in

Selon The Telegraph, l’Arabie saoudite assouplit sa position sur l’alcool, un mouvement déjà largement observé dans de nombreux pays musulmans

Dans un article publié par The Telegraph, l’un des principaux quotidiens d’information britanniques, le journal révèle que l’Arabie saoudite s’apprête à ouvrir deux points de vente d’alcool destinés aux étrangers non musulmans, dont un au sein d’Aramco à Dhahran. Selon le quotidien, il s’agit d’une évolution prudente dans un pays longtemps considéré comme le plus strict du monde en matière de prohibition. The Telegraph affirme que cette ouverture limitée n’est pas une exception dans le monde musulman, mais plutôt une illustration d’une réalité bien plus nuancée : dans de nombreux pays musulmans, l’alcool reste accessible malgré l’interdit religieux. Le journal souligne que des pratiques informelles, des tolérances locales et des héritages historiques ont maintenu une consommation persistante.

Selon The Telegraph, au Pakistan, l’interdiction imposée dans les années 1970 n’a pas empêché un marché parallèle florissant. La brasserie Murree continue de produire légalement pour les minorités non musulmanes, mais approvisionne aussi une demande clandestine importante, notamment dans les grandes villes comme Karachi. Dans le cas de l’Iran, The Telegraph rapporte que la prohibition totale n’empêche ni la contrebande ni la production artisanale. Le journal souligne que malgré les sanctions sévères, vin et whisky circulent largement, alimentés par des réseaux transfrontaliers et une tradition domestique de vinification encore vivante.

Au Maghreb, la situation est également complexe. Selon The Telegraph, le Maroc maintient une industrie viticole active et une distribution contrôlée dans les grandes villes. La Tunisie autorise la vente d’alcool dans les zones touristiques, tandis qu’en Algérie, la production locale se poursuit malgré des débats réguliers autour de sa légitimité. En Turquie, The Telegraph rappelle que la tradition laïque du pays a longtemps permis une consommation libre, incarnée notamment par le raki. Le journal note cependant un durcissement récent, marqué par une hausse des taxes et des restrictions croissantes, sans pour autant réduire significativement la demande.

Publicité
Publicité
Publicité

Selon le quotidien britannique, les États d’Asie centrale – Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizstan – présentent un autre modèle : la consommation d’alcool y reste élevée, héritage de l’époque soviétique, malgré la réaffirmation progressive de leur identité musulmane. Enfin, The Telegraph cite le Liban comme exemple d’un pays où la production d’alcool – vin et arak – demeure profondément ancrée dans la culture et l’économie locales, portée par une tradition ancienne et un secteur viticole toujours actif.

Ainsi, conclut The Telegraph, l’assouplissement observé en Arabie saoudite n’a rien d’une rupture. Il s’inscrit dans une continuité régionale où, malgré les interdits formels, l’alcool n’a jamais totalement disparu du monde musulman, trouvant toujours les voies pour circuler, légalement ou clandestinement.

Publicité
Publicité
Publicité

Laisser un commentaire

GIPHY App Key not set. Please check settings

    Chargement…

    0

    Piers Morgan et Tucker Carlson rejettent l’islamophobie et étrillent Tommy Robinson

    Haute-Loire : des exemplaires du Coran déchirés dans une mosquée, le CFCM dénonce une “profanation odieuse”