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Nadiya Hussain, la star britannique voilée de la pâtisserie, à la tête de sa propre émission “Les chroniques de Nadiya”

Véritable cordon bleu dont le charisme naturel a crevé l’écran de la BBC en 2015, lui attirant dès lors la sympathie du public, Nadiya Hussain, la reine des saveurs sucrées consacrée « meilleure pâtissière » du royaume de sa Gracieuse Majesté, croule sous les honneurs, chacun se disputant sa présence rayonnante et son art de régaler les palais, de Buckingham Palace à la sphère télévisuelle.

Alors que sa popularité est au zénith, cette mère comblée de trois enfants, originaire du Bangladesh, savoure chaque instant de son existence qui a été entièrement chamboulée par sa notoriété fulgurante, avec une délectation d’autant plus intense qu’elle a réussi à s’imposer sous son voile, jusqu’à devenir l’icône radieuse du multiculturalisme britannique.

Encore sous le coup de l'émotion à l’évocation de sa préparation minutieuse du plus moelleux des cakes au zeste d’orange confectionné, à la demande de la Reine Elisabeth II, pour son 90e anniversaire en avril dernier, la star de la pâtisserie vient de s'illustrer dans un autre registre, espérant faire les heures dépaysantes et enrichissantes de la petite lucarne cathodique.

Principale protagoniste de sa propre émission éponyme « Les chroniques de Nadiya », Nadiya Hussain a souhaité entraîner les téléspectateurs dans un voyage en immersion au Bangladesh, à la rencontre de sa famille, désireuse de lever le voile sur la culture qui l’imprègne, elle qui vit à la croisée de deux mondes, mais aussi de démystifier l’islam aux yeux de tous.

  

Critique sur certaines traditions ancestrales, en particulier le mariage, tout en louant les qualités humaines et l’hospitalité des Bengalis, apparaissant heureuse d’offrir de délicieux bonbons faits maison à ses proches et ses voisins, elle se confie également à cœur ouvert devant la caméra, notamment sur son choix personnel de revêtir le hijab, déplorant les contre-vérités et autres amalgames qui noircissent l’image de l’islam, du voile et de celles qui l’arborent.  

Bien mal inspiré(e) celui ou celle qui s’autoriserait à dire à Nadiya Hussain qu’elle s’est voilée pour complaire à son mari, ou pire encore que le hijab est le symbole de l’oppression masculine, car elle se départirait alors de son beau sourire pour répliquer de manière cinglante !

Après avoir réussi à apprivoiser son trac paralysant lors de l’émission de la BBC qui a été un prodigieux tremplin, au-delà de ses plus folles espérances, la plus célèbre femme en hijab de Grande-Bretagne est de nouveau en proie à une grande fébrilité à l’approche de la diffusion de son premier documentaire du genre, conçu pour un très large public dont elle a définitivement conquis le cœur.

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