in ,

New York : un petit musulman forcé de regarder ses camarades en train de manger lors du Ramadan. Une cruelle punition scolaire !

Le 14 mai dernier, à New York, la cantine scolaire de l’école primaire Bay Ridge Elementary School for the Arts n’exhalait pas que de bonnes odeurs de cuisine… Il y flottait comme un parfum nauséabond d’islamophobie qui ne dit pas son nom, lorsqu’une punition cruelle et totalement injustifiée a été infligée à un petit garçon musulman qui observait le jeûne du Ramadan.

Comble de l’odieux, c’est à une aide-cantinière ayant allègrement outrepassé ses fonctions que le malheureux écolier de 9 ans, accusé à tort de s’être moquée d’elle, doit d’avoir subi un traitement inhumain : il a été forcé de s’asseoir dans le réfectoire, à l’écart de tous, et de regarder ses petits camarades en train de manger.

Des camarades de classe qui, avec leurs propres mots, se diront unanimement choqués par la scène, décrivant le garçonnet comme isolé, effrayé, subissant sans comprendre, tremblant, avant de s’effondrer en pleurs.

Publicité
Publicité
Publicité
L’école primaire Bay Ridge Elementary School for the Arts

Aveuglée par les œillères de ses préjugés, l’employée de la cafétéria s’est non seulement muée en bourreau d’enfant, et pas de n’importe lequel, mais a en plus transgressé le règlement interne qui autorise les élèves musulmans à rester dans une autre pièce au moment du déjeuner, et ce, tout au long du mois sacré.

Six mois après ce grave incident, vécu comme une terrible injustice par le petit garçon et sa mère, Zaman Mashrah, mais aussi dénoncé comme tel par l’ensemble des enfants scolarisés dans l’établissement, et face au silence assourdissant dans lequel s’est murée la direction, deux plaintes pour « discrimination » ont été déposées sur les conseils avisés de l’influent Conseil sur les relations américano-islamiques (CAIR).

Publicité
Publicité
Publicité

« J’avais confiance dans cette école qui fait la part belle à l’enseignement artistique. J’étais persuadée que mon fils y serait traité avec respect et dignité. Et au lieu de cela, il a été intimidé, humilié et puni avec cruauté et sadisme en raison de son appartenance religieuse. L’employée est, elle, restée impunie à ce jour, et la direction ne dit mot, refuse de nous rencontrer, moi et mon fils, refuse de voir les traces que cette humiliation a laissées », s’est indignée Zaman Mashrah, qui devient livide à chaque fois qu’elle relate les faits. Elle a depuis retiré son enfant de l’école.

« Ce que s’est autorisée à faire cette employée de cantine scolaire est intolérable ! Tous les camarades de classe de l’enfant, âgés entre 8 et 9 ans, ont immédiatement reconnu que son acte était cruel et de surcroît sans fondement aucun », a déclaré Ahmed Mohamed, directeur du contentieux au sein du CAIR. Ce dernier a précisé que la première plainte, déposée auprès du Bureau de l’égalité des chances et de la gestion de la diversité du ministère de l’Éducation (DOE), étant restée lettre morte, il a été décidé de saisir la Commission des droits de l’Homme pour se retourner contre le DOE.

« Il aura fallu plus de 177 jours au DOE pour reconnaître qu’un incident d’une extrême gravité s’était produit au sein de la Bay Ridge Elementary School for the Arts », a-t-il constaté avec amertume, tout en fustigeant l’indifférence teintée de mépris avec laquelle ce dossier est traité.

Alors que son petit garçon reste profondément marqué par une punition mortifiante, aux forts relents islamophobes, Zaman Mashrah tente de surmonter sa douleur de mère pour que justice lui soit rendue. « Pour l’instant, la seule personne qui est protégée, c’est la femme qui a intimidé, terrifié et maltraité un petit garçon de 9 ans, impressionnable, impuissant et innocent. Et que fait-on de la souffrance de mon enfant ? », déplore-t-elle vivement, en observant avec anxiété que l’islamophobie institutionnelle n’est pas une chimère dans l’Amérique de Trump…

Commentaires

Laissez un commentaire

Laisser un commentaire

Chargement…

0

Françaises et musulmanes : conversation entre Sofia qui porte un foulard et Faïza qui n’en porte pas.

Pour la première fois, un organe de l’ONU demande à Israël d’amender ou d’annuler sa Loi Etat-Nation des Juifs