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Le retour en force de Leïla Trabelsi dans un livre vérité

La roue de la fortune de la tyrannique et insatiable Leïla Trabelsi a cessé  de tourner, depuis que le grain de sable libérateur de la révolte populaire l’a stoppée net, lui faisant connaître son premier grand revers de fortune, en même temps qu’il révélait au monde le règne du pillage en règle de la Tunisie.

Sans nouvelles de la reine noire, déchue de son trône cynique et lugubre, après qu’elle ait pris la poudre d’escampette vers la mecque des autocrates en fuite, l’Arabie Saoudite, en compagnie de son président de mari, n’apprend-on pas que celle-ci ferait un retour en force, le 24 mai, pour livrer Sa vérité dans un livre au titre tout trouvé : « Ma vérité » !

Préférant la scène médiatique, qui peut rapporter gros, aux prétoires de son pays, qui peuvent lui coûter cher, Leïla Trabelsi a choisi de contre-attaquer, alors que le succès livresque de l’année « La régente de Carthage » a mis brillamment en lumière sa face sombre et sa juteuse petite entreprise familiale de malfaiteurs.

Pour être vendeur et croustillant, l’ouvrage de l’ancienne coiffeuse qui s’est prise pour une impératrice, outre le récit de la journée qui a précipité la chute du régime et son analyse de ce qu’elle qualifie de « coup d’Etat », est émaillé de confidences fracassantes sur le rôle qu’aurait joué la France dans l’insurrection, insinuant que les services secrets auraient supervisé l’exfiltration de Ben Ali, ainsi que sa fuite vers l’Arabie Saoudite.

Leïla Trabelsi n’a vraiment plus rien à perdre, si ce n’est sa liberté, et quand bien même détiendrait-elle des scoops détonants, l’ex-première dame de Tunisie reste une redoutable business woman qui ne cherche qu’à se refaire.

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