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Liban : une nonne et un imam viennent ensemble en aide aux plus démunis

Chaque jour que Dieu fait, Sœur Maria Abou Haidar et Cheikh Ahmad Alkhahl font bien plus que marcher l’un vers l’autre sur la passerelle interreligieuse qui relie leurs deux rives, chrétienne et musulmane, au-dessus des torrents tumultueux. Ils unissent leurs forces, sur un socle de valeurs essentielles communes, pour tendre une main secourable aux plus nécessiteux et alléger les souffrances des plus vulnérables.

C’est au Liban, dans le village de Kefraya, situé au cœur de la Bekaa occidentale, que ces deux serviteurs de Dieu, animés par la même foi inébranlable, font cause commune avec un sens du dévouement admirable.

Jour après jour, ils cimentent leur relation constructive et salvatrice en se rendant au chevet des malades sans ressources dans près de quarante villages avoisinants, tout en prêtant assistance aux centaines de réfugiés syriens qui y ont trouvé refuge.

Le rapprochement éclairé entre chrétiens et musulmans n’est pas une utopie pour cette nonne de l’Ordre de Malte et le cheikh Alkhahl qui l’incarnent magnifiquement aux yeux de tous, et notamment d’un monde extérieur, empreint de scepticisme dès que l’islam lui est conté, qui aurait une fâcheuse tendance à n’y voir qu’une exception qui confirme la règle.

« Cette image de moi avec le cheikh démontre clairement qu’il existe une coexistence entre chrétiens et musulmans. C’est utile non seulement pour le Moyen-Orient, mais aussi pour l’Europe, qui n’est pas habituée à voir cette proximité qui nous lie étroitement depuis 1600 ans », a déclaré Sœur Abou Heidar dans le reportage réalisé par Rome Reports (voir ci-dessous).

Sur le pont de l’entre-connaissance, du respect et de la confiance mutuels que ces deux apôtres du dialogue interreligieux ont érigé et consolident sans relâche, le rappel vibrant de Cheikh Alkhahl fait écho dans la bourgade de Kefraya et réchauffe bien des coeurs éprouvés : « Nous sommes les enfants de l’homme, nous sommes tous humains. L’être humain ne doit jamais oublier cela, et ce, quelle que soit sa confession. Chacun pratique sa religion selon les préceptes divins qu’on lui a inculqués, mais nous partageons tous, sans exception, les mêmes valeurs morales et humanitaires ».

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