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L’image d’Obama écornée dans les pays arabes

Quatre petites années auront suffi à faire s’évaporer dans l’air le mirage de l’Obamania, et à dissiper les prodigieux effets de l’état de grâce lié à l’illusion du renouveau, dont le discours du Caire fut un des points culminants.

Depuis, confrontée à l’exercice du pouvoir, l’image de Barack Obama n’a cessé de se ternir à la lumière de ses actes, notamment à l’étranger, et plus particulièrement dans le monde arabe.

C’est une étude réalisée, en mars dernier, par le très sérieux Pew Research Center qui renvoie au président américain le pâle reflet de ce qu’il incarne aujourd’hui aux yeux des populations de 21 pays, dont celles de l’Egypte, la Tunisie ou encore la Turquie.

Tombant de haut, avant de se craqueler de toutes parts, l’icône Obama n’est plus porteuse d’espoir, mais au contraire cristallise le mécontentement sur le plan de sa politique étrangère, deux points de discorde se démarquant nettement : la lutte anti-terroriste et  l’utilisation de drones, dont les Etats-Unis font un usage massif pour viser des groupes armés au sol au Pakistan et en Irak, mais aussi en Afrique, en Somalie notamment.

Corollaire inévitable, sa cote de popularité est en chute libre dans cette vaste galaxie arabe, enregistrant un recul éloquent : de 33% en 2009, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même avec 24% en 2012. De même, le vernis démocratique US s’est passablement effrité, passant de 25% d’opinions favorables en 2009 à un médiocre 15% en 2012.

Ce déficit d’image à l’épreuve d’un impérialisme resté très vivace n’a pas connu la même érosion dans le reste du monde, et encore moins en Europe, où le charme Obama continue d’agir… Ainsi, sa réélection y est massivement souhaitée, alors même que les pays arabes font entendre une voix dissonante dans ce concert applaudissant déjà à un bis repetita, en s’y opposant majoritairement.

Loin de ses jeux de guerre dévastateurs, l’Amérique continue néanmoins de plaire à travers sa dimension culturelle, technologique, scientifique, qui lui sauve la mise : «Par exemple, la façon américaine de faire des affaires est particulièrement populaire dans le monde arabe —plus de la moitié des personnes au Liban (63%), en Tunisie (59%), en Jordanie (59%) et en Egypte (52%) ont dit aimé cet élément de l’image américaine», observe le Pew Research center.

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