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Quand la presse américaine descend en flèche la France et la loi contre le voile intégral

Si naguère, le « labourage et le pâturage étaient les deux mamelles de la France », les pôles d’excellence français se sont quelque peu diversifiés sous la régence de l’émotionnel à outrance façon Sarkozy. Précurseur d’une loi qui fait de lui un camp retranché du sectarisme européen, le pays des Lumières a trouvé sa nouvelle spécificité : s’illustrer dans un autoritarisme qui ternit un peu plus son lustre sans éclat…

La France des artifices politiciens pervers, qui prône le mieux vivre-ensemble en ensemençant le terreau fertile de l’islamophobie, la France du légiférer à tout prix, de la dérive nationaliste, la France, terre des fantasmes anti-musulmans qui s’illusionne en croyant que le monde tourne autour d’elle, cette France-là n’est plus très bankable à l’étranger, et notamment Outre-Atlantique, qui oscille entre consternation et indignation.

Comme le relate l’article d’Alain Franchin paru dans Le Monde, la une du très sérieux International Herald Tribune de mardi dernier était particulièrement révélatrice de la stupéfaction américaine vis-à-vis du virage français, à droite toute ! Une photo était mise en exergue : celle d’une femme en niqab interpellée par la police sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, lors de la manifestation du 11 avril.

Après les témoignages de policiers, refroidis par une loi jugée « inapplicable », représentant une « source de problèmes plus qu’autre chose », l’International Herald Tribune a mis en lumière l’abîme qui sépare aujourd’hui la France des Etats-Unis sur la conception de la vie en société. Inconcevable dans la rue américaine, la traque du long voile enveloppant dans l’espace public hexagonal dépasse l’entendement libéral anglo-saxon, où la dignité de la femme n’est pas encore dictée et décrétée par des élites bien-pensantes, et surtout mues par la défense de la même cause…

Bienheureuse Amérique, où la liberté inaliénable de choisir ses atours et d’afficher ses convictions religieuses, ostensiblement ou non, est précieusement préservée. Le New-York Times enfonçait le clou dès le lendemain, à travers une salve de critiques qui a habillé pour l’hiver la loi jugée « rétrograde », qui ne « servira qu’à encourager les agressions contre les musulmans ».

Si on peut conjecturer sans se tromper que les nouvelles spécifités françaises seront inexportables aux USA, la honte d’être français franchira, elle, bien les frontières, mais à la manière d’un boulet qui se traînera péniblement et lamentablement…

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