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Les quartiers d’Alger envahis par la saleté et les rats

L’insalubrité, la pollution et la prolifération de maladies guettent-elles Alger ?  Selon un article alarmant paru sur le site d’information Algérie360, cet état des lieux catastrophique est déjà une réalité qui ronge, défigure et infecte les quartiers de la capitale algérienne, menaçant non seulement la qualité de vie, mais également les habitants eux-mêmes.

Comment en est-on arrivé là ? Les responsabilités sont partagées, si l’on s’en réfère à l’article, qui brosse un noir tableau de rues, d’artères et de façades disparaissant sous la saleté épaisse qui envahit et détruit tout sur son passage : "Les bennes à ordures débordent et les déchets s’accumulent des semaines durant, avant que les services d’hygiène ne daignent réagir et vider les poubelles. Les citoyens manquent de civisme et jettent leurs ordures n’importe où. Les ruelles d’Alger sont pleines d’emballages des produits achetés et autres détritus", lit-on médusé.

Les failles sont nombreuses, et en premier du côté de l’administration, dont la politique d'hygiène est désastreuse, mais aussi des  administrés qui, livrés à eux-mêmes, aggravent leur sort, jusqu’à voir pulluler rats et cafards, ces espèces semeuses de maladies d’un autre âge : "Les ordures débordent, pourrissent, empestent et entraînent la prolifération de rats et de cafards. Cette pollution provoque la multiplication des rats et autres espèces dangereuses. Les bourgs d’Alger sont pleins de ces animaux. Ces derniers véhiculent des maladies graves, telles que la peste, autrefois révolue et caractéristique du mauvais état des pays sous-développé", dépeint le journaliste.

Le résultat de cette gestion calamiteuse des villes était couru d’avance : des maladies moyenâgeuses, éradiquées en Algérie, refont surface, mais sans "qu’on puisse définir leur origine ni administrer de traitement adéquat".  Cette situation de crise inquiète-t-elle les pouvoirs publics ? Elle ne provoque ni émoi, ni prise de conscience, à l’image des  campagnes de dératisation qui se raréfient, ou des camions antimoustiques qui ne circulent plus, seuls les citoyens, frappés de plein fouet, broient du noir.

Comment conclure un tel constat, si ce n’est en appelant les autorités algériennes à prendre le taureau par les cornes,  à travers une stratégie de "sauvegarde de l’environnement, et contre la pollution et la saleté", ayant à coeur de privilégier le bien-être du plus grand nombre.

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