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Louis Sarkozy attaque une policière à coups de billes et de tomates

Quinze ans, l’âge des bêtises, à moins que ce ne soit l’âge du dépit face à la déroute annoncée de son président de père, le petit Louis, devenu grand, a fait des siennes, jeudi, à l’Elysée. Il a bien changé celui qui, en 2004, prêtait son visage poupon à un clip à la gloire du nouveau chef suprême de l’UMP, Nicolas Sarkozy, lançant un « Bonne chance, mon papa » annonciateur de l’ère de la politique spectacle dictée par l’émotion.

A  quelques jours de la grand-messe dominicale de Villepinte, la démonstration de force Umpiste où les flonflons de la fête partisane retentiront, le plus jeune fils du chef de l’Etat a jeté des billes et des tomates sur une policière en faction devant le palais présidentiel. De mémoire d’Elysée, on avait jamais vu ça !

Ignorant d’où l’attaque surprise provenait, la policière, après avoir interrogé les gendarmes en poste à l’entrée de la forteresse du pouvoir, a finalement appris que l’auteur des jets n’était autre que Louis Sarkozy, qui jouait dans la cour avec un ami. Cette dernière ne s’est pas démontée et a consigné par écrit les faits dans un rapport administratif, mais n’ira pas jusqu’à porter plainte, trop politiquement incorrect, sans doute… Il faut dire que la mise en garde du directeur de cabinet du préfet, qui l’a appelée à « la plus grande réserve compte-tenu de la période électorale », et les excuses de Nicolas Sarkozy en personne, ont suffi à la faire revenir à de meilleurs sentiments, si tant est qu’elle ait eu assez de cran pour poursuivre le rejeton du président.

Pour Jean et Louis Sarkozy, les bien nés, les écarts de conduite ne sont que des enfantillages sans conséquence – l’un sur son scooter, l’autre à coups de billes et de tomates – , aussitôt faits, aussitôt absous, et très vite effacés. La même scène avec un jeune Rom dans l'insouciance de l'adolescence, et pris d’une envie furieuse de défier la même policière devant l’Elysée, aurait certainement fini les menottes aux poignets, en défrayant les gazettes, et peut-être même dans un de ces charters spéciaux qui sont une tache indélébile sur le drapeau tricolore.

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