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Le voile au travail n’est pas le bienvenu au Maroc

Le voile proscrit en France, craint comme la peste en Europe, habillé pour l’hiver un peu partout en Occident, rien de nouveau sous le soleil, mais le voile au travail mis à l’index au Maroc, voilà qui laisse songeur… Le royaume marocain souffrirait-il du même climat anxiogène qui pollue le vivre-ensemble dans l’Hexagone ? Le foulard islamique est-il devenu ce signe extérieur que les employeurs marocains ne sauraient voir ? Incroyable paradoxe, mais pourtant tellement vrai !

Les cas de femmes voilées discriminées à l’embauche, menacées de licenciement, et confrontées à un cruel dilemme que l’on pensait être l’apanage du pays des droits de l’Homme, se multiplient dans l’oasis dorée qui abrite les luxueux riads du Tout-Paris, terriblement mondain et farouchement anti-voile. Le voile assigné à résidence, et frappé d’incompatibilité avec une activité professionnelle, notamment dans les secteurs de l’évènementiel, du tourisme, de la réception d’hôtel, mais d’autres aussi, c’est une marque au fer rouge que l’on attendait de la laïcité à la française, et non du Maroc constitutionnellement musulman !

Comme le souligne dans le Magazine Yabiladi, Abdesslam Dialmy professeur de sociologie à l’université Mohamed V de Rabat : « Le voile a une dimension positive pour les Marocains lorsqu’il est porté dans l’espace privé. Il est alors synonyme de chasteté et de piété. Dans la vie professionnelle, la femme qui le porte rappelle qu’il y a Dieu et l’islam. Elle n’apparaît pas comme accueillante, risque de ne pas vouloir serrer la main d’un homme et donne une mauvaise image de l’institution qui l’emploie », on jurerait être en France…

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