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Le vice-président du FN, Louis Aliot, fait escale à Tel Aviv

Si le FN a fait peau neuve, le souffle léger du renouveau est à chercher au-delà de sa mue vers la féminisation de sa présidence. Loin de nos frontières, le frémissement sensible du changement se manifeste en Israël, là où vibre la promesse d’un rapprochement inédit entre les antisémites d’hier et les autorités israéliennes.

La procession frontiste vers la Terre promise se poursuit, et après avoir été reçu par plusieurs communes israéliennes comme l’a dévoilé un reportage sur Canal +, et en dépit d’une rencontre peu glorieuse, lors d’une tournée américaine non moins piteuse, entre Marine Le Pen et l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Ron Prosor, qualifiée de « bourde « par le ministère israélien des Affaires étrangères, le FN a délégué son vice-président Louis Aliot à Tel Aviv.

"Il est allé en Israël parce qu’un certain nombre de Français qui y habitent souhaitaient le rencontrer, avaient des gens à lui présenter, voulaient mieux connaître le programme de la candidate Marine Le Pen ", a justifié Marine Le Pen sur les ondes de RMC, en veillant à ne rien divulguer de l’agenda de celui qui partage sa vie, son fiasco d’Outre-Atlantique ayant laissé des traces.

S’évertuant à gommer l’indélébile « détail » évocateur des chambres à gaz, lourd héritage de son négationniste de père, l’héritière du frontisme tente de poser des jalons en Israël, tout en renouant avec la communauté juive de France à travers des propos plus audibles, sans toutefois jeter l’opprobre sur son géniteur et actuel président d’honneur du parti.

Mandaté pour aller défricher le terrain là où l’expansionnisme sioniste fait des ravages, Louis Aliot est escorté de Michel Thooris, conseiller politique à la sécurité, qui portera les couleurs du FN aux législatives pour les Français de l’étranger, dans la circonscription couvrant Israël.

Ironie du sort, tous les efforts de Marine Le Pen pour se forger une nouvelle respectabilité se heurtent à l’hermétisme de Richard Prasquier, président du CRIF, qui est persuadé de sa dangerosité : elle représente "un risque pour la communauté juive française", mais aussi "un risque pour la France" a-t-il déclaré à Montréal.

"M. Prasquier n’est pas là pour défendre les intérêts de la communauté juive mais les gens avec qui il fait de la politique, en l’occurrence Nicolas Sarkozy. Je ne savais pas qu’il était ambassadeur d’Israël en France", a persiflé Marine Le Pen sur RMC. L’avenir dira si leur ennemi commun, le musulman, sera le futur ciment de leurs funestes desseins.

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