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Pour Amnesty International France : “plusieurs violations d’Israël peuvent s’apparenter à des crimes de guerre”

Avec un art consommé de la désinformation pernicieuse, nul doute qu’Israël persistera à nier toute responsabilité ou préméditation dans l’horreur du bain de sang perpétré dans la bande de Gaza, et entonnera une fois encore, une fois de trop, sa lente complainte de la victimisation avec un cynisme qui fait froid dans le dos.

Une complainte entêtante qui heurte les oreilles d’un nombre croissant de responsables d’ONG et tue une seconde fois les soixante vies palestiniennes fauchées par les tirs à balles réelles d’une armée israélienne sans moralité, tant elle travestit la vérité : celle du martyre infligé au peuple opprimé par un Etat oppresseur que plus rien n’arrête pour parachever ses funestes desseins.

Interviewé par Oumma la semaine dernière, le journaliste et historien Dominique Vidal condamnait vigoureusement un « massacre sans précédent » commis par le gouvernement ultra-sioniste de Netanyahou, en pleine radicalisation. Emportée par un grisant « vertige de puissance », l’extrême droite israélienne au pouvoir, qui avait déjà les coudées franches pour agir en toute impunité, donne désormais libre cours à une démesure institutionnalisée meurtrière.

Les mots étaient lâchés et ce n’est pas Francis Perrin, vice-président d’Amnesty International France, qui les démentira ou en atténuera la portée. « Très clairement, il y a eu une nouvelle fois un usage excessif de la force de la part de l’armée israélienne à qui l’on donne des ordres illégaux consistant à tirer sur des manifestants qui sont non-armés », a-t-il dénoncé sur Franceinfo.

« Cette assimilation [de Benyamin Netanyahou qui assimile chaque manifestant à un représentant du Hamas considérée comme une organisation terroriste par Israël] permet aux autorités israéliennes de se dédouaner complètement de toutes les graves violations des droits humains commises ce lundi et depuis des semaines », s’est-il insurgé, en insistant sur le fait que « plusieurs de ces violations peuvent probablement s’apparenter à des crimes de guerre au regard des conventions de Genève »

Et d’enfoncer le clou : « Le droit international est très clair, il y a le concept de légitime défense On ne peut utiliser des armes de guerre et des balles réelles pour tirer sur des personnes, que s’il y a une menace directe et imminente pour les policiers et militaires impliqués ou en vue de protéger d’autres personnes. Lorsque des personnes sont à plusieurs centaines de mètres d’une frontière, ce n’est pas une menace imminente. Lorsque des personnes agitent des drapeaux palestiniens et qu’on leur tire dessus, ce n’est pas une menace imminente. Lorsque des personnes s’éloignent en courant et qu’on leur tire dans le dos, ce n’est pas une menace imminente. Donc clairement, il y a une nouvelle fois de la part d’Israël violation des normes internationales les plus élémentaires ».

A voir ou à revoir: la dénonciation puissante et étayée de Dominique Vidal, lequel s’alarme du “tournant historique” dans ce que l’on appelle communément le conflit israélo-palestinien et qu’il serait plus juste de désigner comme le combat tragiquement disproportionné du pot de terre contre le pot de fer.

Dominique Vidal: « Israël a commis un massacre sans précédent dans la bande de Gaza »

Dominique Vidal: « Israël a commis un massacre sans précédent dans la bande de Gaza »Devant la caméra d’Oumma, le journaliste et historien Dominique Vidal dénonce avec force le « massacre sans précédent » perpétré par l’armée israélienne d’occupation dans la bande de Gaza.

Publiée par Oumma.com sur jeudi 17 mai 2018

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