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Selon un ex-djihadiste belge, James Foley était devenu musulman au cours de sa détention

Info ou intox ? Le défunt James Foley, le premier otage américain à avoir été châtié par les bourreaux de l’EI ou Daesh, le nouvel acronyme arabe désormais couramment usité pour signifier l'État islamique en Irak et au Levant (EEIL), se serait converti à l’islam au cours de sa détention.

Cette révélation détonante qui ne manque pas de laisser pantois, et surtout très dubitatif quant à la liberté de choix dont disposait un prisonnier par dėfinition privé de liberté, et a fortiori que ses tortionnaires tenaient à leur merci, émane d’un jeune belge de 19 ans, converti à l’islam radical et parti guerroyer en Syrie, avant d’être interpellé en octobre 2013 à son retour au bercail.

Ce dernier, qui affirme avoir été séquestré par l’EI, en août 2013, et jeté en prison dans la région d'Alep, au motif d'espionnage, en même temps que les deux journalistes James Foley et son confrère britannique, John Cantlie, lui aussi prétendument converti, a d’ailleurs fait part de ses doutes aux enquêteurs qui l’interrogeaient, suspectant deux conversions sous la contrainte et non librement consenties.

En substance, voici ce que l’ex-djihadiste belge a déclaré à la police de son pays :

"Foley et Cantlie ont été enlevés par le Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaïda dans le pays, à la sortie d'un café internet", a-t-il précisé. Selon ses dires, les deux hommes ont été déplacés à plusieurs reprises et "torturés" par les membres d'Al-Nosra, "recevant à peine à manger", avant d’être livrés à l’EI.

Alors qu’ils étaient aux mains de l'EI depuis "environ deux semaines", ils lui auraient confié leur conversion respective à l'islam. "Ils m'ont raconté qu'ils n'avaient pas toujours mené une vie exemplaire. Que par exemple ils n'avaient pas montré assez de respect envers leur mère. Qu'ils s'en sont rendus compte grâce à leur conversion", assure le jeune belge, tout en soulignant qu’il avait dû se plier à l’exercice de la Dawa, sur ordre de ses geôliers, afin de convaincre ses deux compagnons de détention anglo-saxons de devenir musulmans. Ce qui, si les aveux de ce dernier ont un fond de vérité, en dirait long sur le scepticisme de l’EI quant à la véracité et la sincérité de la conversion des deux reporters.

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