Pour avoir dénoncé des trafics de dromadaires, de cigarettes, de haschich, et à présent de cocaïne, dans la région de M’hamid, le docteur Labbas Sbaï, citoyen marocain et suisse, a été condamné à six mois de prison.
Dans les années soixante-dix, quand les nomades du désert marocain ont vu s’évaporer en quelques mois dans les sables un lac de trente kilomètres sur vingt, ils ont compris que rien ne serait plus comme avant. « Gamin, je n’osais pas m’aventurer seul dans l’oasis d’Oum Lâalag, tant la végétation était dense et le sol, les arbres, grouillaient d’animaux », raconte Labbas Sbaï.
Ce chirurgien de 54 ans a exercé une dizaine d’années en Suisse, avant de revenir dans la région de M’hamid, dans la province de Zagora, au sud-est du Maroc. « Les nomades ont été confrontés non seulement à la sécheresse, mais aussi à la fermeture de la frontière toute proche avec l’Algérie », raconte le docteur Labbas Sbaï, marié à une Suissesse, et père de deux enfants.
Le chirurgien soutenu par ses proches durant sa grève de la faim




