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Meyer Habib, ancien député français, en rabatteur électoral pour son pote bibi le génocidaire

« Ces élections, c’est ou Bibi ou Tibi ». Aux côtés du génocidaire  Benjamin Netanyahou, Meyer Habib déroule un discours de campagne où le chantage à la catastrophe tient lieu d’argument. Dans l’extrait retranscrit, il exhorte les Français d’Israël à voter pour le dirigeant israélien et martèle : « Ne perdez pas vos voix avec des petits partis. » C’est un chantage politique grossier : hors Netanyahou, point de salut. « Si Benjamin Netanyahou n’est pas élu, c’est un drame pour l’avenir de ce pays », affirme-t-il. Transformer une éventuelle défaite électorale en catastrophe nationale.

Et quel homme : Netanyahou est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Une commission d’enquête indépendante mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a également conclu qu’Israël avait commis un génocide à Gaza et mis en cause Netanyahou pour incitation au génocide. Voilà le dirigeant pour lequel Meyer Habib bat campagne avec une telle ferveur. Pour achever de convaincre, Habib brandit Donald Trump,  complice du génocide à Gaza, dont il invoque le soutien à Netanyahou comme un argument d’autorité. Une bénédiction américaine en guise de programme politique.

Et cet olibrius a siégé à l’Assemblée nationale française. Élu pour la première fois en 2013, Meyer Habib a exercé plusieurs mandats de député des Français établis hors de France, le dernier ayant pris fin en juin 2024.

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