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Michigan : le voile s’expose et coiffe toutes les femmes, de toutes confessions et origines

Toutes unies sous un voile universel qui a traversé le temps, les cultes et les cultures, la première exposition dédiée à ce couvre-chef féminin et à ses valeurs communes, savamment ignorées et jetées dans les oubliettes de l’histoire, a rencontré un vif succès à Dearborn, dans le Michigan.

Désuet pour les unes et indémodable pour les autres, le voile est aujourd’hui un accessoire vestimentaire très connoté en Occident, au mieux jugé comme le signe visible d’une d’allégeance et soumission, au pire comme la marque ostensible d’une revendication.

Point de cela dans l’enceinte de l’Université de Dearborn, où seules les idées reçues pernicieuses n’étaient pas les bienvenues le 17 novembre dernier, alors que des foulards colorés, stylisés, et aux multiples influences coiffaient bien des têtes, de toutes confessions et origines, chassant les mauvais esprits et illuminant les regards.

"Le but suprême de cette expo, interreligieuse, interculturelle et interraciale, c’est de rassembler les femmes de différentes cultures, d’aimer cet autre, cette congénère, qui est différente de nous et si proche en même temps", a déclaré l’organisatrice de l’évènement, Zarinah El-Amin Naeem, dont le père est imam, tout en se félicitant de l’accueil enthousiaste réservé à cette première opération du genre, plus de 500 visiteuses, musulmanes, chrétiennes, juives, africaines, japonaises, indonésiennes, noires et blanches, s’étant pressées pour dissimuler leur chevelure.

"Qu’on l’appelle foulard ou voile, ou encore hijab pour les musulmans, ce couvre-chef a été aussi bien porté dans le christianisme que dans le judaïsme, et fut le symbole à la fois de la modestie, de la pudeur et de la noblesse", a-t-elle ajouté, en soulignant que le port d’un couvre-chef est toujours d’usage dans les monarchies, perpétuant ainsi une tradition millénaire : "Quand vous regardez les reines et les rois d’aujourd’hui,  vous voyez bien qu'ils ont quelque chose sur la tête."

Conjuguant pudeur et raffinement, piété et élégance, l’expression de l’individualité et de l’esthétisme a rayonné sous les foulards exposés à Deaborn, séduisant nombre de femmes au fur et à mesure qu’ils tordent le cou aux sombres stéréotypes qui les habillent pour l’hiver…

Accompagnée de sa fille de 12 ans, une mère de famille musulmane n’aurait manqué pour rien au monde l'événement, ayant à cœur de montrer que le hijab n’est pas une aliénation et peut concilier de belles étoffes, une harmonie de tons qui embellissent la femme sans pour autant subir le diktat de la mode : "Je veux que ma fille comprenne que le hijab n'est pas un fardeau, mais au contraire une liberté et un plaisir, et n’est pas l’ennemi de l’esthétisme", a confié à la presse locale Angel Mechling, 34 ans, convertie à l’islam, en insistant sur la sérénité que lui procure le port du voile, grâce auquel seul l’essentiel transparaît : "sa personne".

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