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Tunisie : le parti Ennahdha condamne fermement l’attaque des locaux de Nessma TV

Alors que la Tunisie de l’après-Ben Ali s’apprête à inaugurer une nouvelle ère électorale, sous le sceau de la démocratie, un groupe de tendance salafiste, selon le ministère de l’Intérieur Tunisien, a tenté, dimanche, de prendre d’assaut deux établissements de la chaîne de télévision privée Nessma TV à Tunis, en signe de protestation contre la diffusion, vendredi, du film d’animation franco-iranien ‘‘Persepolis’’ mettant en scène une jeune fille iranienne sous Khomeiny, qui avait emballé la Croisette lors de l’édition 2007 du Festival de Cannes et reçu les prestigieuses palmes du prix du Jury.

« Deux établissements de la chaîne de télévision Nessma TV ont failli être assaillis et agressé par un groupe de barbus et de femmes portant le niqab, dont certains se sont armés de gourdins et d’armes blanches », a précisé la chaîne de télévision ciblée dans un communiqué rendu public dimanche.

Un recours à la violence préjudiciable à l’unité nationale qui a été maîtrisé et repoussé à temps par la police, à coups de bombes lacrymogènes, et qui est aujourd’hui unanimement condamné.

Du gouvernement, au personnel de la chaîne, en passant par les responsables du parti Ennahdha, tous s’insurgent contre une agression inacceptable, considérée comme une « attaque violente » par le personnel de la chaîne, et intervenant après une série « d’attaques intenses » et de « critiques virulentes » sur Facebook comme l’a déploré Nabil Karoui, directeur de la chaîne.

Alors que des dizaines d’interpellations ont eu lieu, Samir Dilou, membre du bureau politique d’Ennahdha, a blâmé cette démonstration de force dans un entretien à Kapitalis : « Nous sommes contre tout type de violence. Nous condamnons cet acte et le pays n’a pas besoin de perturbations surtout en ce moment de campagne électorale. Si les gens ne sont pas d’accord sur quelque chose, ils peuvent aller protester dans les réunions politiques. Mais pas en se rassemblant devant les chaînes de télévision. Ceci pourrait mener à ne plus se maîtriser et à se comporter violemment. Nous n’avons pas besoin de ceci pour avancer », a déclaré ce dernier.

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