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Tunisie: Karoui aurait bien signé un contrat avec un lobbyiste israëlo-canadien

Qualifié pour le second tour des élections présidentielles, tout en étant en prison et poursuivi pour blanchiment d’argent et fraude fiscale, Nabil Karoui doit faire face à de nouvelles révélations sur l’affaire du « Lobbygate ».  Selon La Presse de Tunisie quotidien d’informations générales, “la révélation du contrat de lobbying (un document publié dans le site officiel du Département de justice des États-Unis, sous le chapiteau du « Foreign Agents Registration Act ») reliant le candidat au deuxième tour de la présidentielle tunisienne, Nabil Karoui, à la firme « Dickens & Madson Canada Inc. » de l’ex-agent de la direction du renseignement militaire israélien, AMAN, Ari Ben-Menashe. Alors que Salwa Smaoui, épouse de Nabil Karoui, a démenti, catégoriquement, l’existence d’un tel contrat sur le plateau de « Tounes al-Yaoum » (La Tunisie d’aujourd’hui) de la chaîne télévisée privée El Hiwar Ettounsi, le très sérieux journal canadien anglophone, « The Globe and Mail » a publié un article (accessible seulement aux abonnés payants du journal) affirmant des liens directs entre le magnat des médias et son entourage familial avec le lobbyiste israélo-canadien.”

Toujours selon la Presse de Tunisie qui s’appuie sur l’article “The Globe and Mail ” : En ce qui concerne le fameux contrat de quatre pages, rendu public le 26 septembre 2019, d’après l’entretien téléphonique accordé aux journalistes du journal « The Globe and Mail », M. Ben-Menashe affirme que « Dickens & Madson a bien reçu la somme de 250.000 dollars américains (…), dont 150.000 provenant d’un transfert de l’épouse de M. Karoui, Salwa à partir d’un compte bancaire à Dubaï ».

Enfin d’après M. Ben-Menashe, « durant la soirée, M. Nabil Kroui était très ému en raison du prochain anniversaire de la mort de son fils [dans un accident de voiture]. Il voulait transformer Tunis en centre de la paix. Il voulait nous engager, pas seulement pour les élections, mais pour qu’on amène les partis libyens (à la table des négociations) à Tunis sous la supervision du président [russe] [Vladimir] Poutine. Il croyait que c’était sa vocation. ».

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