaunes ou arabes noirs ? On combat le racisme d’où qu’il vienne comme toutes les formes de discrimination qui touchent à une prétendue « essence », quelque chose dont on ne peut alors se déprendre, dont on est captif. C’est ça l’universalisme pour moi, cher monsieur.

      Et quand je défends Souareba (musulman et noir entre mille autres choses en ce qui me concerne) contre le racisme dont il est victime alors qu’il sait parfaitement se débrouiller sans moi, je fais quoi ? Je prends position comme citoyen qui défend 2 valeurs : l’égalité et la fraternité. Parce que je considère que je n’ai pas que des droits en tant que citoyen mais aussi des devoirs.

      Je ne vois pas en quoi vous êtes républicain. Je vous vois libéral parce que vous ignorez ce qu’est le sens typiquement français de nos valeurs universalistes.

      Le multiculturalisme vous ne savez pas ce que c’est. C’est également une idéologie libérale. Vous confondez multi ethnique, multi confessionnel comme état de fait et multi culturel comme doctrine.

      Encore une fois on ne rejoint pas la France pour revendiquer sa culture, voire l’imposer ni même l’extirper comme une mauvaise herbe mais pour s’intégrer à la nation en considérant que c’est la culture française qui nous fédère entre autres choses. On étudie donc l’histoire française, on apprend la langue, les valeurs de la république, on respecte ses lois. Ce qui n’empêche pas d’aimer d’autres cultures.

      Ainsi on sait que le racisme n’est pas nécessairement blanc, que la religion n’est pas au dessus de la république, que la laïcité ne consiste pas à ce qu’une religion occupe les discours ou les espaces, que la critique de la religion est autorisée, …

      Bref on ne vit pas ensemble, ni à côté ou encore en face l’un de l’autre mais en commun. Et ce commun qu’il faut défendre, ce sont les valeurs françaises qui s’incarnent dans nos lois mais aussi dans nos attitudes.

      On doit ainsi savoir se dépouiller de ses habits identitaires (ethniques, religieux, …) pour revêtir ceux plus neutre du citoyen. Ce n’est qu’à ce titre qu’on rencontre vraiment l’autre et qu’on peut aussi prétendre bénéficier de la liberté, l’égalité et la fraternité : en tant que citoyen pas en tant que bouddhiste, jaune,…

      On arbore aussi à l’occasion le drapeau français, on chante la marseillaise (pas besoin d’appartenir au rassemblement national pour ça), comme d’autres arborent le drapeau de l’Algerie et chantent son hymne : avec fierté.

      J’aspire à une nation unie à laquelle je puisse participer, dont je puisse être fier, pas à un pays qui se renie et s’efface au profit d’une mosaïque de communautés.

  6. @kalim.
    Mais cher monsieur depuis quand n’avoir que des amis blancs serait un mal (voire un crime raciste à vous entendre) et avoir des amis de toutes les couleurs serait un bien (j’imagine au nom de ce que vous nommez à tort et à travers multiculturalisme) ? D’ailleurs je suppose que vous n’avez pas du tout des amis de toutes les couleurs. Je me trompe ? Et je doute fort que vous connaissiez plus la France que moi, en dépit de vos fanfaronnades. On se fait des amis sur la base d’affinités, il me semble. Vous visiblement c’est la couleur de peau qui vous intéresse quand moi je ne fais qu’un constat sincère de mes relations actuelles et passées contrairement à vous. La voilà l’attitude raciste.

    Moi je dis qu’il est plus probable effectivement de n’avoir que des amis blancs sauf à vivre dans une logique communautaire (ce qui n’est pas un crime), quand on vit dans un pays majoritairement blanc. Car la France est bien majoritairement blanche, chrétienne et athée, en convenez vous ? Et qu’elle le reste n’est sûrement pas un mal vous en convenez vous également ? D’ailleurs, ne travaillez-vous pas dans un univers majoritairement blanc, chrétien et athée ? Mais en même temps la France est majoritairement non raciste et laïque. C’est une chance vous ne croyez pas ?

  7. L’article ne dément en rien le livre en question, ni les faits historiques qui y sont cités et reconnus par la littérature des historiens musulmans eux même, comme ibn khaldoun par exemple.

    Dire que l’andalousie musulmane était un lieu de vivre ensemble car les musulmans n’ont pas systématiquement massacré les juifs et chrétiens quand ils ne résistaient pas revient a dire que la colonisation française fut pacifique et multiculturelle dans la pluspart des pays colonisés.
    A vrai dire les lois pour les chrétiens en andalousie étaient plus durs et strictes que les lois de l’empire colonial français pour les colonisés.
    Même tarik ramadan a reconnu ça, il avait fait la leçon a houria bouteldja sur le sujet il y’a bien longtemps déjà.
    Tout votre article passe son temps a dénigrer le livre et l’auteur, a dire qu’il a tort de dire ce qu’il dit car ce n’est pas moral, car ça ne va pas dans le sens du vivre ensemble, ce qui est justement dénoncé par l’auteur du livre en question.
    C’est une caricature.
    Rappel des lois pour les chrétiens en andalousie :

    Pas le droit de monter a cheval
    Devoir de baisser les yeux/changer de trottoir pour un chrétien quand un il croisait un musulman
    Impôts exorbitants (sur 700 ans il y’a eu de tout me faites pas croire que jamais le dominant n’a exploité le dominé)
    Pratique de l’esclavage sur les chrétiens avec l’aide des juifs d’ailleurs, car les juifs se sont alliés aux musulmans comme ils se sont alliés aux français pendant la colonisation française, c’est de la que vient réellement l’antisémitisme espagnol bien que ce soit encore tabou de le dire en france a cause de la shoah.
    Les chrétiens qui résistaient a leurs colonisateurs dans le sud de l’europe étaient tués ou pris comme esclaves, y compris leurs femmes et leurs enfants !
    Les chrétiens devaient sortir habillés avec un signe distinctif pour se signaler, une corde jaune je crois.
    Les chrétiens devaient être HUMILIES au moment de payer l’impôt islamique.
    Et il y’a encore d’autres trucs que j’oublie car j’ai pas le temps.

    Article idéologique qui se prétend “dépassionné” car il invoque l’argument du “juste milieu”, sauf que visiblement cet argument du juste milieu pour l’auteur c’est dire dire que 700 ans de colonisation violente avec pratique de l’esclavage et ségrégation officielle, avec statu de seconde zone pour les autochtones, c’est du multiculturalisme heureux.

    Donc je peux dire aussi que israel-palestine après tout c’est une belle réussite multiculturelle. 😉
    On en est la.

    Pour le coup l’argument du juste milieu aurait été de reconnaitre que toute colonisation est injuste, et que quand les chrétiens étaient les colonisés et les dominés, et que les musulmans étaient colonisateurs et dominants, il est logique qu’en 700 ans ils aient profité de cette situation qui leur permettait d’en profiter.

    je vous conseil a tous d’aller faire un tour sur la chaîne youtube de soco films, vous pourrez y trouver des débats au speaker corner entre bob the builder et ali dawah (disciple de mohamed hijab lui même disciple de zakir naïk), tous les points évoqués ici sont contredis par ce bob qui est d’ailleurs diplomés d’une université d’histoire mais aussi en eschatologie.

  8. Mais c’est vous et vos deux amis qui êtes mal dans votre peau, en quête d’identité, les deux personnes que vous vilipendez vous agacent parce qu’elles sont sereines sans nier leurs origines et c’est comme ça que nous aimons la France. La couleur, la religion n’existent que si on les place au premier plan comme vous le faites.

    • Et vous venez sur un site musulman et ouvert expliquer que vous êtes bien dans votre peau……? hummm…..

      • Kalim : Non, il t’ expliquer, que toi, tu es mal , dans tienne, t’ as du mal a comprendre !

        • C’est bien, continuez, votre apprentissage du français sur ce site fait des progrès. L’intégration passe par la langue également.

  9. @Souareba.

    Oui je me souviens de ces échanges avec Kalim. Il m’avait également traité de raciste au prétexte que je n’avais aujourd’hui que des amis blancs alors que j’en ai eu des noirs, des arabes et jaunes autrefois et que mon demi frère et ma demi sœur sont métis camerounais. Ce même Kalim qui insulte sans vergogne l’athéisme et la laïcité dans un autre article. Oui quand on vise juste, on déchaîne les foudres de ceux qui s’imaginent vertueux mais qui ne sont que des hypocrites incapables d’affronter l’abîme qui est en eux. Mais à défaut de philosopher, on peut continuer à critiquer à coups de marteau.

    Jamais je ne réduirais quelqu’un a la couleur de sa peau. J’evalue les hommes sur leurs actes. Et je prétends également sans aucune hypocrisie que tout le monde dont moi peut avoir un fond de racisme car discriminer et catégoriser est le propre de l’entendement humain comme de rajouter des jugements de valeur en vue de hiérarchiser les choses comme les hommes. L’important n’est pas d’avoir ce fond de racisme, mais de le reconnaître et de le combattre en soi comme chez les autres, plutôt que de le laisser s’épanouir comme une fleur toxique en le faisant passer pour une vertu. Pour commencer à prétendre à une quelconque vertu, il faut déjà avoir l’humilité de voir ses failles et le courage de mener ses batailles intérieures. N’est-ce pas aussi le sens du mot jihad ?

    Et oui la France peut être aimée et défendue par vous et moi, des etres déracinés ou aux racines multiples qui veulent résolument faire souche ici en la respectant. Car quand on vient d’ailleurs, on peut aimer la France plus que ceux qui y sont nés, parce que la France peut aussi être une lumière au bout d’un tunnel. Romain Gary était de ceux là. Être français, ce n’est pas crier que la France nous appartient mais bien le contraire : accepter d’appartenir à la France et de participer à son mythe car toute nation relève de l’imaginaire comme le disait Gary. Et le mythe de la France se traduit notamment par 3 mots : liberté, égalité et fraternité qui ne sont pas des acquis mais restent des combats.

  10. @Loulou 1.

    Vous êtes d’un drôle ! Je maintiens : je suis un homme français eurasien cadre sup… Et je suis bien passé à Berkeley quand j’étais en vacances et j’ai bien vu comment se traduisait le politiquement correct dans les cours.

    Je ne mets pas nécessairement de guillemets quand je cite quelqu’un. Ça a été le cas quand j’ai écrit : parce que je suis afro-américaine lesbienne, je dois avoir des cours en relation avec ces traits identitaires. J’ai rapporté un discours d’ailleurs fictif pour illustrer, en une formule choc, ce que je constatais du multiculturalisme. Qui est allé aux États Unis sur un campus comme Berkeley sait parfaitement de quoi je parle.

    Ça a été le cas également quand j’ai répondu à Pierre : Quelle hargne ! Facho, raciste, malade mental … Vous croyez peut être que je traitais Pierre de facho, raciste, malade mental ? Non je reprenais ces mots pour montrer sa hargne.

    J’espère que des lecteurs un peu plus futés que vous (ce qui n’est pas difficile) savent utiliser le contexte pour désambigüiser des propos, quand cela est nécessaire.

    Mais je vois que vous créez un mythe autour de moi. Intéressant…

  11. @Pierre, @Titi ou autres…

    Qui est Zarathoustra ?

    Menteuse, manipulatrice, perverse, extrémiste…

    Ou doit-on continuer de discuter avec quelqu’un qui n’existe pas ? Homme, femme, lesbienne… ?

    Zarathoustra a choisi de porter plusieurs masques et s’est emmêlée seule les pinceaux dans l’étalage de ses mensonges…

    Je lui en avais déjà fait la remarque, j’étais pas la seule… Car ce genre de choses se voit…
    D’après ce qu’elle nous a livré par écrit, j’en déduis pour ma part que c’est une femme, une extrémiste de droite ou ultra sioniste dont le passe-temps favori est de parasiter des sites qui sont en contradiction des idées qu’elle porte non pour tenter une discussion mais pour ruser pour manipuler l’autre…

    Elle y passe beaucoup de temps sa motivation de nuire est donc importante en contradiction aussi du fait qu’elle revendique une profession intellectuelle qui l’occuperait et ne lui laisserait pas le loisir de temps de prose. Elle doit sans doute se croire très intelligente et très manipulatrice…

    Aussi pour s’emmêler aussi bêtement dans ces mensonges, elle doit sans doute parasiter plusieurs sites… Evidemment, elle ne croit pas elle-même un seul mot de ce qu’elle déblatère…

    C’est donc un véritable sacerdoce pour celle qui s’appelle ici Zarathoustra ailleurs « ? » mais qui présente en fait une vraie maladie mentale car en plus, toutes ces « précisions » elle les a apportées seules personne ne les lui avaient demandées…

    Voiçi les perles de « Zarathoustra » :

    Dans le présent article,
    « Le mythe d’Al-Andalus » au prisme de l’actualité : Multiculturalisme versus identitairisme ? Quelle mondialisation ? par Amine Ajar, 4 mai 2019,

    Elle est lesbienne gay black afro-américaine

    Commentaire du Zarathoustra 5 mai 2019 à 12 h 13 min
    «@pierre.

    C’était frappant quand j’étais à Berkeley : parce que je suis afro-américaine lesbienne,
    … »

    Dans l’article,
    Seuls 23% des enfants de la troisième génération portent un prénom arabo-musulman, selon une étude du 11 avril 2019

    Elle est un cadre sup de très haut niveau un parisien super occupé

    Zarathoustra 17 avril 2019 à 13 h 41 min

    « Vous êtes plein de préjugés mon cher Kalim. C’est à vous de vous ouvrir à l’autre. Vous faites des procès aux autres sans les connaître et leur donnez des leçons. Celui qui vous contredit est forcément à peine humain mais surtout il ne peut dire la vérité puisque c’est vous qui la détenez. Continuez vous finirez par penser comme un véritable fasciste si ce n’est déjà fait.

    Eh non je ne suis pas au chômage, ni sénile, ni mythomane mais bien parisien, cadre supérieur, en activité. Formation scientifique pure et dure : classes prepa, école d’ingénieur, doctorat en mécanique des fluides. Je sais parfaitement ce qu’est la communauté scientifique et aussi que les affirmations sans démonstration n’y ont pas leur place, pas plus que les considérations ethniques ou religieuses. Et vous quel est votre parcours ? A moins que vous ne préfériez continuer à m’insulter ? Il n’en ressortira pas pour autant la moindre vérité. »

    Dans l’article
    La justice confirme le droit de travailler voilée dans le secteur privé
    19 avril 2019,

    Elle est un homme eurasien et porte un costume cravate…

    Zarathoustra 23 avril 2019 à 23 h 06 min
    @Anticouillon. Vous êtes gentil mais vous n’avez rien compris. Je suis eurasien. Et ma demi sœur et mon demi frère sont métis camerounais
    Zarathoustra 20 avril 2019 à 11 h 42 min
    Je suis absolument d’accord avec vous Spera. Certains finissent par oublier qu’on ne vient pas au travail pour manifester sa religion. Au contraire, la neutralité permet d’assurer l’équité et la cohésion. Et comme vous le dites, les codes vestimentaires existent aussi au travail. Moi on m’impose de venir en costume cravate.
    … ».

    Des tordues pareilles, pauvre France !
    Il faut le vivre pour le croire !

    • je ne crois pas que Zarathoustra se soit dit lesbienne afro-américaine.
      c’était seulement un exemple.

      Dieu sait mieux
      mais il faut une légère dose de mauvaise foi pour conclure comme vous faites.

      • C’est bizarre votre fixette concernant mon commentaire et le commentaire de @loulou1. Il n’y a que ça qui a retenu votre attention? Humm…..

    • Et si vous quittiez le premier degré pour essayer de comprendre ce que lisez.
      La majorité des français et quelle que soit leur origine ou religion pense comme Zarathoustra et c’est bien ce qui vous enquiquine.

  12. @Pierre.

    Et voilà je l’avais anticipé mais ça y est j’y ai droit : la haine de soi. Maintenant on le voit le raciste qui sommeille en vous. Vous comptez vous enfoncer jusqu’où dans la fange et vous en délecter en public ? Pas un argument. Juste des attaques ad hominem injurieuses. Bref me revendiquer comme français m’est définitivement impossible du fait de mes origines, de ma couleur de peau sans passer pour un traître à ma « race ». Ça me rappelle inévitablement les mésaventures de Souareba que je considère de ce point de vue comme un frère.

    Mais c’est quoi ma race quand je suis métis ? Faut il que je renie ma mère ou mon père pour faire plaisir à l’un ou à l’autre ? Vous voyez tout sous le prisme de la race. Vous m’assignez à une identité de racisé quand je me revendique comme français sans avoir à renier mes origines multiples. Vous êtes bien un ultra gauchiste du PIR. Mais si vous êtes « blanc » sachez que sainte Houria ne vous donne aucun droit de parler au nom des racisés. Elle exècre votre discours de blanc honteux. Votre repentance ne lui suffit pas. Elle veut votre capitulation pur et simple au nom de votre impensé raciste de blanc. Continuez vous pourrez bien sûr de paillasson à tous les racisés.

  13. @Souareba. Content de vous voir !!! Vous empêchez de tourner en rond les véritables identitaires que Pierre, bien naïf, ne reconnaît pas. On est forcément raciste quand on dénonce ce que les autres veulent imposer à la France au nom de leur culture. Au moins nous sommes deux à aimer la France et sa culture sans que cela nous empêche d’en reconnaître et d’en aimer d’autres. Vous un véritable musulman. Moi un véritable athée. Oui à une France multi confessionelle dans le respect des valeurs de la république, non à une France multiculturelle qui nous reléguera vous et moi au mieux comme des racisés que l’on devrait prendre en pitié, au pire comme métis ou noir, alors que notre couleur de peau n’est que fortuite et ne fait pas ce que nous sommes.

    • tout à fait !
      le multiculturalisme, c’est de me dire à moi, du fait de ma couleur de peau, que je suis un traître et un refoulé si j’adopte un prénom français ainsi que l’a dit Kalim (et tant d’autres, hein). car pour eux, le Maghrébin et le Noir doivent garder leurs traits tribaux. c’est la définition même du racisme. d’ailleurs, vous n’avez qu’à lire les diverses réactions quant à mon article : il n’y a que de l’attaque personnelle, preuve que je tapais trop juste.
      l’arnaque du vivre-ensemble doit aussi être dénoncée : elle me paraît impliquer que l’on cherche à fédérer des éléments normalement contraires. or ils ne sont contraires qu’en termes culturels, en tant que l’un vient avec sa culture qu’il cherche à imposer et à faire reconnaître. la France a volontiers la capacité d’intégrer et d’assimiler beaucoup de monde (contrairement à beaucoup de nations).
      Zemmour -qui est un danger évident- tient malgré tout quelques vérités. quand le colon venait en Algérie, il ne cherchait nullement à se nommer Abdelkader ou Hafsa. et quand l’Algérien vient en France, si il ne cherche pas à se nommer Arnaud ou Élise, qu’en conclure sinon qu’on est en face d’une colonisation (bien entendu, il y a différents aspects dans la colonisation) ?

  14. @Pierre.

    Gabin, la baguette de pain ? Un peu de gallophobie ça ne mange pas de pain. Netanyahou ? Un début d’antisionisme qui pointerait son nez ? Vous êtes une vraie caricature dites moi ! Je suis réellement plié en deux quand je vous lis. Vous essayez de plaquer sur moi votre argumentaire prêt à l’emploi pour “facho gaulois”. C’est d’un drôle ! Mon identité française malheureusement pour vous ne relève pas de la couleur de ma peau mais justement de ma culture. Bon courage en tout cas pour vous dépétrer avec votre idéologie totalement dépassée que vous répétez sans doute comme un mantra, quelque que soit votre interlocuteur ;-))))) Il va vous falloir encore bien plus d’insultes pour pallier l’inanité de vos propos, j’en ai bien peur, cher Pierre 😉 Allez courage bientôt vous m’aurez convaincu que vous ne voulez que mon bien, que vous me défendez moi aussi pauvre opprimé qui doit quelque part nourrir une haine de lui même. Il y a longtemps que je n’avais autant ri ;-))))

    • C’est vous qui parlez du PIR et du racisme anti-blanc, et puis vous tournez votre veste en disant que vous êtes métis, parce que voyant bien que vos arguments sont éculés et ridicules… C’est vous qui parlez de Paris comme étant le conservatoire de la francité, et vous osez parlé de caricature… l’hôpital qui se fout de la charité… vous confondez culture, identité, laïcité, république… vous faites des citoyens de confession musulmane une généralité, relisez-vous. Cet article est clair… mais vous préférez parler de terroristes, pour justifier la haine de vous-même et surtout de l’autre qui a la même couleur de peau que vous… cela est classique, c’est ce que Malcolm X appelait les oncles Tom de la maison du maître… ceux qui disaient Oui Bouana, Oui Batron… je crois que le paternalisme, l’infantilisation, et le léchage de botte façon Zemmour est bien plus risible encore cher Zarathoustra, même si ce pseudo vous va si mal… car celle qui admirait le Fürher ce n’était pas Nietzsche mais sa sœur… le surhomme dévoyé façon Mission Civilisatrice et autre délire a fait ses preuves… La France est telle qu’elle est avec sa diversité avec toutes ces identités toutes ces cultures que cela vous plaise ou non… ainsi riait Zarathoustra… Ah ah ahahahahahahahahahah!!! :)) :)) :))

    • Enfin pour finir Zarathoustra, merci de m’avoir fait autant rire… Parce que c’est quand même la blague de l’année… Une métis lesbienne noire qui défend une maison d’édition et des auteurs d’idéologie identitaire… MDRRRRRRR!!!
      Merci de m’avoir fait autant rire… et j’espère comme on dit que le ridicule ne tue pas… allez avouez, de vous à moi, vous êtes un des éditeurs de l’Artilleur, mdr.
      :)) sans rancune.

    • @Zarathoustra
      Petit clin d’œil de reconnaissance, pour votre détermination, votre constance à défendre des valeurs fondamentales, telles que la liberté absolue de conscience, la Laïcité , l’athéisme , la libre pensée,et d’une manière générale tout ce qui se rapporte aux fondements même de l’humanisme et de l’universalisme.
      Je partage une large part de vos prises de position, face à un courant d’opinion, pour qui la religion n’est qu’un prétexte, derrière se cache une idéologie , dont vous avez parfaitement relevé l’organisation langagière.
      Je salue également votre contribution, sur le thème du multiculturalisme.
      J’y suis d’autant plus sensible, que je suis investi dans différentes associations, luttant contre le décrochage scolaire, dans les collèges en R.E.P, et que par ailleurs , bien que je n’aime pas trop exposer certains éléments de vie privée, je me dois de préciser que je vis depuis 25 ans (dans un grand bonheur) avec une personne dont le métissage ne peut échapper à personne, ce qui me conduit à considérer les propos de @pierre, comme un enfumage total.
      Cordialement, et surtout “très fraternellement”

  15. @pierre

    Quelle hargne ! Facho, raciste, malade mental, … J’ai donc tapé la où vous avez mal et ça vous fait sur réagir. Comportez vous comme un adulte au lieu de trépigner comme un enfant contrarié. Vos insultes ne feront pas un raisonnement. Vous raisonnez comme un pied et en plus digressez en projetant tout un tas d’idées que je n’ai jamais exprimées, sans même être capable d’aborder correctement la notion de multiculturalisme.

    Je me passe d’une telle bien pensance, pétrie d’une bienveillance qui confine à la rage. J’ai bien peur quant à moi qu’il ne vous faille une remediation de type TCC pour rectifier vos schémas de pensée défaillants, accompagnée également de nombreuses séances de relaxation. Je peux vous donner le nom d’un spécialiste si vous le souhaitez. Transmettez moi votre e-mail je vous fournirai ça dans la foulée. Ne traînez pas il y a urgence ! Ne me remerciez pas. J’aime rendre service à mon prochain. J’ai failli signer cordialement mais quand je vois ce que vous entendez par là je m’abstiens. Je ne suis pas cruel …

  16. @pierre.

    Votre obsession de la race est affligeante. Vous avez parlé de race blanche et maintenant vous me dites que je suis raciste parce que justement je vous dis que je ne parle pas de race mais de culture. En fait pour vous, parler de culture française est raciste, tout comme dénoncer ceux qui rejettent et attaquent la France. Vous me parliez de Nietzsche. On y est. L’inversion des valeurs. La bonne conscience au profit des prétendus opprimés quitte à ruiner le prétendu oppresseur. La logique du ressentiment. Votre hargne en est la preuve. Vous pensez qu’insulter les gens en les traitant de facho ou de raciste sert votre discours, tout comme réduire les électeurs du rassemblement national (dont je ne fais pas partie) à ces qualificatifs ?

    Vous ne savez donc pas à l’evidence ce qu’est le multiculturalisme. Le multiculturalisme est une idéologie identitaire celle de minorités face à la majorité. Elle a pris le visage du politiquement correct. C’était frappant quand j’étais à Berkeley : parce que je suis afro-américaine lesbienne, je dois avoir des cours en relation avec ces traits identitaires. Le multiculturalisme atomise les sociétés en de multiples composantes identitaires et favorise le communautarisme et la ghettoïsation qui l’accompagne.

    Qu’est-ce que vous me parlez de la culture hip-hop ? Vous vous croyez dans les années 80 ? En fait c’est ça vous êtes resté coincé dans les années 80 et l’antiracisme porté par SOS racisme. Vous ne vous êtes pas aperçu que le monde avait changé. L’antiracisme a juste dérivé vers le racisme anti blanc dans l’intervalle comme l’a montré Hafsa Askar et comme l’illustre plus généralement l’UNEF.

    En fait vous ne dites rien du multiculturalisme. Vous enfoncez des portes ouvertes en nous disant ce qui est et que personne ne conteste. Ce n’est pas la promotion des identités comme vous le faites (en me traitant au passage d’identitaire comme c’est drôle) qui fait nation mais le partage des mêmes valeurs et l’appartenance à la seule communauté qui vaille, celle de la république en tant que citoyen. Et c’est ça entre autres la culture française cher monsieur quand bien même vous y verrriez encore du racisme.

    Au passage revoyez votre histoire de l’expansionnisme chinois et japonais. Aujourd’hui encore la Chine fait de l’expansionnisme en Afrique. Vous êtes définitivement à la ramasse en restant centré sur la méchante France ou le méchant Occident qu’il faudrait acculturer.

    • Juste une dernière remarque Zarathoustra,
      chacun pourra relire votre premier commentaire d’où est partie mon indignation à votre encontre. De suite vous avez parlé de ceux qui partent en Syrie, technique classique de ceux qui voient le verre à moitié vide au lieu de voir le verre à moitié plein. Vous dites que je suis resté dans les années 80, mais celles-ci font partie de la culture française et nous ont légué un système hérité de Jean Jaurès et du CNR (Conseil National de la Résistance), et vous faites l’apologie d’un système fondé sur l’ultralibéralisme… à un moment donné faudrait savoir ce que vous racontez et vous défendez… de plus, vous dites que vous êtes noire et lesbienne, et bien lisez ce que François Paoli dit dans son imposture du vivre ensemble sur Elisabeth Badinter… vous êtes rempli de contradictions… vous dites n’importe quoi… vous n’avez aucune cohérence, et surtout pas le cran d’assumer vos idées identitaires et racialistes voire racistes… parce que le PIR et le racisme anti-blanc c’est vous qui l’aviez utilisé dès votre premier commentaire… Vous êtes tellement ridicule et essayé d’avoir une cohérence, que vous vous contredisiez, en vous faisant passer pour métis et lesbienne… mais apparemment, vous essayez de prendre les gens pour des cons, car ce que Paoli écrit à propos des LGTB ne serait pas accepté par une lesbienne, sauf si vous êtes le genre sado maso et qui a besoin, je le répète d’un bon psy.

      • Vous feriez mieux de me relire. Je cite l’exemple de ce que peut dire une lesbienne afro-américaine à Berkeley. Je ne parle pas de moi ! Où est ce que je fais l’apologie du système fondé sur l’ultra libéralisme ?! Arrêtez de lire entre les lignes pour projeter sur moi vos clichés. Je dénonce le PIR et son racisme anti blanc comme toutes les formes de racisme. Je critique les idéologies qui consistent à renier ce qu’est la France, à dévoyer ses valeurs au profit d’autres dont je ne veux pas. Je considère que la culture est un ciment pour faire nation et que la culture française est une belle culture avec son histoire (qui côtoie le bien comme le moins comme c’est vrai de toutes nations), son art, sa littérature, ses combats. Le hip hop, le rap c’est ça que vous avez à proposer comme culture française ? Sachant que ce sont des importations américaines. Je ne comprends pas comment on peut renier sa culture au point de la voir comme nauséabonde quand d’autres nous l’envient et certains nous rejoignent pour y participer. Relisez Romain Gary vous comprendrez. Vous parlez à tort et à travers du multiculturalisme sans savoir ce que c’est. Allez aux États Unis. Et vous verrez à quel point le multiculturalisme est fabuleux.

    • bien évidemmment que le multiculturalisme est surtout un racisme qui ne dit pas son nom.
      la preuve ? il suffit de lire les commentaires.
      quand je trolle l’Algérie, que me dit-on ? “vous avez raison et c’est déplorable !” ou plutôt subis-je des attaques racistes ? tout le monde a bien vu que l’on me demandait de m’occuper plutôt des “Noirs” sans compter d’autres insultes (qui ont leur traitement 😉 ).
      relisez le lâche anonyme Kalim. quand j’ai dit qu’il nous fallait nous adapter aux différents pays en lesquels nous vivons (donc notamment adopter des prénoms français), il a répliqué que je devais être dans le refoulement, ce qu’il n’aurait pu dire à un Paul-Henri. si ce n’est pas du racisme… et il n’est pas seul, croyons-le bien ! https://oumma.com/ni-zemmour-ni-hapsatou/#comment-48486

      ces gens-là sont des racistes. le multiculturalisme est bien évidemment un racisme dissimulé, une fois que l’on fouille bien. pas pour rien qu’ils le défendent.

      quant aux dits musulmans parmi eux, ils ont un islam frelaté car empreint de coutumes tribales qu’ils veulent maintenir et proroger quand bien même ils ont quitté le pays façonné par ce tribalisme (sûrement que ce n’était donc pas le Paradis, hein !). mais surtout, ils font croire que l’Islam est religion tribale et non ouverte. un jour, ils en répondront !

      il importe donc de lutter contre ce communautarisme multiculturaliste. la France, ce n’est pas les États-Unis d’Amérique !

  17. @pierre.

    Humm en voilà un raisonnement lucide, sans préjugé aucun. Pour commencer par les arguments raciaux puisque vous me parlez de la France blanche, les arabes au passage sont stricto sensu « blancs ». Dans ma famille, seule ma mère est blanche. Mon père, mon frère, ma sœur nous ne le sommes pas. Nous sommes issus de la décolonisation de l’Asie et de l’Afrique noire. On n’en fait pas un fromage. On n’est ni racisés ni sujets post coloniaux mais français, comprendre de culture française. Bref votre argumentaire en prend déjà un coup. Sauf à considérer que je n’aurais pas le droit de m’exprimer comme un français blanc revendiquant sa culture, sans avoir d’ailleurs dénigré pour autant celle des autres, au prétexte de mes origines. Auquel cas merci de me rappeler que je ne pourrai jamais être considéré comme un « vrai » français. Vos leçons sur le brassage des populations, je m’en passe également. Je suis métis.

    Bref je ne parle pas de race mais de culture. Nuance qui a dû vous échapper dans mon discours. Peu importe qu’il y ait des arabes, des jaunes, des noirs en France s’ils se considèrent comme français ou s’ils respectent la France. Mais c’est bien là le problème que vous niez en bon gogo du vivre ensemble et du multiculturalisme. Certains non seulement ne se sentent pas français mais revendiquent leur culture d’origine en rejetant voire en attaquant la France.

    Vous faites des connexions complètement absurdes entre le passé colonial, l’interventionnisme de la France et le multiculturalisme. Quel rapport ?!!! Seriez vous un de ces blancs honteux adeptes des théories du PIR ? On parle de multiculturalisme, une idéologie promue aujourd’hui par le monde anglo-saxon, notamment un pays, les États Unis, qui s’est construit sur l’immigration, au détriment des autochtones d’ailleurs. Et évitez moi le brassage millénaire des pays européens comme le fait que ses peuples soient au final tous sortis d’Afrique et gnagnagna. Ça n’a juste rien à voir. Expliquez moi en quoi le multiculturalisme est souhaitable en France et on pourra discuter sérieusement. Pour l’instant vous êtes à côté de la plaque j’en ai bien peur.

    • intéressant de voir comment tout à coup vous revendiquez votre métissage pour ne pas passer pour un raciste, et pourtant votre commentaire et votre rhétorique identitaire est fidèle au discours d’un facho de base. En effet, quand vous parlez de culture vous faites sciemment la confusion avec la visibilité des voiles ou autres barbes islamiques ostensibles, sauf que je le répète la culture est décliné à une infinité d’influences, et à une diversité tout aussi complexe et riche. Le problème de votre discours c’est l’essentialisation, et la réduction du musulman comme cela l’a été concernant la figure du juif dans les années 30…. Il y a autant de déclinaisons et de façon d’être français d’origine africaine et de culture ou de confession musulmane que de citoyens… L’article le dit très bien, cette maison d’édition l’Artilleur et ces auteurs et votre discours sont obsédés par une vision essentialisante du musulman, comme si la réalité sociologique et citoyenne dans sa pluralité était déniée… et après vous prétendez parler du réel, mais en vérité votre réel est vu au travers du prisme médiatique… J’ai des amis intégrés athées, de gauches, de droite, et de toutes obédiences politiques philosophiques, et culturelles et qui sont d’origine maghrébine ou africaine… influencés par les tendances de la contre-culture, de la culture de masse, ou plus traditionalistes, une palette qui est la preuve que vos arguments et vos propos sont complètement à côté de la plaque, car le multiculturalisme est là réel et effectif, que ça soit la culture Hip Hop, la culture bobo, la culture populaire, la culture des fachos, etc. Tout cela fait la France d’aujourd’hui, et sans parler des identités multiples, quant à l’inclination sexuelle, l’admiration ou l’influence de tel courant musical ou de mode vestimentaire, et j’en passe… En réalité, votre vision est une vision figée et aussi éculée que les pseudo salafistes djihadistes qui idéalisent ou rêvent d’une société originelle et mythifiée… A un moment il faut accepter la réalité et la regarder en face…. La seule chose à combattre c’est les extrémismes aussi bien religieux qu’identitaires… Et vous êtes l’illustration et la preuve évidente que votre discours et votre vision est le miroir de ceux-là que vous essentialisez et que vous mettez dans le même sac…

    • Le sombre d’un imbécile est toujours de se croire le plus malin alors qu’il est le dindon de sa propre farce. Vous ne trompez que vous.

    • En somme, vous confondez culture identité et laïcité ou valeurs républicaines… Comme si la laïcité ne pouvait embrasser dans le respect des valeurs républicaines toutes les tendances culturelles ou identitaires. Comme si la France ne pouvait intégrer toute cette richesse, et toutes ces cultures ou ces identités plurielles, auquel cas on serait dans une uniformisation qui s’appellerait fascisme ou totalitarisme… et d’ailleurs c’est ce que l’on peut reprocher à l’Arabie Saoudite, fief du salafisme wahabite soutenu par Trump et Netanyahu… ça les arrange, parce que cela valide leur théorie du choc des civilisations, et justifie leur interventionnisme militaire… Mais il sont dans un rapport manichéen et essentialisant, où l’Autre n’est réduit qu’à une seule définition, comme si tous les français pouvaient se réduire à Jean Gabin portant le béret et la baguette de chez le boulanger du coin… vous ne réalisez pas, mais c’est cette vision complètement fausse qui ridiculise vos propos… Voyagez et regardez le monde dans sa diversité, sortez de votre ghetto identitaire… et cessez, pour reprendre Spinoza, avec vos passions tristes, votre vision éculée du monde, qui en dit plus sur vous-même que sur les autres… allez voir un psy, ça sera mieux pour vous. Cordialement.

  18. Zarathoustra, hormis le pseudo en clin d’œil à Nietzsche même si apparemment vous n’avez rien compris à Nietzsche, votre argumentaire d’identitaire borné illustre bien le propos de cet article, à savoir que vos amis les salafistes djihadistes français qui sont partis en guerre en Syrie sont bien les idiots utiles des partisans d’une France interventionniste.
    De plus, votre argument fallacieux à propos des chinois et des japonais, eux au moins n’ont colonisé personne, et si aujourd’hui en Angleterre ou en France il y a une immigration, n’oubliez pas qu’il y a un passé colonial, et une continuité notamment avec la Françafrique et le rôle des anglais et des américains au Moyen Orient.
    Sinon, votre image d’Épinal du Paris de l’époque de Bourvil ou de Gabin, c’est oublier le quartier de Barbès, et les ouvriers des usines de Renault, et ceux qui ont aidé à reconstruire la France, et qui font la France aujourd’hui… que cela vous plaise ou non.
    Sinon évitez de nous faire croire qu’avec le Front National ça sera mieux, on sait de quoi il en retourne. L’histoire nous l’a montré.
    Et enfin l’auteur a raison de souligner que les musulmans ne sont pas tous des islamistes, et encore moins des terroristes, mais bien des citoyens français. Et que le terrorisme fait plus de mal dans le monde musulman, qui est touché par cette instabilité et le chaos engendré par l’interventionnisme militaire des grandes puissances.
    Je pense qu’au lieu d’avoir la nostalgie d’une France blanche, puisque vous citez le PIR d’Houria Boultedja, posez-vous plutôt la question, est-ce que votre vision conservatrice ou idéalisée n’est pas de la foutaise, surtout quand on connaît l’Histoire de l’Humanité et les brassages de populations et des cultures.
    Au contraire, la France est assez forte pour accueillir et laisser exprimer toutes les richesses culturelles, et les apports des identités de tout un chacun.
    Cordialement.

  19. Vous faites abstraction visiblement de certains phénomènes qui font obstacle à ce fameux vivre ensemble que l’on nous ressert systématiquement pour justement les masquer. al-Qaïda comme l’EI nous ont pourtant dit une chose très claire qui devrait tempérer si ce n’est ruiner votre enthousiasme candide : il existe d’autres valeurs que celles de l’Occident qui ne se veulent pas universalistes mais universelles quitte à s’imposer par la force. Permettez moi de ne pas me ranger immédiatement à cet avis. Par ailleurs, cet appel à combattre l’Occident a été entendu notamment en France et a conduit des français, devenus ennemis de la France et de l’Occident, à perpétrer des attentats sur notre sol et à partir faire la guerre en Syrie. Moi je dis que ceux là ainsi que les islamistes ont leur façon de voir le vivre ensemble qui me convient encore moins que l’extrême droite. Au moins l’extrême droite parle de la France et pas d’une culture qui m’est totalement étrangère et qui ne m’a d’ailleurs jamais intéressé. Vous avez aussi oublié ceux comme le PIR qui promeuvent le racisme anti blanc contre le racisme blanc. Pas bon signe non plus pour votre vivre ensemble dans un pays à majorité blanche.

    Par ailleurs, pourquoi vouloir à tous crins que la France ressemble aux Etats Unis en étant “multiculturelle” ? La France a une culture. Elle n’a pas besoin d’en avoir 2, 3 ou 10. Et lesquelles d’ailleurs ? On n’aime pas la France en France et à l’étranger parce qu’elle est multiculturelle mais parce qu’elle a sa culture en propre. On vient en France et parfois de loin pour visiter Paris et ses monuments typiquement français, une façon de vivre à la française et pas comme aux Etats Unis, par exemple à New York, pour visiter ses quartiers italien, chinois, irlandais, noir, … Pourquoi la France devrait elle être une reproduction en miniature du monde ? Quelle tristesse de vouloir tout uniformiser quand on sait en plus que certains pays ne se prêteront jamais à un exercice aussi arbitraire. Vous pensez que la Chine ou le Japon ont pour ambition d’être “multiculturels” ? Vous pensez que le multiculturalisme est l’horizon de l’humanité ? Et pourquoi donc ? Le monde est pluri culturel, il y a des échanges entre les cultures sur la base du volontariat et c’est très bien. Pas besoin d’essayer de les mélanger. D’ailleurs fondamentalement le multiculturalisme ne marche pas sur le long terme. Aux Etats Unis, il se traduit par des communautés qui ont vite fait de tourner aux ghettos et les frictions entre elles sont récurrentes. L’élection de Trump n’est pas un hasard. Pas plus que la montée des populismes en Europe qui existe même dans les pays qui n’ont aucune crise économique. Il n’y a donc pas le choix. Il va falloir suivre le sens de l’histoire. Il s’agit d’un retour au protectionnisme non seulement économique mais aussi culturel. La logique identitaire et nationaliste prévaut partout le monde. Je ne vois pas comment la France ne ferait pas de même. Ca a d’ailleurs été l’erreur de l’Europe de ne pas se protéger et les européens le lui reprochent. Il est temps que ça cesse.

    Bref ces histoires de vivre ensemble et de multiculturalisme c’est surtout de la méthode Coué qui apparait au moment justement où on a un problème de vivre ensemble à cause de problématiques inter culturels. En définitive, ces notions ne révèlent pas la solution mais le problème.

  20. Je ne peux que confirmer. Excellent! Il y a tellement de choses à dire qu’effectivement, un article ne suffit pas.

Publicité

Al-Amâna

Gaza : quatre palestiniens tués par l’armée israélienne