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Près de 10% des Algériens affectés par des troubles mentaux

Les pathologies mentales bientôt  une priorité nationale de santé publique en Algérie ? En tout cas, la recrudescence de malades est une vraie source de préoccupation de l’autre côté de la méditerranée, et  la  7e Rencontre internationale Khaled Ben Miloud, « 50 ans de psychiatrie algérienne, petites et grandes histoires », qui a eu lieu, jeudi dernier, à Blida, a été la tribune de l’expression de cette inquiétude.

Après avoir rendu hommage à Bachir Ridouh, l’une des grandes figures algériennes de la psychiatrie, disparu il y a trois mois,  le ministre de la Santé s’est fait l’écho de cette augmentation de cas, mais sans en préciser le nombre exact.

Les origines du mal sont en revanche plus clairement définies : « Une chose est sûre, la décennie noire, le milieu carcéral avec ses 60 000 prisonniers et la consommation des drogues ne sont pas sans conséquences sur l’équilibre mental de l’individu, ce qui explique la montée inquiétante de ce genre de pathologie » a-t-il déclaré lors de son allocution inaugurale.

M. Ould Abbès a annoncé la création de nouveaux services de psychiatrie afin de mieux prendre en charge les patients : « L’Algérie reste toutefois un pays leader en matière de médecine psychiatrique à l’échelle arabe et africaine. Blida en est le pôle, grâce notamment à Frantz Fanon et feu Ridouh », a-t-il indiqué.

Remède miracle ou presque, l’utilisation du lithium pourrait être l’antidote à certains troubles, mais sa non-disponibilité en Algérie depuis plusieurs années semble insoluble, alors même qu’il est utilisé à l’échelle mondiale :  « Il n’est pourtant pas cher et est très efficace contre les troubles bipolaires, les dépressions et peut même éviter le suicide chez les personnes fragiles atteintes de pathologies mentales », a insisté le docteur Mohamed Taleb, président de la Société franco-algérienne de psychiatrie, tentant de sensibiliser l'auditoire.

Ce ne sera pas demain la veille que les effets du lithium agiront en Algérie, si l’on en juge par la fin de non recevoir qui a été opposée à Mohamed Taleb.  « Dommage, quand on sait que l’Algérie le faisait durant les années 1970 et 1980 », a vivement déploré ce dernier.

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