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Quand Frédéric Haziza s’emploie à faire passer Pascal Boniface pour ce qu’il n’est pas : un “antisémite”

Jeter l’opprobre sur Pascal Boniface, le directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) et surtout empêcheur de tyranniser intellectuellement la France en rond, voilà la nouvelle mission toxique dont s’est auto-investi Frédéric Haziza, le très partisan journaliste de Radio J et de la chaîne LPC, faisant feu de tout bois pour le rendre infréquentable sous l’étiquette d’ « antisémite », ou comment marquer au fer rouge un géopolitologue qui ne va pas dans le sens du vent, ni ne hurle avec les loups… Autrement dit, un sacré trublion doublé d’un ovni dans le Landerneau médiatique !  

Au micro de Radio J où il sévit dans le cadre du Forum du même nom, Frédéric Haziza a poussé son invité du 21 juin dernier, le socialiste Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, à qualifier publiquement « d’antisémite » l’analyse de Pascal Boniface sur la « dérive de Dieudonné ». Une analyse étayée dans son dernier ouvrage que l’un des « Pompiers pyromanes »  les plus incendiaires du PAF a dû certainement trouver un peu trop pamphlétaire à son goût.

Soumis à la question par le nouveau grand Inquisiteur des ondes, résolu à clouer au pilori son ennemi juré, Jean-Marie Le Guen a fini, après quelques balbutiements et de timides efforts pour dédouaner Pascal Boniface de toute faute, par se ranger à l’avis d’Haziza, s’alignant ainsi sur la doxa dominante qui, plus que jamais, bâillonne toute critique de la politique colonialiste d’Israël et livre à la vindicte ceux qui ont l’audace de les émettre.

Retranscription de leurs échanges édifiants :

Frédéric Haziza : Diriez-vous comme certains, et je cite, que « la dérive antisémite de Dieudonné est le fruit conjoint– je cite des propos précis –de l’interdiction professionnelle décrétée par BHL et les instances communautaires et du soutien empoisonnée de Soral. »

Jean-Marie Le Guen: «Oui, ça c’est le propre finalement des antisémites : c’est que les juifs sont responsables de tout, y compris de l’antisémitisme.»

FH : « C’est le propre des antisémites ? »

JMLG : « Ah oui, c’est un propos, me semble-t-il, antisémite que de dire que les juifs sont responsables de l’antisémitisme. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas des attitudes ici ou là de telle ou telle personne de la communauté juive, enfin ou qu’on peut rattacher à cette idée dite de la communauté juive, qui sont totalement incomprises, provocatrices, etc. Je veux dire quand on voit …mais ce n’est pas parce qu’on voit une personne d’origine musulmane qui fait des choses ou qui tient des propos… »

FH : « … qu’on doit devenir antimusulman. »

JMLG : « Voilà. »

FH : « Est-ce que vous savez qui a écrit ça? »

JMLG :« Non »

FH : Bah je vais vous le dire, c’est Pascal Boniface., directeur de l’IRIS. Dans son dernier livre « Les pompiers pyromanes » sous-titré « Ces experts qui alimentent l’antisémitisme et l’islamophobie » Et je vais préciser, je vais vous citer in extenso ses propos. Il dit : «On peut dire que la dérive antisémite de Dieudonné est le fruit conjoint de l’interdiction professionnelle, décrétée par BHL et les instances communautaires, et du soutien empoisonné de Soral » et je prolonge « Les ennemis de Dieudonné allaient triompher lorsque ce dernier franchit les limites de l’antisémitisme. Ils pouvaient dire qu’ils avaient raison depuis le départ. C’est pourtant leur politique de bannis­sement qui avait contribué à la dérive de Dieudonné. Celui-ci n’était pas antisémite, il l’est devenu.» Est-ce qu’en parlant ainsi, justement, Pascal Boniface n’alimente pas l’antisémitisme ?»

JMLG : « Euh….Je pense que ses propos sont faux, sont dangereux. Euh… je pense….moi, je ne veux pas penser que Pascal Boniface, que je connais comme beaucoup de gens hein, soit un antisémite. Je pense qu’il se laisse entrainer trop loin dans des polémiques et dans des règlements de compte qui …euh… Je ne voudrais pas qu’il lui arrive ce processus mécanique qu’il semble dénoncer pour Dieudonné. »

FH : « Parce qu’on a l’impression que quand il parle de Dieudonné, il parle de lui ? »

JMLG : « Bah c’est un peu ce que je suggérais, donc, comme ce n’est pas du tout ce qu’il est, du moins ce que je crois …euh… je pense qu’il faut qu’il reprenne conscience que ses positions très critiques sur l’État d’Israël sont tout à fait dans le droit de son action intellectuelle, politique, etc. Mais qu’il ne faut pas essayer de globaliser une pensée, en l’occurrence ça l’amène à dire des phrases qui sont pour le moins maladroites.»

FH: « Il est directeur de l’IRIS, un institut de géopolitique qui est financé notamment par des subventions de l’Etat, de ministères, plusieurs centaines de milliers d’euros. Est-ce qu’il peut continuer à faire de telles déclarations, à se livrer à de tels amalgames, et continuer à diriger l’IRIS ? »

JMLG : « Je viens de vous dire en l’occurrence qu’il ne me semblait pas qu’il tenait des propos qui était…je suis en désaccord avec ses propos et je les trouve dangereux…Néanmoins, il ne me semble pas ressortir de la loi. Ils ne sont pas contraires à la loi. Donc voilà. Est-ce que son institut se sent, est engagé par les propos qu’il tient ? Tout ça c’est à lui de préciser toutes ces questions-là. »

FH : « C’est une question à poser. Est-ce que l’Etat, est-ce que le gouvernement… »

JMLG : « Je pense que ces polémiques sont vraiment dangereuses, voilà. Et qu’il faut savoir arrêter les jeux dangereux. »

FH : « Les polémiques de sa part ? »

JMLG : « Oui, je pense qu’il faut savoir arrêter des jeux dangereux. »

A voir ou à revoir absolument, l'intervention de Pascal Boniface dans l'Esprit d'Actu


 

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